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                        En ces jours...

     

                        Cette période de fin octobre/début novembre, voit souvent les familles rassemblées et il est beaucoup question des disparus...Nous pensons à eux non pas tristement, mais en nous remémorant des traits d'esprit, des petites habitudes de chacun, des bons moments passés avec eux...C'est ce qui m'arrive et je pense à vous tous qui êtes partis bien avant moi et aussi plus récemment...Et quand je pense à vous, je vous revois racontant des histoires, riant, avec vos idées bien précises et irréversibles souvent !

     

                         Je revois...mes parents, mes grands-parents paternels et maternels, et beaucoup plus près mon mari, compagnon de tant d'années et ce fils trop tôt parti...

     

                          La vie est ainsi faite, de joies, de peines, d'arrivée de petits nouveaux, de disparitions...Nous ne pouvons pas y échapper...Alors, "en bloc", j'ai une pensée émue pour vous tous que j'aimais tant.

     

                                               Des fleurs ont souvent été apportées dans les cimetières, preuve s'il en était besoin, qu'on ne vous oublie pas. Avec ou sans fleurs, les souvenirs restent et c'est le plus important.

     

                         

     

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  •                         Pas de fausse modestie....

                        Ni écrivain, ni historienne, ni...prétentieuse...j'avoue avoir été contente hier de trouver dans ma boîte à lettres un petit mot d'un nouveau voisin, me disant qu'il lisait ce fameux livre qui m'a donné tant de soucis et qu'il le trouvait "vivant et émouvant" ! C'est ce que je voulais, je suis donc comblée... Que ce livre émeuve, qu'il fasse connaître cette époque déjà bien lointaine, de ma jeunesse et de celle de mes contemporains...

                        Pas de misérabilisme, ce n'était pas le but de ces récits écrits comme ils me revenaient à la mémoire. Nous avons pleuré, nous avons ri parfois parce que malgré tout nous étions jeunes, passant ainsi plusieurs années au jour le jour. Et quand enfin, nous avons entrevu la Liberté, nous avons cru exploser de joie...

                        Et quand je me retourne vers ce passé, je pense qu'il faut que quelque chose reste qui soit connu des générations suivantes. C'est un devoir de mémoire que nous nous devons de divulguer.

                        Merci à ce voisin pour cette appréciation qui en rejoint d'autres venant de personnes qui me sont plus proches.

                       

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  •                                         9 Novembre 1991...

                        Le 7 novembre 1991, panique au moment du dîner...Mon mari me dit "je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne tiens pas sur mes jambes"...Ce n'était pas le genre à s'arrêter à un bobo et surtout à se plaindre...J'ai donc pensé que c'était sérieux...Après avoir émis l'idée que peut-être il avait faim, nous nous sommes mis à table. Tout semblait bien aller. Après le dîner, au moment de quitter la table, à nouveau cette faiblesse...Je prends peur et je parle d'appeler un médecin, ce que je fais malgré les "non, ça va passer" de mon mari ! C'était son truc ça ! Il n'y avait pas longtemps que nous étions à Montpellier, nous ne connaissions aucun médecin...Et il était plus de 20 heures. SOS médecin en vitesse...J'avais bien fait, transport en clinique d'urgence, pouls très fantaisiste...Voilà donc mon homme parti...et je l'accompagne bien sûr. Son coeur battait trop lentement...Pose d'un pace-maker décidée...pour le 10 novembre. Le moment était mal choisi, il y avait des grèves partout, y compris dans les cliniques et hôpitaux. Je n'étais pas très tranquille.

                          Le 9 au soir, mon mari me téléphone et me dit "Il m'arrive un drôle de truc...J'ai appris que mes papiers n'étaient pas en règle".????? Comment ça??? "Figure-toi me répond-il que nous étions deux à nous présenter "là-haut" ce soir : Yves Montand et moi. On m'a refoulé en me disant que mes papiers n'étaient pas complets, ceux d'Yves Montand si ! alors, c'est lui qui a été choisi "....  Il venait d'apprendre par la radio le décès d'Yves Montand....Et voilà pourquoi (d'après mon mari) ce jour là, lui-même a été épargné ! un simple papier manquant...

                           J'étais inquiète pour mon mari...mais j'avais quand même ri de cet humour qui lui faisait tout minimiser. Il disait que "tout était écrit", que ça ne servait à rien de s'inquiéter à l'avance...et par la suite, il m'a aidée à l'aider, pendant 13 ans, ne se plaignant jamais...Souvenirs....

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  •                               Histoire simple...

                            J'aime beaucoup l'émission "30 millions d'amis"... Nos amis les animaux y sont mis à l'honneur et nous y découvrons des histoires charmantes...Telle celle de ce poulain aujourd'hui qui avait été rejeté par sa mère, dès sa naissance, et qui a été élevé par une autre jument qui l'a adopté et nourri comme son propre poulain...C'était touchant de le voir avec sa mère de substitution, alors que sa véritable mère n'en voulait absolument pas...Tout comme chez les humains, il est rare qu'une mère refuse la maternité mais malheureusement ça existe...Et c'est un drame.

                            Je me souviens qu'en Lorraine, ma grand-mère qui aimait tant ses lapins avait eu un souci avec une lapine qui venait d'avoir des petits. Elle les tuait tout bonnement ! elle n'en voulait pas...Alors, grand-mère a eu l'idée de lui enlever sa nichée au grand complet et de la passer à une autre lapine qui avait eu également des petits...Elle risquait le tout pour le tout...Ou bien les petits mouraient tués par la mère, ou bien l'autre lapine acceptait tout ce petit monde ! Ce qu'elle a fait...Elle les a tous élevés, en "frères et soeurs", partant certainement de ce principe "quand il y en a pour deux, il y en a pour trois" ! Une lapine au grand coeur !

                             Pour les humains, partager le pain avec ceux qui n'en ont pas...pour les animaux, partager le lait et l'amour maternel avec ceux qui en sont privés... C'est beau la vie parfois !

                            

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  •                          Les clefs de la mer...

                             C'était l'été 1977. Yannick, l'aîné de nos petits-enfants, petit Marseillais d'à peine 3 ans, devait venir avec nous en Bretagne passer un mois de vacances. Sûr que le bon air iodé lui ferait le plus grand bien et il nous avait été amené à PARIS où nous habitions encore, par ma mère qui revenait de ses vacances à MARSEILLE. Quelle aventure ! le train de MARSEILLE à PARIS, puis après quelques jours passés dans la capitale, direction la baie de MORLAIX, à PLOUGASNOU exactement ! C'était un grand voyage pour ce petit bonhomme et le grand-père, "breton grand teint" lui en racontait sur la Bretagne et la mer surtout ! Et sur le jardin là-bas avec tous les oiseaux...Le petit en rêvait sûrement et je ne sais pas comment il s'était imaginé la maison...Avant de quitter PARIS, j'ai demandé à mon mari s'il avait bien pris les clés, sage précaution les histoires de clés ayant chez nous une très grande importance...tout au moins pour moi ! Mon mari était beaucoup plus désinvolte à cet égard ce qui fait que j'avais crû bon de le prévenir que si nous divorcions un jour, ça serait certainement pour une histoire de clés ! Nous voici donc partis un matin de très bonne heure, avec seaux et pelles tout neufs, indispensable ça pour la plage. Les grands-parents étaient ravis, le petit garçon aussi, la joie était dans l'air ....

                              Mais Yannick avait un gros souci et comme il a du sang breton dans les veines, son souci, il nous le faisait partager en cours de route, à plusieurs reprises. Est-ce que Patou avait bien pris les clés ? Les clés de quoi, il ne savait pas trop, mais il avait compris que c'était important ! Il se répétait le petit, aïe, aïe...Bon, on arrivait et il était temps ! Mon mari sort de sa sacoche le trousseau de clés de la maison, et on entend alors une petite voix demander "Dis Patou, tu as pris aussi les clefs de la mer ?" ... ça, c'était important ! Je ne sais ce qu'il s'était imaginé... Nous avons trouvé ça tellement mignon que ce trousseau de clés n'a plus porté d'autre nom que"Les clés de la mer"...ça disait bien ce que ça voulait dire !

     

                              A PARIS, aux Tuileries...

                              J'avais emmené Michaël, notre deuxième petit-fils, aux Tuileries. Grande promenade, nous avions pris l'autobus, et dans ce beau jardin, les distractions ne manquent pas ! manèges, balançoires, bassin pour les petits bateaux...On peut acheter aussi des graines pour les oiseaux qui vous suivent comme s'ils ne connaissaient que vous ! Il faut tout de même faire attention au porte-monnaie qui se vide un peu vite, et même quand on est grand-mère, il faut savoir dire non ! ça c'est dur ! Comme tous les petits, Michaël réclame autre chose et je lui réponds alors "non, ce n'est pas possible, je ne pourrai plus acheter à manger pour Patou ce soir". Michaël était raisonnable, il n'a pas insisté...Un peu plus tard, je m'apprête à entrer dans une boulangerie et je lui dis, "je vais acheter ton goûter"....Ce que je fais...et je vois des grosses larmes couler sur les joues du petit...ne comprenant pas ce qui se passe, je lui demande ce qu'il a et je m'attire cette réponse :"Pauvre Patou, il ne pourra pas manger ce soir"....C'était de ma faute, mon explication pour dire non était idiote, irréfléchie...Sans le vouloir, je le rendais responsable d'une situation qu'il s'était imaginée désespérée....Attention, les enfants réfléchissent et ils ne sont pas compliqués eux ! Et moi...j'avais drôlement envie de pleurer ! Je n'ai jamais oublié cette histoire !

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