• Souvenirs de "leur enfance"....

                  Le stylo à bille...

                  Un mot a frappé mon esprit ce matin : stylo bic ! Je crois qu'un journaliste en parlait à l'occasion de l'anniversaire de la Foire de Paris ! 101 ans je crois...quand j'en serai là...Bon, là n'est pas mon propos de ce jour ! Pour moi, le stylo bic n'est pas un souvenir de "mon"enfance, mais un souvenir de l'enfance de mes trois enfants, surtout du plus jeune ! Que d'ennuis il lui a valu...et par voie de conséquence, à nous aussi pauvres parents !

                   A la fin des années cinquante, ce stylo bien pratique, n'était pas encore admis officiellement à l'école, mais il pouvait être autorisé sous certaines conditions...Notre petit dernier étant gaucher, lorsqu'il a commencé à écrire armé d'un porte-plume, les taches d'encre étaient assez courantes, tant sur les cahiers que sur le tablier ! on ne faisait pas de détail ! Alors, notre fils avait eu l'autorisation de sa maîtresse, de se servir d'un stylo bic (ce modèle ressemblant à un crayon était le plus courant à l'époque). Adieu les taches sur ses affaires et...sur celles de son voisin de table ! Toujours pas d'admission officielle...mais puisque la maîtresse était d'accord, tout allait bien...Bien entendu, pas moyen de faire "pleins et déliés" comme nous avions nous-mêmes et ses frère et sœur, appris à écrire ! Tout allait donc bien ou presque !

                    L'année suivante, même réglementation...Sauf que la nouvelle maîtresse ne voulait pas donner d'autorisation pour la "pointe bic" et qu'elle avait exigé du petit l'écriture au porte-plume, avec bien entendu, la séance "trempage" dans l'encrier ! Tout était à refaire ! il n'avait jamais appris à écrire comme ça et les taches d'encre ont été légion, cahiers et tablier compris...Les punitions étaient là, et les "études" en pâtissaient ! Et ce n'est pas tout ! A la rentrée suivante, les pointes bic ont été admises très officiellement (et même recommandées) à l'école. Puis, plus d'encre et donc plus d'encriers et surtout...plus de taches ! Ouf ! En 3 années, notre fils et tant d'autres, avaient dû en passer par toutes ces modifications...On ne se rendra jamais compte combien la vie d'écolier peut être dure parfois !!!

                      Les enseignants (instituteurs et institutrice à l'époque) s'étaient pendant deux années, sentis libres ! Vive la liberté ... Les enfants ? bof...ils arriveraient bien à se rattraper plus tard ! ...peut-être ! Et ne dit-on pas que "l'écriture est la science des sots" ? mais comme toute science, elle doit avoir un début...

                      Ceci étant raconté pour vous faire sourire, j'avoue que j'ai toujours trouvé ces nouveaux stylos très pratiques, tout en ayant une grande tendresse pour les stylos-encre de ma jeunesse. Ils existent encore ceux-là, mais servent-ils encore ? Je me souviens de ceux qu'il fallait remplir en actionnant une sorte de pompe...et du dernier que mon mari m'avait offert et que je garde précieusement, comme un bijou...Une petite cartouche d'encre l'alimente pour un temps...pas très long ! Mais, il représente le progrès...

                      

                     

    « Des lavoirs multiservices...."Il est revenu le temps....." »
    Google Bookmarks

  • Commentaires

    1
    Mercredi 30 Avril 2014 à 18:14

    le baron bic s' en est retrouvé millionnaire !

     Bien pratique, bien qu' il arrivait qu' il coule par fortes chaleurs, et alors, adieu la veste tâchée définitivement !

    Mais pour écrire, rien ne vaut la plume, il m' en reste que je garde précieusement

     bonne soirée

     bisous

    2
    Mercredi 30 Avril 2014 à 18:50

    Ce que je trouve le plus lamentable dans cette histoire ce n'est pas l'enrichissement du baron (il était déjà riche), c'est l'infernal conservatisme du milieu éducatif.

    Plus récemment que le stylo bille ou même que le feutre, pendez aux calculatrices.

     

    3
    Mercredi 30 Avril 2014 à 21:17

    @ Trublion - Les plumes, il doit bien m'en rester dans "mes archives" !!!

    @ Léoned - Bien d'accord ! le milieu éducatif a parfois des réactions un peu curieuses ! Mes enfants n'ont pas connu les calculettes...ils sont trop vieux !

     

    Bonne soirée à tous deux.

    4
    Jeudi 1er Mai 2014 à 09:40
    Chris (cryfil)

    C'est quand même le stylo le plus répandu, le moins cher aussi je pense ?

    C'est celui dont je me sers au travail !

    Bon 1er mai

    5
    Cotentine
    Jeudi 1er Mai 2014 à 09:43

    TRUBION  m',a enlevé,les mots de des doigts  ...  Ce BARON BIC  ,et ses petits bâtonnets jaunes,en a fait couler de l'encre ,mais était ce de l'encre ou déjà un produit chimique ?

    6
    Jeudi 1er Mai 2014 à 10:20

    @ Chris - Bon 1er mai à vous. ah oui, ces stylos Bic dont je me servais au travail également...je ne les avais pas connus à l'école bien sûr ! ce fut un vrai progrès ? plus de stylo à remplir, plus d'encre à transporter....

    @ Cotentine - encre ou produit chimique ? c'est une question que je ne me suis jamais posée ! allez savoir...la chimie est bien présente partout !
    Bonne journée.

    7
    Vendredi 2 Mai 2014 à 16:12

    Le conservatisme de l'Éducation Nationale est aussi passé aux oubliettes. Maintenant il faut changer à tout prix : les horaires, les méthodes, etc, ce n'est que pour mettre de la pagaille en plus.

    La calculatrice, si elle du bon à certains niveaux, est une des causes de l'incapacité à certains élèves à savoir compter et encore plus à faire du calcul mental. Comme souvent le bon sens a disparu, nous avons de plus en plus de surprises.

    J'ai le même âge que votre fils et j'avoue que j'ai été contente d'avoir bénéficié du stylo Bic en primaire mais au lycée, j'ai utilisé de la sixième à la terminale un stylo à encre à cartouche, avec de l'encre "Bleu des mers du Sud"... une prémonition peut-être ?

    Bonne journée. Bisous, Geneviève.

    8
    Vendredi 2 Mai 2014 à 16:36

    Encre bleue des mers du Sud...c'est ce que j'employais aussi !!Le bic, je n'ai pas connu à l'école...et pour cause !
    L'Education Nationale a fait bien d'autres essais que le bic, sans persister : les maths modernes, puis à nouveau les maths traditionnelles, puis on en revenait aux maths modernes...Que d'essais ! Et je crois que ça continue...

    Bonne journée à vous. Bon courage pour le bricolage...

    A bientôt Françoise.

    9
    Vendredi 2 Mai 2014 à 16:50

    @ Françoise

    Ce n'est pas l'usage de la calculatrice qui rend les élèves incapables de calculer, c'est même presque l'inverse.
    C'est parce qu'on ne le leur apprend plus correctement.

    Un exemple : "les tables de multiplication", indispensables à avoir été mémorisées au plus tard au CE2.
    Il y a déjà longtemps de cela, constatant les dégâts chez mes 6ème, lors d'une réunion de liaison prof/instit j'avais demandé aux instits présents de renforcer cet apprentissage. Il y avait là de "vieux" instits, ils m'écoutèrent et les années suivantes, mes 6ème étaient meilleurs. Puis ils partirent à la retraite et...

    Bien entendu, utiliser une calculette pour effectuer 7x8 est saugrenu, même chose d'ailleurs pour des calculs moins simples (j'en ai parlé il y a peu ici-même avec les fractions), par contre effectuer "à la main" une opération comme  4583x7296  est une acrobatie inutile. Il faut savoir comment on pourrait faire, mais, là, la calculatrice est un vrai progrès.

    Comme je dis toujours, je suis sûr que vous ne faites pas chauffer votre soupe en allumant le feu au moyen d'un silex !
    Là, c'est pareil.

     

    10
    Vendredi 2 Mai 2014 à 17:03

    Je me mêle à votre conversation prof/prof ! Je pense que savoir les tables de multiplications est indispensable aux petits...comme aux grands ! si la calculette rend des services ce que je ne nie pas, elle est une solution de facilité qui évite le travail...
    J'utilise tous les progrès qui ont été mis à ma disposition depuis la guerre, mais j'avoue qu'une soupe passée "à la main" est plus agréable que mixée à l'aide d'un robot. Tout est question de goût...

    11
    Vendredi 2 Mai 2014 à 17:35

    Mais nous sommes d'accord Geneviève !
    L’important est d'avoir le choix : fourchette, moulin à légumes ou robot-mixer. Ensuite c'est affaire de goût et de courage.

    Ce qui est grave c'est qu'on ne laisse plus le choix aux élèves : on ne leur apprend plus à calculer. Alors ils se rabattent sur la calculette (ça fait vendre).

    J'ai sans doute été un de premiers profs de maths en France à exiger que dans la trousse de mes élèves il y eut une calculette (du moins quand leur prix devint abordable, je travaillais dans une zone peu favorisée socialement). Mais simultanément j'ai réintroduit le calcul mental systématique en début de cours.

    Je vais vous raconter une histoire, elle date d'il y a 40 ans par là, un de mes tout premiers postes : un collège rural du centre de la France.
    A l'époque, au programme de maths, il y avait en 6ème la notion de "base de numération". [Je ne m'étendrai pas : nous comptons en base 10, mais tout autre nombre pourrait servir, la base 2 par exemple est constante en informatique.] Je leur avais montré en particulier la base 8, relativement aisée. Mais sur des exemples simples et abordables. Et sans forcer.
    Un jour, j'ai montré au tableau qu'on pouvait même, tant qu'on y était, faire une division "à la main" en base 8 et je m'apprêtais à le leur montrer quand un élève s'est proposé.
    Et il a fait ladite division "de tête" au tableau !
    Il savait par cœur les tables (addition, soustraction, multiplication) en base 8. Bien entendu, je n'avais jamais demandé à mes élèves d'apprendre de telles choses. Mais il avait fait ça "pour le fun" en quelque sorte.

    Si un élève normal est capable de cela, tous les élèves seraient capables d'apprendre les bases du calcul classique, mais on ne leur en donne pas les moyens.

     

    12
    Vendredi 2 Mai 2014 à 18:04

    Je suis bien d'accord, ce sont les moyens qu'on ne leur donne pas ! et si ce n'était que pour le calcul !

     

    13
    Vendredi 2 Mai 2014 à 18:59

    @Leoned

    Bien vu, je ne fais pas chauffer ma soupe en allumant le feu au moyen d'un silex, j'ai même des plaques à induction. Je vous réponds car je crois qu'au fond nous sommes d'accord. Les élèves ont effectivement tous des capacités mais le système scolaire fait tout pour réduire celles-ci à néant.

    On n'enseigne plus correctement la lecture, pourtant toutes les méthodes sont bonnes ; j'ai été cobaye de la méthode globale, ça dépend des enseignants et de leurs capacités ainsi que de leur volonté de bien faire, ils doivent choisir l'intérêt de l'élève ou le leur, leur carrière en se pliant aux desiderata des ministres et des inspecteurs. Idem pour la grammaire et le calcul. Il suffit de donner des consignes, des règles et les faire apprendre aux élèves, par exemple les tables de multiplication.

    Nous sommes d'accord, si je vous ai compris : la calculette n'est pas un mal mais à un certain niveau de calcul (j'ai fait un DUT de gestion comptable sans aucune calculette, il y avait bien la règle à calcul dont je n'ai jamais appris à me servir ; c'était très con de faire ce genre d'opérations alors que plus aucun comptable n'était privé de machine à calculer au travail). Par contre, j'ai constaté, quand j'enseignais, la compta et l'économie que les élèves sortaient leur machine pour faire des calculs simples (pire que 7x8, c'était 5+7) et me donnaient des résultats erronés qui n'avaient aucun sens : ils ne savaient pas compter, ni réfléchir et me disaient que la machine faisait des erreurs. En leur expliquant la logique (pas l'usage des machines, je ne suis pas spécialiste et il y avait tant de modèles différents), ils s'en sortaient mais je faisais le boulot qui aurait dû être fait avant : LEUR APPRENDRE À RÉFLÉCHIR mais ça dérange que les gens réfléchissent.

    Une machine à calculer quand on ne sait pas s'en servir et qu'on ne maîtrise pas les base du calcul, c'est simplement pour faire marcher le commerce pas pour aider les élèves à progresser. Vous me rejoignez quand vous parlez du calcul mental indispensable.

    Les gens plein de bon sens et instruits dérangent ceux qui gouvernent. Formons donc des ignorants. L'inculture était au programme dans mon article du jour.

    14
    Vendredi 2 Mai 2014 à 19:10

    Profs, je vous laisse discuter ! moi, je fais le "pont" !

    Bonne soirée.

    15
    Vendredi 2 Mai 2014 à 19:27

    Bisous, Geneviève.

    Bonne soirée.

    16
    Vendredi 2 Mai 2014 à 21:38

    @ Françoise 13

    Effectivement : on est d'accord.

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :