• Un peu de fraîcheur...

    Par suite d'un problème avec les commentaires postés sur Overblog, je fais ici un copier/coller de mon article de ce jour sur le même OB

     

        

                          Venant des années 1950...

     

                           En cette période un peu "scabreuse", je repense à ma jeunesse déjà très lointaine (!) et à l'enfance de mes enfants. Dans ma jeunesse, il y avait "ce dont on parlait" et "ce dont on ne parlait pas". Lorsque j'y repense, j'en viens à cette conclusion qu'il n'était pas bon de laisser les enfants dont les filles en particulier, dans l'ignorance totale de ce qui pouvait les attendre plus tard ! A mon avis, c'était aussi dangereux que de trop vouloir en raconter, dans un autre ordre d'idées sans doute...

     

                           Mais lorsque mes enfants étaient petits (années 1950), on leur laissait poser des questions sans tabous...Je me souviens de mon fils aîné, voyant notre chatte avoir des petits, me disant :"Maman, c'est comme ça aussi pour les enfants ". C'était plus une certitude pour lui qu'une question. Il avait alors 9/10 ans. Et j'en ai profité pour lui répondre "mais bien sûr"...Il s'en était contenté, trouvant "ça" tout naturel...Inutile de lui conter des histoires...Quelques années plus tard, mon mari avait acheté un livre destiné aux jeunes adolescents. Très bien ce livre que nous avons lu tous les deux avant de le passer à notre fils. Mon mari en avait discuté avec lui...c'était aussi simple que celà.

     

                            Ce même Jean-Michel avait eu un souci à la naissance de sa petite soeur ! Me voyant la changer, il s'écrie "oh maman, ma petite soeur, elle est pas finie ! ça doit pas être pratique pour elle...Et pour imiter son papa, il dit "oh là là, ces ouvriers maintenant !"...Nous venions d'emménager dans un immeuble neuf et bien des petites finitions n'étaient pas parfaites ! ...

     

                            Ma fille, âgée de 4 ans était en grande discussion avec son petit frère Philippe. Celui-ci s'aperçoit qu'il avait deux "boutons" sur la poitrine et il se croyait malade. Ma fille lui répond d'un ton sans réplique possible "mais non tu n'es pas malade, tout le monde a ça...mais pour les filles ça devient des gros os et pour les garçons ça reste comme ça "..

     

                             Ces deux petites histoires, j'ai déjà dû les raconter sur ce blog; elles font partie de mes souvenirs...Mais ne sont-elles pas "fraîches" et sont typiques de l'innocence des enfants qui ne se posent pas de questions compliquées...Pourquoi vouloir changer cette innocence ? chaque âge a ses problèmes et ne soyons pas plus pressés que la nature...

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 15 Février 2014 à 18:23

    Chère Geneviève,

    Je vais vous raconter une histoire illustrant ce que vous dites dans cet article. Mais je vais y utiliser un mot « grossier » chose que j’évite normalement ici. Cette fois pourtant, je me crois obligé d’y recourir sinon je perdrais la beauté, voire la poésie de l’anecdote. Mais si vous jugez la chose malséante, n’hésitez pas à virer mon commentaire.

    J’ai déjà raconté cette histoire ailleurs, mais je la trouve suffisamment exemplaire pour la redire. Comme vous le savez, étant né en 1952, j’ai l’âge d’être votre fils et mes parents furent confrontés aux mêmes problèmes que vous et votre mari. D’ailleurs ils les résolurent de même. Et justement :

    J’ai été élevé, comme on dit, chrétiennement : école paroissiale pour le primaire, puis, à partir de la sixième, établissement privé religieux tenu par de bons pères et quelques laïcs. Il n’empêche que quelques courtes semaines après mon entrée en sixième, un mot nouveau m’est apparu dont j’ignorais alors tout. J’étais un enfant sage et respectueux, la solution était donc évidente et, un soir, vers l’heure du dîner j’ai posé cette question à ma mère :

    « Dis maman, ça veut dire quoi ‘couille’ ? »

    Ma mère, probablement en train d’éplucher des patates, a jeté un long regard vers mon père présent ce soir-là qui lui dit :

    « Je t’avais prévenu ! Dès qu’il rentrerait en secondaire… »

    Sage et respectueux, mais pas idiot, je sentis qu’il y avait anguille sous roche. Mais ma mère eut l’intelligence de répondre :

    « Ça tombe bien, Papa et moi on avait l’intention de te donner un livre à lire sur ce sujet. Attends un peu. »

    J’attendis, donc. Respectueux je vous dis.

    Et j’attendis. Ce fut long. En fait mes parents consultaient ! Le curé de la paroisse, les prêtres de mon établissement, etc. pour être sûrs de choisir le « bon » livre.
    Je fus contraint d’ailleurs de réitérer ma demande : « Alors il vient ce livre ? ».

    Il vint.

    C’était un livre très convenable qui expliquait en détail, sans cachotteries, les mécanismes de la reproduction. C’est peu de dire qu’il me passionna. Il m’enthousiasma. En sixième, ai-je dit. On y étudiait entre autres la reproduction des fougères et je me souviens fort bien d’un jour où, ma mère étendant du linge dans le jardin, je lui dis cet enthousiasme :
    « Tu te rends compte Maman, c’est comme pour les fougères, y’a ça et ci… »
    Ma mère me demanda seulement de parler moins fort : les voisins n’avaient pas besoin d’entendre.

    Me restait un problème. Ce livre était convenable vous ai-je dit. Je ne savais toujours pas ce que voulait dire « couille ».
    Je fus obligé de redemander.
    Rassurez-vous : maintenant je sais.

    Je vais compléter cette histoire par deux choses.
    La première avant :

    Quelques mois avant mon entrée en sixième, j’assistais à un mariage et, comme souvent, à la fin du repas on raconta des « histoires drôles ». Dont une :

    Ça se passe dans un compartiment de train, sont présents un prêtre, un notaire et un simple laïc. Tous trois font le même mots-croisés. Et le laïc butte sur une définition :
    « Est vidée après qu’on ait tiré un coup ».
    Le notaire, grand seigneur, dit « Mais c’est évident enfin, c’est ‘douille’ ».
    Et alors, l’ecclésiastique demande : « Vous n’auriez pas une gomme ? Je me suis trompé sur la première lettre. »

    La salle s’esclaffa. Et, comme tout le monde s’esclaffait, je m’esclaffais aussi, mais je n’avais rien compris. Pour vous dire ma candeur, je pensais que le curé avait écrit ‘nouille’ sur sa grille !

    Deuxième chose, après.

    Là, je devais être ado (14 ou 15 ans). Sortit en France un film d’origine suédoise qui montrait un accouchement en direct. Ce fut un scandale et l’opinion se partagea.
    Que firent mes parents ?
    Ils nous emmenèrent moi, mon frère et ma sœur (3 et 6 ans plus jeunes que moi), le voir.
    Je ne suis même pas sûr qu’ils aient pris la peine d’aller le visionner avant.

    Oui, j’ai eu de la chance.

     

    2
    Samedi 15 Février 2014 à 18:34

    Et bien voilà, tout est rentré dans l'ordre, le voilà ce commentaire !

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