•                                       Bonjour à tous !

                                          Il fait un très beau temps aujourd'hui et je vois bien que celle qui fut ma maîtresse et surtout mon amie pendant de nombreuses années, n'a pas tellement envie de bavarder....Pas envie, ce n'est pas le mot parait-il, ses idées ont pris la clé des champs ! Alors, je vais essayer de vous tenir compagnie de loin, pendant cinq minutes....La maladie m'a fait quitter tout le monde il y a déjà longtemps, mais je continue à surveiller ce qui se passe ! Je sais que mon maître que j'aimais tant est parti lui aussi...Maladie encore....Celle-là, elle rôde un peu partout.... Moi où je suis, il fait toujours beau et je crois qu'aujourd'hui sur la terre, c'est la même chose; ça c'est une bonne nouvelle ! enfin l'hiver est terminé, ou presque.

    Vous me connaissez déjà ! je suis souvent un sujet de conversation dans la famille. Personne ne m'a oublié et j'en suis très heureux. Il faut dire que j'ai été "élevé" au milieu des petits-enfants...J'étais arrivé en été, au moment des vacances et le premier qui m'a pris dans ses bras, c'est Yannick, ami des animaux....Je lui ai bien rendu son affection et je savais quand il devait venir, sans qu'on me le dise...C'est ça l'instinct ? Et moi, j'étais tellement heureux au milieu d'eux tous. Une grande famille, c'est bien agréable (surtout au moment des repas, quand on mange dehors, chacun a bien un petit quelque chose à vous faire passer sous la table...mais chut...ce n'était pas vraiment permis ! Alors, on "faisait comme  si"...pas vu...pas pris ! Et les jeux ! Dans le jardin, la piscine, les promenades, je participais à tout. La piscine, moi je restais au bord, je n'avais pas le droit d'entrer dans l'eau, mais mon maître m'emmenait tous les jours me baigner dans le canal qui passait près de la maison...Un Labrador sans eau pour faire trempette n'est pas heureux ! Pour la piscine, je n'avais pas peur pour les enfants, mais alors, pour ma maîtresse, elle me mettait en transe ! je courais tout autour et j'aboyais tellement j'avais peur ! (et entre nous, je me demande si c'était bien de son âge ce truc-là )!

    J'ai été un chien très heureux, très aimé par tous ... Quant à moi, je les aimais tous. Il parait qu'avec mon maître, je ne faisais "qu'un" ! . C'est vrai que lorsqu'on en voyait un, l'autre n'était jamais loin ! Je sais qu'ils ont eu beaucoup de peine quand je suis parti, mon maître était déjà malade et ça, je le ressentais.  J'ai eu bien de la chance avec eux. J'entends dire que certains chiens sont abandonnés par leurs maîtres... Moi, on m'emmenait partout où c'était possible. Que voulez-vous, je faisais partie de la famille !

     

                                         A une autre fois peut-être ? Je vous donne la patte à tous !

    Google Bookmarks

    5 commentaires

  •                                       Wagons rouges et verts.....

                                          Je ne sais si c'était le bruit des rames entrant en gare, ou cette odeur particulière, mais quand j'étais très jeune, j'adorais prendre le métro !  Goûts singuliers sans doute...Il est vrai qu'à cette époque, je ne l'empruntais pas aux heures d'affluence. Non, pour moi, c'était une promenade, quand ma mère nous emmenait "à PARIS", nous petits banlieusards....Il fallait déjà prendre le train à JUVISY, puis suivant la gare d'arrivée à PARIS, métro à Austerlitz, à St Michel ou plus rarement jusqu'à la gare d'Orsay (je ne me souviens plus du nom de la station !). Le plus souvent, c'était Austerlitz ou St Michel pour aller voir mes grands-parents, ou encore, aller dans les grands magasins (Louvre, Belle Jardinière, Bazar de l'Hôtel de Ville, Samaritaine). C'était la grande sortie ! Une véritable expédition...Et ce plaisir d'une promenade en métro...Après être montés dans un des wagons de couleur verte, ceux de seconde classe, on s'installait sur ces bonnes vieilles banquettes en bois, bien dures. Et nous regardions "le paysage" ! pas très varié celui-là, mais on s'amusait à lire les publicités peintes sur les murs, d'une station à l'autre, à intervalles réguliers : "DU......DUBO.... DUBON...DUBONNET...", et ça recommençait, jusqu'à la station suivante...ça avait l'avantage de nous faire tenir tranquilles, ce n'était déjà pas si mal.! Et on énumérait le nom de ces stations....Nation, Hôtel de Ville, Châtelet, Louvre, etc....Un vrai livre dont on tournait les pages à toute vitesse ....Parfois, ma mère plus généreuse (ou qui avait peur de la foule), prenait des tickets de première classe ! Wagon rouge (pas de tapis rouge quand même), banquettes recouvertes de moleskine et infiniment plus confortables que les banquettes en bois ! Et toujours ces portes qui se fermaient automatiquement !

                                              Les tickets de métro, achetés avant de descendre sur les quais, étaient vendus soit par carnets, soit à l'unité et si on le voulait, pour des trajets aller-retour (ce qui revenait moins cher que des billets simples). Et en arrivant sur le quai, passage obligatoire devant l'employé assis dans une sorte de petite guérite, à qui on tendait son billet pour qu'il fasse un trou dedans, attestant ainsi que vous étiez en règle avec l'administration et que vous aviez payé votre place ! Ah mais ! pas question de resquiller ! Pour les travailleurs qui empruntaient la même ligne deux fois par jour, carte d'abonnement à faire poinçonner également ! L'employé avait un costume bleu marine, et une casquette...Combien de petits garçons qui trouvaient ça si joli, demandaient au Père Noël une panoplie d'employé de métro (surtout pour la pince à faire des petits trous ! )."J'fais des trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous..."comme dit la chanson.....

                                             Plus tard, quand j'ai utilisé le métro pour aller au travail, j'ai commencé à trouver ça beaucoup moins intéressant...Etre serrés matin et soir, compressés, se faire écraser les pieds...bon, il y a mieux. Mais qu'est-ce que c'est pratique !  Je crois que ce que j'aime dans le métro, c'est l'ambiance ! Quand je vous le disais que j'avais des goûts singuliers ! Et puis, tout s'est modernisé : escaliers mécaniques, tapis roulants pour les changements importants...Plus d'employé en arrivant sur les quais...Il y a ceux qui paient et...ceux qui resquillent ! Et pour moi qui suis devenue provinciale, que de risques d'erreurs aux correspondances ! Je me souviens être allée à PARIS il y a déjà de nombreuses années, j'ai essayé de changer à NATION et me suis retrouvée à plusieurs reprises sur le quai "Direction BOISSY ST LEGER"..Qu'est-ce que vous vouliez que j'aille faire là-bas, moi j'allais dans le centre de PARIS ! J'ai bien compris qu'on ne voulait pas de moi, et je suis ressortie et....j'ai pris un taxi ! Ouf....

                                              Ils sont plus beaux les métros maintenant, les rames sont silencieuses, il n'y a plus de 1ère et 2ème classes je crois, les banquettes sont plus confortables...Mais je préférais "les miennes" ! Elles étaient propres elles, elles n'étaient pas éventrées ni taggées...Autres temps, autres moeurs...
    Google Bookmarks

    12 commentaires

  •                                       Les heures, les jours, les semaines, les années...quelle vitesse !

                                          Exit février...Mars est déjà en route ! C'est fou comme le temps passe vite ! De mon enfance à la période actuelle, il me semble avoir vécu au moins vingt vies ! Je revois cette petite enfance en banlieue, notre première maison à JUVISY, le jardin, les jeux...Puis une deuxième maison, très près de la première, avec un jardin plus grand, une maison plus confortable (les progrès s'installant déjà petit à petit). Nous grandissions, nos jeux n'étaient plus les mêmes, mais l'insouciance était toujours bien présente malgré les bruits qui circulaient : crise et surtout la montée du nazisme, ça je m'en souviens très bien...C'était un sujet de conversation à la maison...Bruits de guerre qui en découlaient...Et notre adolescence qui commençait, avec (peut-être) un peu plus de libertés, encore que.....Un peu moins commandés, mais tout autant surveillés ! Et cette guerre arrivée en 1939 et qui a freiné notre jeunesse...Bon, de tout ça, j'en parle déjà trop ...alors, silence !

                                           Semaine après semaine, le temps s'est écoulé avec des joies et des peines...Puis, le mariage et les enfants arrivés à la rescousse et qui vous "poussent" dans la vie à une vitesse folle ! Vous croyez être encore jeune, mais la maturité arrive très vite avec les petits-enfants, pour le plus grand bonheur de tous . Le cycle continue... Tout ça est passé tellement vite que vous vous dites souvent...mais c'était hier ! non, c'était il y a  30, 40 ou 50 ans....Quant à la rapidité des progrès , que peut-on en dire  ? Ils nous "sont tombés dessus" sans prévenir et à peine a-t-on pu s'y habituer qu'ils sont déjà dépassés....Les voitures, les réfrigérateurs, les lave-linge, les lave-vaisselle, la télévision, les ordinateurs, les téléphones d'abord fixes, puis mobiles, la TSF remplacée par la radio...et j'en passe ! Tout ça, je l'ai vu naître (sauf les voitures, elles existaient déjà, mais quelles voitures !)...La pénicilline à ne pas oublier, quel progrès alors .... Tout a changé dans notre manière de vivre et c'est bien ce qui me fait croire que j'ai vécu vingt vies ! Mais quelles vies !

                                           Les jours passent, les semaines passent et les années en font autant ! C'est bien pour ça que j'ai tant de souvenirs....Les bons et les mauvais, tout se mélange. C'est ça une vie.

    Google Bookmarks

    7 commentaires

  •                                       Que sont-ils devenus ?

                                          Je revois ces jardins publics de ma jeunesse et de celle de mes enfants. Jardin des Plantes, Tuileries, Jardin du Luxembourg, Champ de Mars, d'autres encore. C'était un vrai bonheur pour les enfants et pour les parents aussi, une grande promenade qui commençait soit par le train quand nous habitions en banlieue, soit par l'autobus ou le métro quand nous habitions PARIS. Arrivés dans le jardin choisi, les enfants avaient le droit de courir, gambader et les parents pouvaient se reposer un peu...Des chaises ou des fauteuils en fer forgé vous "tendaient les bras", mais, il fallait payer ! A peine assis, une dame armée d'un carnet à souches s'approchait de vous et suivant que vous aviez adopté chaise ou fauteuil, vous réclamait le montant de la location correspondant. Le prix ? je ne m'en souviens plus exactement....Mais je revois cette dame, jamais bien jeune, qui semblait vous guetter.....il ne fallait surtout pas resquiller ! Elle avait l'oeil et ne vous faisait grâce de rien ! C'était son travail de ramasser l'argent et elle s'en acquittait très bien. Son nom ? la chaisière...Je ne pense pas que ça lui rapportait beaucoup, mais ce métier faisait partie des petits métiers de Paris (peut-être aussi des grandes villes). Et ils étaient nombreux ces petits métiers qui faisaient partie de notre environnement !

                                            Dans les rues, passait le vitrier avec ses vitres sur le dos et il s'annonçait en criant "vi iiiii  trier..."! Lorsqu'un carreau avait été cassé, il fallait l'appeler par la fenêtre.. Il y avait le ramoneur traînant aussi tout son matériel sur le dos et qui sur simple demande, montait également chez vous pour ramoner la cheminée pour un prix modique...Pas besoin de téléphoner huit jours à l'avance pour prendre rendez-vous. Il suffisait de guetter les uns ou les autres, en prêtant l'oreille... Et le rémouleur se manifestait aussi, poussant sa meule et vous proposant d'aiguiser couteaux et ciseaux....Lui avait souvent une corne pour appeler....On les reconnaissait tous. ...Et aussi, il ne faut pas oublier les chanteurs des rues...Chansons à la mode étaient ainsi colportées d'un quartier à l'autre, d'un immeuble à l'autre, pour quelques sous qu'on leur lançait toujours par la fenêtre....C'était vivant la rue...Dès qu'un de ces travailleurs se faisait entendre, les enfants se précipitaient aux fenêtres pour regarder, écouter. Petites distractions pour des petits métiers dont certains étaient très utiles, d'autres agréables quand il s'agissait de musiciens ou chanteurs.

                                            Que sont devenus ces métiers anciens souvent durs et si peu lucratifs ? Y a-t-il encore des chaisières dans les jardins publics ? Je ne crois pas...Tout ça est dépassé...Pour quelques sous, ces ouvriers devaient faire vivre une famille, se loger...ça en représentait des vitres, des cheminées, des couteaux et des ciseaux ! En étions-nous bien conscients ? Il y a maintenant "des petits boulots"...ce n'est pas tout à fait la même chose, même si ça n'est pas plus lucratif...Mais les "petits métiers" des rues de jadis, donnaient vie aux quartiers...C'est sans doute pour ça qu'on est un peu nostalgiques quand on y repense...

                                             On ne peut revenir en arrière, ce serait régresser...Mais n'aurait-on pas un peu "déshumanisé" la vie de tous les jours, au nom du progrès ?

                                       

    Google Bookmarks

    4 commentaires

  •                                       Petits retours en arrière...

                                          On entend parfois des phrases "à la volée" qui vous font réfléchir. C'est ce qui m'est arrivé il y a quelques jours en entendant un journaliste que pourtant je n'écoutais pas particulièrement, dire à la télévision qu'il fallait réaliser ses rêves. Je ne sais même pas de qui il parlait, j'étais occupée à autre chose ! honte à moi..mais si je laisse la télévision ou la radio allumées, c'est pour me donner une impression de présence dans mon appartement. Radio, télévision, musique, je ne suis pas seule et tout va bien . J'ai donc attrapé au vol ce conseil : réaliser ses rêves. Et je me suis retournée sur mon passé...Ai-je réalisé mes rêves ? Oui, pour certains, par exemple fonder une famille unie. Là, je crois que j'ai réussi, j'ai une famille aimante et qui me comprend je crois. Même si tout n'a pas toujours été parfait, le bilan est plus que positif et j'en suis très heureuse.

                                           Mais, étant jeune j'avais eu aussi d'autres rêves. J'étais attirée par le dessin, la peinture, la lecture, l'écriture....Alors, là, mes rêves se sont trouvés un peu occultés, tout d'abord par la volonté de mon père qui voulait que j'étudie en vue d'exercer "un métier sérieux" ! Si j'ai continué le dessin et la peinture pour mon plaisir pendant un temps, mon "job" n'avait rien à voir avec ! Et la guerre étant arrivée, il fallait surtout vivre pendant des années, sans trop s'appesantir sur les joies que vous procurait le travail que vous aviez ! Il se trouve que j'ai fini par aimer ce travail...Et quelques années après la guerre, je me suis servie de mon plaisir d'écrire, pas tout à fait comme je l'aurai voulu, en termes plus rébarbatifs, le droit n'étant pas particulièrement réjouissant...Il y a des lectures plus drôles, convenons-en... Là encore, j'ai aimé. Peut-être ce besoin de "faire des phrases" ? Allez savoir, ou tout simplement par conscience, un peu comme mon plus jeune fils disait "j'aime pas l'école, mais puisqu'il faut y aller, autant bien travailler, on s'ennuie moins !"...On m'avait appris à être consciencieuse et puisqu'il fallait faire ce travail, autant bien le faire...Et je suis tellement curieuse de tout.

                                            Maintenant que ma jeunesse est très nettement derrière moi, des rêves, j'en ai toujours ! Je fais ce blog pour en réaliser un...dire ce que je pense, raconter des souvenirs, vivre avec mon temps et encore et toujours ne pas me sentir seule. Et écrire.... Jusqu'à quand, je n'en sais rien. Pour l'instant, j'y trouve du plaisir, je me suis fait des amis lointains et j'en suis ravie. Des rêves, jusqu'à mon dernier soupir, je crois que j'en aurai...Mais il est si bon de rêver...ça aide à vivre.

                                           En résumé, il me semble avoir réalisé mes rêves, même s'ils n'ont pas toujours été ceux que j'avais au départ. Il y a eu des échanges provoqués le plus souvent tout simplement par la vie ! Mais est-ce que ce qui compte, ce n'est pas tout simplement de faire pour le mieux...Là encore c'est un rêve à réaliser ! Le journaliste avait raison.


                                         

    Google Bookmarks

    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique