• Un retour de promenade...jadis !

                           La peur était au rendez-vous...

     

                           J'étais une petite fille un peu froussarde, il faut bien le reconnaître...Et hier, en lisant un article sur les ponts suspendus, je me suis souvenue de celui que mon père empruntait souvent en voiture quand nous revenions de PARIS ou quand nous rentrions de promenade le dimanche....Il nous fallait alors traverser la Seine à VILLENEUVE ST GEORGES...et passer sur le pont suspendu ! Je n'ai jamais été téméraire et ce pont remuait beaucoup trop pour mon goût ! Alors, courageusement, je me mettais en boule sur le siège de la voiture, je fermais les yeux et...je priais ! Dieu, mon ange gardien, tous les saints du Paradis étaient mis en compétition ! A eux de nous protéger !

     

                            Il faut dire que ce pont (comme tous les ponts suspendus certainement) nous balançait au rythme du vent, du poids des voitures et de je ne sais quoi ! mais je ne me sentais pas en sécurité là-dessus ! Il me semblait que cette traversée durait un siècle ! Et quand nous quittions enfin le pont, il nous fallait longer pendant 7 ou 8 kilomètres, les berges de la seine, sur une route touristique peut-être, mais un peu étroite pour mon goût ! Tous les bonheurs.....

     

                             La guerre aidant, le pont a été détruit et remplacé provisoirement...par une passerelle suspendue réservée aux piétons...Mon patron d'alors habitant de l'autre côté de la Seine et ayant été malade, je devais lui porter le courrier à signer ! c'était bien ma chance ! Je partais en vélo et je traversais à pieds en tenant ma bicyclette d'une main...et en faisant le signe de croix de l'autre ! On ne se refait pas, même à 20 ans...Mais voilà, c'était sans compter qu'il y avait toujours, à l'entrée de la passerelle, un groupe de jeunes gens dont la plus grande joie était de...faire remuer le pont (surtout quand il y avait des filles occupées à traverser). Et ils attendaient qu'on soit au milieu pour donner ce balancement qui me faisait si peur !....Fallait-il que je sois une employée dévouée pour accepter toutes ces épreuves !

     

                              Tout ceci m'a rappelé qu'avec ou sans courage, j'ai été jeune !

     

     


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  • Commentaires

    1
    Lundi 12 Septembre 2011 à 14:24

    Croyez-vous Geneviève que les autres étaient plus courageux ?

    Il suffit de faire croire que l'on n'a pas peur pour sembler courageux aux yeux du monde. Il n'y a que nous qui savons ce qui nous fait peur et que nous voulons bien avouer. C'est sur le paraître que fonctionne la société.

    Pour les ponts qui font peur, les passerelles qui se balancent grâce à de jeunes "rigolos", je connais et je pense avoir eu les mêmes angoisses que vous, après, mais les mêmes. Mais nous avons surmonté nos peurs et n'est-ce pas ça l'important ?

    Bonne fin de journée et encore merci pour ces souvenirs de plus.
    Bisous et à bientôt.

     

    2
    Lundi 12 Septembre 2011 à 14:41

    qui n'a pas une certaine appréhentio  en empruntant un pont suspendu notamment dans certains pays lointains où pourtant ils enjambent des vallées très profondes et où les contrôles de sécurité sont inexistants

    bises et bon lundi

    3
    Lundi 12 Septembre 2011 à 15:42

    J'avoue tout ! j'étais peureuse ! Et je n'aurais pas aimé du tout les ponts que je vois parfois à la télévision et que vous semblez connaître !

    4
    Lundi 12 Septembre 2011 à 15:48

    Mon frère ne semblait pas avoir peur...Pour moi, passer par ce pont était un vrai martyr ! Mais fin 1944, quand les jeunes me "balançaient" au-dessus de la Seine, ajouté à toutes les autres peurs que nous avions encore, ça faisait un peu trop ! Je surmontais...pas d'autre solution....

    5
    Lundi 12 Septembre 2011 à 18:15

    j' ai honte de t' avouet que je fais partie de ceux qui secouaient le pont !

     il faut dire, que je ne sais pas ce qu' est le vertige !

     bonne soirée

     bisous

    6
    Lundi 12 Septembre 2011 à 19:01

    C'est du beau ! à qui se fier ?

    7
    Mardi 13 Septembre 2011 à 13:48

    La peur ne se commande pas.

    Tiens, mon fils a enseigné pendant quatre ans à Villeneuve Saint Georges.

    Bon mardi

    8
    Mardi 13 Septembre 2011 à 15:57

    Votre fils n'a pas connu le pont suspendu de ma jeunesse ! Villeneuve St Georges est près de JUVISY où j'ai passé toute ma jeunesse (de 1927 à 1955....)

    9
    Mardi 13 Septembre 2011 à 16:48

    Bonsoir, les ponts étaient-ils suspendus aux nuages ?... Mais quand il faisait beau, étaient-ils suspendus au ciel bleu ?... Suspendu mot mystère et magique qui créait le suspense dans la vie que l'on allait peut-être perdre en les traversant ! Avec toute mon amitié. Loic

    10
    Mardi 13 Septembre 2011 à 16:57

    Je n'étais pas assez romantique et surtout trop peureuse pour me dire qu'ils étaient suspendus aux nuages ou au ciel bleu...J'avais peur, tout simplement...

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