•               Qui me dira pourquoi, sans raison, celui-là m'est subitement revenu à l'esprit ? Le souvenir du Baptême des poupées qui "avaient vu le jour" à Noël, il y a bien longtemps....

                  Avec mes parents, nous habitions alors en banlieue de PARIS, à JUVISY. Et dans notre quartier, j'avais des "copines" comme on dit maintenant (mot interdit par mes parents alors....) Et en particulier une portant le même nom que nous, alors que nous n'étions pas de la même famille ! Et celle-là, c'était plus une amie qu'une "copine"...J'aimais beaucoup ses parents dont sa maman qui était d'origine anglaise...Lorsque je m'arrêtais chez eux en revenant de l'école, je ne manquais pas d'apprécier le goûter...

                  Comme nous, les filles, nous avions eu à Noël des poupées ou poupons qui se prêtaient à tous nos jeux, les parents de mon amie décidèrent d'inviter les enfants du quartier un dimanche après-midi, et de...baptiser les poupées ! Mon frère allant dans un collège religieux devant être le "prêtre officiant"... Pas très orthodoxe tout ça ! Nous n'allions tout de même pas déranger un véritable prêtre pour ce simulacre de cérémonie ! Il faut bien que j'avoue que je préférais dans tout ça et l'invitation et le goûter ! J'étais un peu gourmande alors....

                  Et voilà...nos poupées ont donc été "baptisées" à la mode de mon frère très fier de ses fonctions ! Et le goûter est arrivé. Quelle tablée .... Les parents de mon amie, très "pince sans rire" avaient bien préparé le tout. Chocolat, lait, café, il y avait le choix ! Et des gâteaux, tous plus beaux les uns que les autres ! Lorsque mon tour est arrivé de me servir, je "lorgnais" depuis un moment sur un des gâteaux appétissant au possible (!) et assez gros ! Ma gourmandise aidant, je me précipitai sur celui-là et avec mes dents d'enfant de 7/8 ans, j'essayai de le déguster ! Ce que je ne savais pas, c'est que parmi les vrais gâteaux il y en avait des factices ! J'étais empêtrée dans ce gâteau que je ne pouvais ni mâcher, ni avaler, ni surtout déguster ! Les parents de mon amie riaient bien entendu...et on me fit comprendre que "la gourmandise était un vilain défaut" etc...etc... A l'époque, on ne badinait pas avec l'éducation !

                  Journée factice, du baptême au goûter ! Mais très belle journée ! J'en ai gardé le souvenir intact. Je nous revois tous dans cette grande salle ! Quels souvenirs !

                  Pas trop de temps aujourd'hui pour les "affaires sérieuses". Ce qui m'a fait vous raconter ce souvenir d'enfance, qui vous permettra peut-être de sourire ! ça semble bon de temps en temps !

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  •               J'avais une première fois quitté ma ville natale en...1927 , mes parents désirant avoir une maison...et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à JUVISY, petite ville de la banlieue parisienne. Je n'ai pas de souvenirs de notre ancien appartement à PARIS, mais je revois encore le Champ de Mars où ma mère nous emmenait chaque jour (nous n'avions qu'à traverser l'avenue). Un immense jardin parisien où nous pouvions courir, jouer et...surtout aller sur les manèges ou dans les balançoires ! J'en ai un excellent souvenir. Je me souviens que du manège, nous pouvions attraper des anneaux, lesquels nous donnaient droit à des tours gratuits ! toujours bon à prendre ça ! Je ne crois pas que notre mère autorisait très souvent les tours payants...Elle n'était pas si "dépensière" et le salaire de mon père n'était pas encore bien gros ....

                  Arrivés à JUVISY, nous allions assez souvent à PARIS, ma famille paternelle y résidant : grands-parents, oncle et tantes, cousin, cousines...Et à chaque fois, pour moi, c'était une joie ! Nous prenions le train, le métro et aussi parfois l'autobus ! Place Dauphine, Boulevard Gouvion St Cyr, Quartier Bastille-Roquette, étaient les endroits qui nous voyaient souvent ! Et nous étions si heureuxde "trimballer" dans PARIS ! Je crois que je me sentais encore parisienne ! Tout nous plaisait: le métro, les taxis G7 (auxquels nous avions droit lorsque mon père, le soir, venait nous "récupérer" dans la famille !) Je me souviens des strapontins qu'il y avait à l'intérieur de ces taxis...j'adorais m'y asseoir ! Ces petites sorties à PARIS ressemblaient, pour mon frère et moi, à des grands voyages à l'autre bout de la terre !

                  Et lorsque ma tante et marraine m'invitait pour quelques jours, à séjourner dans son 4ème étage, je ne peux décrire quelle était ma joie alors ! A cette époque, un commerce "MAGGI" existait au rez-de-chaussée de son immeuble...Le bruit de la voiture "à cheval" qui livrait le lait et que j'entendais arriver depuis "le haut de la rue du Chemin Vert", (rue pavée...)est inoubliable puisque je crois l'entendre encore (!)... Il n'y avait pas encore beaucoup d'automobiles à l'époque et bien des livraisons se faisaient avec des chevaux !

                  Revenue à PARIS quand nos enfants étaient jeunes, j'ai quitté PARIS définitivement quand nous avons pris notre retraite...J'y suis retournée à différentes reprises seule ou avec mon mari, mais je n'ai jamais retrouvé cette ambiance de ma jeunesse. Même le métro a maintenant des secrets pour moi ! Je ne m'y retrouve plus...et je me souviens m'y être perdue, me retrouvant après un changement à la Nation, toujours sur le même quai en direction d'une banlieue où je n'avais rien à faire ! J'avais fini par ressortir en pensant que le mieux à faire était d'aller à pieds ! Si c'est plus fatigant, c'est moins compliqué....

                  Alors, je me repasse "en boucle" le film de "PARIS...comment c'était avant"...Seule façon de m'y retrouver !

                  Je crois bien que j'ai vieilli !

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  •               Est-ce un mot bien français ? Je ne me souviens pas l'avoir utilisé "jadis"...Et pourtant ce mot dit bien ce qu'il veut dire ! Et je crois qu'il peut m'être appliqué ! Je suis têtue....Si les années m'ont appris que l'entêtement n'était pas toujours très bon, j'avoue qu'il faisait partie de mes "péchés mignons" que je dorlotais et entretenais quand j'étais très jeune (et même un peu moins jeune...) et ce, à mon détriment parfois ! Et ce "petit" défaut, je l'ai transmis allègrement à mes enfants (surtout à ma fille...j'espère qu'elle ne lira pas ce post. !)

                  Quand on est persuadé d'avoir raison, pourquoi "caler" et ne pas discuter ? C'est ce que je me disais jadis...Mes parents avaient beau essayer de me rabattre le caquet, malgré le respect que je leur devais, j'insistais jusqu'à la punition qui ne tardait pas ! C'est qu'à cette époque, le respect dû aux parents était sacré et on ne nous demandait notre accord sur rien ou presque ! C'était comme ça jadis...on ne divulguait pas sa personnalité...

                  Pourquoi ai-je pensé "à ça" aujourd'hui spécialement ? Pour rien ou presque ! Un petit souvenir datant de l'enfance de mes enfants, a refait surface et comme il faut bien sourire de temps en temps, je vais le rapporter ici : "J'étais allée chercher ma fille à l'école et m'étais arrêtée à parler à une Maman d'élève. Au même instant, passe un petit camarade de ma fille et je crois le reconnaître ! Je lui dis donc bonjour en l'appelant d'un prénom qui n'était pas le sien aux dires de ma fille qui me reprend devant mon interlocutrice (ce que j'admets très difficilement !). Ma fille insiste...moi également ! Rentrées à la maison, ni l'une ni l'autre ne voulait "caler" ! En désespoir de cause, je dis à la petite qu'elle était vilaine et que,pour la punir, je ne lui donnerai pas de baiser quand elle irait au lit ! Punition "majuscule" pour mes trois enfants ! Vint l'heure du coucher... Pas de baiser pour la têtue de service...Elle me rappelle et me dit qu'elle me demandait pardon...Pleine de mansuétude, (et ça m'arrangeait beaucoup !) je lui dis que je lui pardonne et donne le bisou désiré sans lequel l'endormissement ne venait pas ! Et j'entends alors "Merci Maman, mais tu sais, j'avais quand même raison, tu t'étais trompée" ! Que dire, que faire ? Je n'étais plus sûre de rien ! Ah, cet entêtement !

                 

     

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  •               C'était pour Pâques 1931 ou 1932 ! Mon père venait d'avoir son permis de conduire et surtout...d'acheter une voiture ! Nos parents avaient des projets d'évasion, accompagnés par un camarade de guerre de mon père, avec femme et enfant...ce qui fait que les projets étaient préparés pour 7 personnes...et non pour 4 !
    Mais, "un frère de tranchée" avec lequel on a vécu pendant plus de trois ans une vie hors normes, reste un frère à tout jamais !

                  Cette année là, les envies des uns et des autres consistaient à faire découvrir la mer à Maman, mon frère et moi ! Inutile de vous dire combien nous étions impatients ! Ma mère, lorraine jusqu'au bout des ongles, donc terrienne, André et moi petits parisiens qui n'avaient encore jamais rien vu....Notre trimestre d'école méritait bien une récompense ! et à l'idée de ce grand voyage en voiture, nous ne tenions plus en place ! Notre première étape était LE TREPORT...Et c'est là que nous "l'avons vue", celle que nous attendions tant...Mon père avait retenu des chambres dans un hôtel-restaurant sur le port...Pour nous, ça semblait être du "dernier chic"...Et la mer n'était pas loin...Si mes souvenirs sont bien exacts, nous étions arrivés dans l'après-midi et après les rangements d'usage, nous voici partis en expédition ! Et nous l'avons vue et admirée ! Quelle étendue d'eau...et qui bougeait, faisant mine de partir et de revenir ! Nous n'avions plus de voix ! Nous ne pouvions y croire... Je crois que la première rencontre avec un enfant et la mer a quelque chose de "magique"...Mais notre émerveillement n'était qu'à son début. Nous avions 3 jours devant nous pour "tout voir" ! Et l'itinéraire était bien préparé :

                  En voiture, nous avons parcouru la côte... Deauville, Trouville, Cabourg, les falaises etc...La mer était toujours présente...pour notre plus grande joie. Elle allait et venait comme le jour de notre arrivée. Nous avons ramassé des coquillages à rapporter pour faire admirer par nos "copains"...Et des idées plein la tête... Et aussi avec des airs entraînants des chansons de l'époque: en effet, tous les soirs, des concerts avaient lieu au rez-de-chaussée de notre hôtel: chansons de marins extraites des opérettes de l'époque un peu marseillaises peut-être, mais tellement gaies ! Ces airs me "trottent toujours" dans la tête !

                 Nos amis étaient un peu blasés eux ! la mer, ils connaissaient, ils avaient leurs parents qui habitaient dans la baie du Mont St Michel à JULOUVILLE, joli lieu de villégiature où nous avons passé d'excellentes vacances avant la guerre, et ensuite avec ma petite famille dans les années 1950 ! Mais la vraie mer, pour moi, ce fut celle du TREPORT, celle du jour où nous avons fait connaissance...

                 Est-ce ça qui explique que j'ai toujours préféré les vacances à la mer à celles de la montagne ? Les souvenirs sont tenaces.

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  •               Ah ! si ma mère était encore là ! Elle préparerait "pour mon bien" (!) des litres de tisane (ce tilleul que je n'aimais pas !), de l'aspirine (que je n'aimais pas non plus) et elle sortirait de l'armoire à pharmacie les gouttes pour le nez ! En un mot, la panoplie de la parfaite aide-soignante à laquelle elle ajouterait en cas de besoin, le nécessaire à cataplasmes ou enveloppements !

                  Il faut dire que depuis ce matin en particulier, mon nez s'est transformé en fontaine, mes yeux deviennent rouges...et j'ai la nette sensation de ne pouvoir me réchauffer ! Un rhume, me devrais-je inquiéter d'un rhume, me déstabilise, et me ramène à...mes très jeunes années ! Une vraie corvée pour moi ces rhumes que j'attrapais et qui ne guérissaient pas seuls ! Il leur fallait un traitement de choc ! Tans pis si je n'aimais pas ! le "c'est pour ton bien" était clamé haut et fort et il me fallait ingurgiter ou subir tout ce que j'ai décrit plus haut ! Un vrai supplice ! Le tilleul ? je n'aimais vraiment pas, même sucré avec du miel....et préparé avec l'amour d'une mère ! les gouttes pour le nez, les cataplasmes, les enveloppements, enfin ce que j'utilisais depuis ma plus tendre enfance (!) alors que j'avais eu une congestion pulmonaire...représentaient pour moi d'autres supplices !

                  Bien entendu, je n'en suis pas là ! Mais avec cette épidémie de grippe qui rôde, on ne sait jamais ! Partant du principe que "si ça ne me faisait pas de bien, ça ne me ferait pas de mal," j'ai obéi à mon aide ménagère qui m'a recommandé avant de partir à midi, de prendre un comprimé de Doliprane ! on verra bien ! Mais, pas de tilleul: je n'aime toujours pas ça ! et le miel, je n'y ai pas droit ! Quant aux antibiotiques...il faut une prescription médicale et pour ça, il faut faire venir le médecin......Autre histoire !

                  Jadis, on se soignait "avec les moyens du bord", le médecin n'étant appelé qu'après avoir tout essayé...Les remèdes de grand-mère ont fait leurs preuves...et le tilleul est toujours là ! Autres temps, autres mœurs...

                  Ce rhume qu'on appelait jadis "rhume de cerveau", commence à liquéfier mon cerveau et donc mes idées ! Je vais donc arrêter là mes élucubrations et me reposer. Mais je suis heureuse qu'il m'ait ramenée quelques ...85 années en arrière ! Il a eu son utilité !

                 

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