•                         Ni diamants, ni or, ni argent....

                        Les trésors, ce sont aussi ces petites choses insignifiantes qu'on garde un jour ou qu'on note, sans savoir pourquoi, ni ce qu'on en fera ! Et pour ça, je crois que je suis championne toutes catégories...Et voilà, je les retrouve une à une (le classement a du bon !)...Je me pose alors plein de questions sur mon état mental ! la manie de collectionner, de garder...ça se soigne docteur ? Un peu tard pour moi ! Allez, ne gardons que l'essentiel, non sans avoir relu ces quelques annotations qui à une certaine époque, me semblaient tellement justifiées ! J'étais plus jeune alors...

     

                         Les souvenirs font souvent partie de ces petites choses insignifiantes, mais tellement utiles ! que deviendrais-je si je n'avais pas de souvenirs ? J'ai déjà perdu tous les souvenirs palpables de mon enfance et de mon adolescence et ils me font défaut...Alors, si je ne gardais pas les souvenirs plus récents, je préfère ne pas y penser !

     

                         J'essaie de me donner des excuses pour avoir gardé tant de bazar ! un vrai bric-à-brac...Tiens, je me souviens...ce petit bibelot de "quelques sous", il m'avait été offert par un des miens, un jour de fête des mères...Une oeuvre d'art pour celui qui en était le donateur et un vrai trésor pour la maman...Et cette étiquette ? elle était sur un joli bouquet de fleurs reçu par Interflora  pour une fête ou un anniversaire...

     

                         Mieux que des bijoux, ces toutes petites choses, ni diamants, ni or, ni argent...Des marques de tendresse...Qui donc pourrait y résister ? Courage ! rangeons....

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  •                         "Si je n'aime, je ne suis rien"...

                        J'avais noté cette "citation" dans un cahier de ...1977 ! Je ressentais déjà le besoin de m'exprimer et comme les ordinateurs n'existaient pas, j'avais alors recours aux bons vieux cahiers. Honnêtement, j'avais inscrit que j'ignorais de qui était cette phrase...Alors, les progrès étant venus, un seul clic sur "google" m'a donné hier la réponse...C'est le titre d'un livre de Berthe Bernage, écrivain du début du siècle dernier...Écrivain "bien-pensant" comme on disait alors et que les jeunes filles lisaient avec passion ! et avec la bénédiction de leurs parents !

     

                        Pour moi, cette phrase est toujours valable...Pourquoi ce besoin d'aimer ceux qui m'entourent, parents, amis, relations...C'est vital...Mon caractère est ainsi fait...C'est vital (de même que la réciproque !). Je me souviens qu'un collègue m'avait dit un jour (c'était mon premier vrai travail) et je ne sais plus à quelle occasion : "Vous, vous avez besoin qu'on vous aime"...Cette réflexion m'est restée en mémoire....Mais, ce n'est peut-être pas si extraordinaire que ça ? est-ce que tout le monde n'est pas un peu pareil...On a tous besoin d'aimer et d'être aimé. Se sentir "rejeté", ne pas avoir la moindre affection pour quelqu'un...combien ça doit être affreux...le vide total...

     

                        Aimer son prochain, on m'a appris ça jadis...Mon prochain comprend les humains, les animaux, tous les êtres qui m'entourent...ça fait beaucoup de monde...Heureusement que les sympathies ou les antipathies me permettent quand même de faire un tri...Nul n'est parfait....

     

                        Un vieux cahier trouvé, quelques annotations en marge, et c'est reparti pour des idées en ordre dispersé...Je trouverai encore bien d'autres choses, ma vie a été assez longue jusqu'à ce jour... J'ai "du pain sur la planche" !

     

                        

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  •                     Je vous parle d'un temps...

                        ..."Que les moins de vingt ans..." On connaît la chanson ! Ce temps de mon enfance où les terrains de sport se trouvaient le plus souvent dans la rue, celle-ci étant indifféremment transformée en court de tennis, en piste cyclable, en terrain de foot ....Les voitures ne nous dérangeaient pas ! la rue était à nous...Je me souviens de mon frère jouant au foot le plus sérieusement du monde, se croyant déjà un grand champion...La tenue de sport ? vous n'y pensez pas...on jouait comme on était habillé ce jour-là, avec les chaussures qu'on mettait pour aller à l'école ... J'ai même vu mon frère jouer avec des chaussures "du dimanche" et se faire vertement reprendre par mes parents ! (d'autant plus que les chaussures n'étaient plus mettables après !!!). Les enfants, les adolescents s'amusaient alors, ce qui ne les empêchait pas de rêver et d'admirer leurs idoles qui faisaient partie d'associations sportives et d'équipes de foot...pour l'amour du sport ! Ces idoles qui avaient droit à une coupe, un bouquet de fleurs et quelques petits cadeaux, lorsqu'elles avaient gagné.... Pas de millions à la clé. Cela n'existait pas je crois !

     

                          Nous avions appris à jouer au tennis dans notre rue (mal en ce qui me concerne, je n'étais pas douée ! ). Et nous faisions des courses de vélos, les garçons se prenant pour des Lapébie ou Antonin Magne et se voyant déjà remporter le Tour de France...Tous les rêves étaient permis...Et nous étions fiers de nos petits succès...

     

                          Le sport ? mais c'était un jeu, une passion...et lorsqu'on faisait partie d'une équipe, on voulait qu'elle gagne et on faisait tout pour ça...Il y allait de l'honneur de tous et de votre ville, voire de votre pays...

     

                          Ce ne sont que des souvenirs d'enfance....Comme les temps changent !

     

                        

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  •                         Economies....

                        Comment faire des économies ? Bonne question...Tout à coup, je me suis souvenue de lieux qui contribuaient jadis à nous "faire faire des économies". Ce n'était pas négligeable, loin de là. Ces lieux bénis portaient un nom : Economats, coopératives...Tous rattachés à une corporation. Je me souviens que lorsque j'étais enfant, mon père qui était clerc de notaire, se rendait à l'Economat et muni d'une liste de provisions indispensables établie par ma mère, y faisait des achats divers...de l'épicerie surtout...Cet Economat corporatif était destiné (si je me souviens bien), aux employés des professions juridiques, judiciaires...Il fallait avoir une carte.

                         Beaucoup plus tard, au début des années 1950,mon mari qui travaillait alors à AIR FRANCE, me rapportait toutes les semaines, le vendredi soir, les produits que j'avais inscrits sur une liste et dont les prix n'avaient rien de commun avec ceux du commerce "normal". Tous des bons produits, de marque, mais avec une remise importante...Nous trouvions ça très bien ! Les économies faites alors n'étaient pas négligeables...Comme pour l'Economat de mon père jadis, il n'y avait pas de produits frais, mais épicerie et produits d'entretien étaient à des prix défiant toute concurrence.

                         J'avais entendu parler également, par mes beaux-parents, de l'Economat de la SNCF...Il y en avait un à Juvisy où ils venaient faire leurs achats lorsqu'ils habitaient dans la région. Même le charbon qu'ils faisaient rentrer en début d'hiver et qu'on leur livrait à domicile...Toujours des prix imbattables...

                         Et puis, les supermarchés, hypermarchés, sont arrivés....Que sont devenus les Economats ? Ces magasins corporatifs qui rendaient tant de services à une époque où les salaires n'étaient pas très élevés. Existent-ils toujours et surtout...ont-ils des clients ? Je me souviens que mon mari m'avait dit que certains de ses collègues n'achetaient pas à l'Economat parce que c'était "la barbe" de se promener avec des paquets dans le bus ou dans le train. Et pourtant, la récompense était là....Nous sortions de la guerre, la vie était chère et récupérer 25, 30%, et même plus parfois sur les dépenses de la maison, c'était appréciable....C'était l'époque où "un sous, c'était un sous"....

                         

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  •                         Quel que soit l'âge...

                        Un enfant est un enfant...Vérité de La Palice...Il reste pour ses parents un enfant, le petit...Et quand il disparaît, quel que soit son âge, c'est ce petit enfant que vous avez perdu...et que vous gardez au plus profond de votre coeur. C'est aujourd'hui pour moi, et pour ma famille, un anniversaire dramatique. J'en ai déjà parlé.

                         Cela me rappelle une histoire véridique racontée par mon père, alors qu'il était clerc de notaire. Un de ses clients âgé avait perdu son fils...63 ans. A l'époque, 63 ans, c'était déjà âgé. Le jour des obsèques auxquelles mon père avait assisté, au moment des condoléances, celui-ci s'approche du vieux papa. Cet homme était désespéré et en pleurant, il dit à mon père "J'avais toujours dit que celui-là, je ne l'élèverais pas" ! 63 ans, mais toujours son petit... C'était poignant...alors que nous, enfants, nous avions ri de cette réflexion...Nous ne nous rendions pas compte...Et pourtant, peut-on se représenter ses enfants adultes et même âgés ? Non, ils sont toujours vos petits, de l'aîné au dernier. Est-ce ça qui nous différencie des animaux ?

                         Une pensée pour toi mon fils...

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