•               Depuis quelque temps, on parle d'interdire les crèches...Les années précédentes, si je me souviens bien, on a même interdit l'installation d'un sapin décoré dans la cour d'un collège, école ou lycée ? Mais que veut-on ? Nous imposer une pensée unique ?

                  Je viens (avec beaucoup de mal) de faire une crèche chez moi, parce que je suis chrétienne d'origine, parce que ça fait partie de cette fête familiale de Noël pour laquelle tant de gens dépensent un argent fou ! Les mêmes sans doute qui crient "au scandale" pour un sapin, une crèche ou autres décors de Noël...Nous avons des racines et j'entends bien ne pas les oublier au nom de je ne sais quelle aberration...Petit à petit, la France n'est plus...gardons nos racines, çà me semble indispensable ! De même que je ne peux oublier que je suis parisienne née à PARIS...Cette ville qui m'a vue naître, je l'aime et l'aimerai toujours...Mon mari était breton et il tenait à ses racines bretonnes ! ma mère était lorraine et n'oubliait pas le village où elle était née. C'est ainsi... Alors, de grâce, ne rejetons pas nos racines françaises...au nom de la laïcité ! Combien de gens qui "bouffent du curé" demandent à être inhumés religieusement ? ils se souviennent alors, laïcs ou pas !

                   Rien à voir avec la politique...Ne mélangeons pas et ne jetons pas le discrédit sur l'Eglise puisqu'il semble qu'elle soit particulièrement visée. Acceptons les gens comme ils sont, ne les détruisons pas. Toutes les idées peuvent être respectables, à condition de ne pas porter atteinte à autrui...Je ne crois pas que l'installation de ma crèche porte atteinte à qui que ce soit ? N'y a-t-il aucun enfant d'origine musulmane qui rêve de faire un sapin de Noël et réalise son rêve aidé par père ou mère ?

                   Oublions simplement pour un temps nos différences et "Aimons-nous les uns les autres"....

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  •               Comme je l'ai déjà raconté (je sais, je me répète !), ma prime jeunesse a été bercée par les récits de guerre de mon père...Je suis née 4 ans après cette date du 11 novembre 1918...Entre mon père, appelé sous les drapeaux à 18 ans et 2 mois, et ma mère Lorraine qui a entendu le canon pendant les 4 années de guerre et vu les troupes "montant au front" et redescendant quelque temps après, après de nombreuses pertes, les souvenirs ne manquaient pas !

                  Mon père ne pouvait oublier ce que les "poilus" avaient vécu...Etre continuellement sous le feu de la "mitraille", vivre dans les tranchées, ne pas se déshabiller pendant 2 ou 3 semaines, vivre en compagnie des rats, insectes divers tous plus "piquants" et désagréables les uns que les autres, ça laisse des traces . C'est ainsi que mon frère et moi avons "visité" très jeunes les champs de bataille, dont le Chemin des Dames, et tant d'endroits rendus célèbres....Verdun, Douaumont, la Tranchée des baïonnettes (qui n'était pas encore recouverte à l'époque de notre visite), le Fort de Vaux, Fort de la Pompelle etc...Et toute sa vie, mon père a reparlé de cette période....Nous avons connu ses "frères d'armes", si fidèles en amitié. Ce que mon père voulait, c'était nous faire comprendre l'horreur représentée par une guerre...Il espérait bien alors que c'était la "der des der" .... Mais les hommes sont ce qu'ils sont et la guerre de 1939/1945 était inéluctable. Nous savions qu'elle arriverait un jour et que ça serait terrible !

                  La Grande guerre fut meurtrière. Je ne peux oublier tous ces hommes grands blessés, marchant avec des béquilles, et qui essayaient de se reconstruire auprès de femme et enfants...Beaucoup de mes camarades de classe, avaient leur père grand blessé ou...gueule cassée ! Ce sont des souvenirs que je ne peux oublier...Je ne peux oublier non plus tous ces disparus, anciens habitants du petit village de mes grands-parents en Lorraine. Dès le début de la guerre, des familles entières avaient été décimées sur un village d'une centaine d'âmes...Mari, fils, partis dès le début des hostilités et n'étant pas revenus...

                  Aujourd'hui 11 novembre, j'ai une pensée émue et affectueuse envers tous ces anciens combattants que j'ai connus et ceux inconnus. Ils défendaient la Patrie et il est juste qu'aujourd'hui encore nous nous souvenions. Nous "commémorons" cette année les 100 ans de cette guerre qui fut un véritable carnage. Si seulement cela pouvait servir de leçon aux hommes...

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  •               Un de nos amis internautes vient de perdre sa maman. Quel âge avait-elle ? Peu importe. Comme l'avait écrit mon plus jeune fils jadis à l'occasion de la fête des mères ainsi que je l'ai déjà rapporté sur ce blog : "Une maman, ça n'a pas d'âge...C'est toujours jeune et toujours bon...Une Maman, c'est du courage...De la tendresse et du pardon "...

                  Lorsque la mère disparaît, on se croit encore tout petit. Je me souviens et je pense...Ma mère, de quel dévouement elle pouvait faire preuve ! Pendant ces jours si tristes de la période 1939/1945, alors qu'elle avait tant de sujets de tristesse et de désespoir, elle s'est arrangée pour que je manque le moins possible du nécessaire...Mais c'est surtout plus tard que je l'ai compris...Lorsqu'on est jeune, on trouve tout normal ou presque ! Et plus tard, quand je me suis mariée et que nos trois enfants sont arrivés, j'ai toujours pu compter sur elle ! Mère, grand-mère, gardienne d'enfants, et très souvent "aide-ménagère" afin de me soulager dans mes tâches, elle a cumulé toutes les fonctions...comme si tout cela était naturel (et ça l'était pour elle !).

                   Comme nous aimons nos enfants, les enfants aiment leurs parents...Et lorsque ceux-ci disparaissent, un grand vide se produit dans leur vie...Plus jamais...non plus jamais ils ne diront "je vais voir Maman (ou Papa)" Trop tard....

                   Pierre (Trublion pour les blogueurs) nos pensées vous accompagnent. Vous êtes dans la peine, nous sommes près de vous. Bon courage ami !

                  

                   

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  •               Hier 15 août : commémoration du débarquement en Provence, il y a 70 ans... Il est exact que l'on parle beaucoup plus du débarquement de Normandie le 6 juin 1944...Même à l'époque, en 1944, le débarquement des troupes françaises sur notre sol, était passé, je ne dis pas inaperçu, mais plus peut-être comme la "continuité" de celui du 6 juin...On en était alors à l'euphorie de ce dernier, et à l'aboutissement de ces années d'occupation...Mais, les deux débarquements ont eu leur importance et avaient aidé alors à notre libération, ce qui était le but final...Ne rien oublier de ces deux faits de guerre et ne pas les dissocier semble relever de la plus grande équité. Et dire merci à ces soldats du 15 août, français qui n'avaient pour certains jamais vu la France, mais qui l'aimaient au point de donner leur vie pour elle.

                  Commémorons, n'oublions pas le passé...Les plus jeunes générations doivent tout connaître de cette atroce période 1939/1945. Et comment tout connaître ? par la transmission, celle-ci se faisant par l'intermédiaire de ceux qui ont vécu cette époque et ...par ce qui est enseigné à l'école et au lycée...Et là, il y a peut-être un problème "d'allègement des programmes"...Depuis bien des années, l'histoire de France n'est pas la matière principale enseignée...Et si on revoyait les programmes ? On est atterrés parfois quand, dans un jeu à la télévision, on peut constater l'ignorance des élèves et de ceux qui ont, déjà, quitté l'école ! Compter sur la transmission orale de ceux qui ont vécu ces périodes, est risqué ! Plus le temps passe, plus ils risquent de disparaître....

                   Dans quelques jours, nous fêterons la Libération d'une grande partie de la France...Août 1944 ! Quelle joie ce fut ! quelle ambiance...Personnellement, je n'oublierai jamais...Enfin libres ! peut-on imaginer pareille nouvelle ?

                   Mais, s'il y a le passé qu'il ne faut pas oublier, il y a le présent...Et là tout n'est pas rose. La France va mal...le travail va mal...les gens sont mécontents dans l'ensemble...Qu'adviendra-t-il de nous ? Et là, c'est notre avenir qui entre en jeu...de quoi sera-t-il fait ????

                    S'il faut se souvenir du passé, il ne faut pas pour autant oublier le présent et préparer l'avenir...Je suis une femme du passé, mais je vis dans le présent avec peut-être, pourquoi pas ? des idées d'avenir ... Et tous nos jeunes, que vont-ils devenir... Pour l'instant, ils participent aux commémorations, mais après ?

                 

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  •               Il s'appelait Donald et était arrivé sur notre sol un jour de juin 1944, le 6 juin au matin, en même temps que tous ses camarades, ou quelques jours après ? Je ne sais plus...Il avait 20 ans...

                  Je me souviens qu'il avait fait la connaissance de mon oncle interprète auprès des américains stationnés au Camp d'ORLY (devenu quelques années après l'Aéroport d'ORLY, bien connu des voyageurs)...Ma mère et moi habitions alors à ABLON, en bord de Seine, là où nous avions trouvé refuge après la destruction de notre maison à JUVISY. Oncle et tante étant venus y passer quelques jours, avaient demandé à ma mère de bien vouloir inviter ce garçon si loin des siens. Inviter un jeune soldat qui avait à peu près l'âge qu'aurait eu mon frère tué en 1940 ? Bien entendu que ma mère voulait bien et elle lui avait concocté, avec les moyens du bord, un très bon dîner ! Ce jeune nous avait dit que ses parents lui manquaient...Alors, il avait été gâté chez nous ! La soirée fut excellente et nous nous sommes quittés après promesse de part et d'autre, y compris de mon oncle "fier de son protégé", de donner des nouvelles ! Ce qui fut fait pendant 3 mois environ...jusqu'à Noël 1944. Mon oncle, tout comme nous, avons reçu des cartes et nous en avons envoyées...Nous savions que notre nouvel ami Donald était dans les Ardennes, par la carte de Noël qui nous était arrivée. Puis plus rien !

                  A cette époque, les allemands s'étaient "repris" et regagnaient du terrain. Nous avions peur de les voir revenir sur PARIS. Il y eut beaucoup de soldats tués...parmi tous ces alliés dont certains étaient sortis indemnes du débarquement pour venir mourir dans les Ardennes et toute la région. Nous avons toujours pensé que notre ami faisait partie de ceux-là...Donald ROMANO, c'était son nom. Sa famille était de BOSTON où son père était professeur de maths au collège de cette ville...

                  C'était l'histoire d'un de ces soldats venus mourir sur le sol de France pour nous libérer. Il y en eut tellement d'autres ! Ne les oublions pas.

                 

                 

                

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