•               Devoir de mémoire toujours....

                  Tiens, curieux ! je n'ai pas entendu parler de ce 10 mai 1940, de sinistre mémoire (!). Il y a eu 75 ans hier que cet énergumène d'Hitler envahissait Hollande, Belgique, Luxembourg, le Nord et l'Est de la France, après quelques mois de "drôle de guerre" où l'immobilisme semblait être de rigueur !

                  Et c'est à cette date que nous avons vu le début de l'exode...d'abord par les habitants de ces pays ou régions, et ensuite, par les habitants de la France dans sa presque totalité...et ce, jusqu'à l'armistice de 1940 ! Tout le monde s'enfuyait devant les allemands qui progressaient si vite...C'est une époque à ne jamais oublier (surtout par ceux, dont je suis, qui sont partis sur les routes, pour aller où ? ça nous ne le savions pas exactement....Droit devant nous avec comme point de repère, si possible, le Sud de la France....Les ministères, les administrations, les entreprises, ont transporté matériel et employés "vers le bas"...en essayant d'échapper aux troupes allemandes...Tout ceci a duré plus d'un mois pendant lequel il y eut des morts, des prisonniers, des disparus....Entre les civils qui quittaient chez eux et les troupes complètement désorganisées, ce fut une belle pagaille ! 

                  On aurait pu commémorer... on commémore tant de choses ! Mais commémorer quoi ? la désinvolture avec laquelle nous étions entrés en guerre en septembre 1939, alors que nous n'étions pas prêts ? Je sais, nous devions "vaincre parce que nous étions les plus forts"...On ne précisait pas plus forts en quoi...Le peuple de France avait été trompé sur ses capacités, et, si je me souviens bien, on prônait le désarmement, alors que l'Allemagne armait à outrance ! Et bien des jeunes qui s'étaient engagés "gonflés à bloc", ont tellement déchanté ! Ce fut une triste époque...avec des responsabilités terribles pour certains...

                  Notre Coq gaulois a raté l'occasion de faire cocorico à cette époque ! Heureusement qu'un homme s'est levé, refusant de cesser le combat et qu'il a entraîné pas mal de monde à sa suite...

                  Le 8 mai, nous avons commémoré la capitulation de l'Allemagne et la victoire des troupes alliées toutes confondues. Permettez-moi de faire aussi "ma" petite commémoration, celle du 10 mai 1940 et la suite... C'est pour moi, puisque j'ai eu le triste privilège de vivre à cette époque : "UN DEVOIR DE MEMOIRE" .

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  •               J'ai lu sur Internet ces jours derniers que des chercheurs (? ) se demandaient ce qu'il pouvait bien y avoir...dans le sac d'une femme ! Question des plus sérieuses qui m'a "redirigée" vers la fin des années 1960 ! Je sais, ce n'est pas récent, mais mes souvenirs, tout comme moi, sont un peu anciens !

                  Mon mari et moi étions en vacances et mon époux, curieux de tout, voulait faire connaissance avec le Tunnel du Mont Blanc ouvert depuis 1965 je crois ! Moi, bonne fille, j'accepte, bien qu'à l'idée d'avoir une partie des Alpes au-dessus de ma tête..."ce n'était pas la joie" comme disent les jeunes ! Enfin, j'avais fait la promesse le jour de mon mariage d'accompagner mon époux "pour le meilleur et pour le pire"...Exécution...Nous nous engageons dans ce tunnel dans lequel je pensais avoir roulé déjà au moins 3 heures (!) quand je lis sur une pancarte :"sortie à 14 kms..."ce qui ne me donnait pas de courage ! Par manque d'optimisme, je pensais "encore 14 kms"... Enfin...nous apercevons un bout de ciel bleu et comme nous étions arrivés en Italie, à COURMAYEUR, des douaniers (ou policiers) s'approchent de la voiture et nous demandent si nous avons quelque chose à déclarer...Moi, j'avais juste une peur carabinée, mais ça, on le garde pour soi ! Et horreur, l'un d'eux me demande de bien vouloir "vider mon sac"...Ce sac que mon mari appelait un sac de plombier, de par son contenu et son poids ! Pauvre douanier...il ne savait pas ce qui l'attendait (mon mari savait, lui...). J'ai commencé à obtempérer tout en répondant "ben, vous en avez pour un moment...")...Papiers d'identité, stylo, peigne, poudrier, rouge à lèvres ont déjà été "débarqués". Rien de répréhensible dans tout ça...Et le préposé, pensant sans doute qu'il ne dînerait pas avant minuit, voyant qu'il restait encore un tas de choses dans mon sac, m'a dit que ça allait bien, et a dit à mon mari/chauffeur que nous pouvions passer ! Je crois qu'il trouvait qu'il avait assez perdu de temps avec nous ! le découragement, ça existe !

                  Et moi, j'ai eu droit aux moqueries de mon époux, un peu fâché il faut bien le dire...le "sac de plombier" faisant les frais de la conversation ! Nous avions perdu au moins ?....plus que ça ! et comme chacun sait, quand on est en vacances, "faut que ça roule" !!!

                   Depuis, j'ai eu bien d'autres sacs...je ne sais pas comment je m'arrange, ils sont toujours aussi bien garnis. Même moi, je ne m'y retrouve pas (ou presque) ! Alors, je crois que si les chercheurs veulent une réponse à cette épineuse question, ils ont tout intérêt à me contacter...un jour où j'aurais plusieurs heures devant moi pour "faire l'inventaire"...

                   Il faut bien sourire de temps en temps....

     

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  •                     Bon dimanche...

     

                       

     

                           Un petit coin de Provence, dans la région de CAVAILLON....à visiter à la première occasion ! Pour avoir habité cette région, je peux garantir que vous ne regretterez pas votre promenade...Magnifique !

     

                           

                                                Ce petit copié/collé ne vous donne qu'un vague aperçu de la beauté du lieu que nous fréquentions fréquemment...été comme hiver. Nous y emmenions famille et amis de passage...Je me souviens d'une excursion que nous y avions faite une année en Mars. Extraordinaire...mon mari avait tout filmé, la colère de cette source habituellement calme est à voir ! les eaux bouillonnantes et bruyantes font presque peur ! Mais quelle beauté !

     

                           Notre pays est beau. Ce petit coin de Provence est à voir. Bonne idée de promenade pour un dimanche de beau temps ! La nature ne déçoit pas.



    Le site exceptionnel de « Vallis clausa », la Vallée close, au fond de laquelle surgit mystérieusement la Sorgue, a donné son nom au village – attesté dès le Xe s. dans les textes officiels – puis, insigne privilège, au département lors de sa création en 1793.


    

     

    Un site enchanteurLa Fontaine de Vaucluse ne cesse d’intriguer et d’attirer les visiteurs. Dès l’antiquité, la fréquentation du site a été très importante ; Les récentes découvertes archéologiques (2002-DRASSN-SSFV) attestent un culte majeur des eaux.
    Au bout d’une profonde gorge verdoyante, au pied d’une formidable falaise sculptée par l’érosion, jaillit la plus belle rivière du département : la Sorgue de Vaucluse, à quelques centaines de mètres du pittoresque village auquel la vallée a donné son nom.
    Avec un écoulement total moyen de 630 millions de m3 par an, cette source est la première d’Europe, et une des plus importantes au niveau mondial, par son volume d’eau écoulé. Elle résulte de l’émergence d’un immense réseau souterrain.
    Source fraîche et paisible en hiver et en été, bouillonnante et impétueuse au printemps et en automne, la Fontaine, véritable caprice de la nature ne cesse  d’étonner.
    La fin du XIX° siècle voit se dérouler la première tentative de plongée dans le  conduit noyé de la Sorgue, (en forme d’entonnoir vertical de 308 mètres de profondeur) et plus d’un siècle d’audacieuses explorations permettent de mieux comprendre le mystère de son fonctionnement. En toutes saisons, les sources secondaires alimentent la Sorgue et forment un très beau plan d’eau ombragé de platanes séculaires.
    L’intense beauté de ce site naturel a su émouvoir le cœur de nombreux écrivains et poètes : Pétrarque, Boccace, Chateaubriand, Frédéric Mistral et René Char.

    La fontaine de Vaucluse

    La fontaine de Vaucluse

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  • Roussillon_en_Provence.jpg

               Un petit coin de Provence...

     

         Il existe bon nombre de "coins" de notre pays, plus jolis les uns que les autres... Et en voyant ce matin des photos de l'Ouest Américain, je me suis souvenue de ce petit village de Provence, près de Robion où nous habitions, le village de ROUSSILLON, curieux village avec ses carrières d'ocre, ses maisons allant du jaune au rouge orangé.... La première fois qu'on y arrive, on en a le souffle coupé ! Toutes ces couleurs, ces falaises, ces maisons, vous transportent en pensée dans un pays lointain et vous font rêver...

     

                        Vous ne vous lassez pas de regarder, de visiter le village, les carrières...Le tout est grandiose...La surprise est grande quand on arrive, les villages alentour étant de jolis villages provençaux mais qui "n'annoncent pas la couleur" ! A chaque fois que nous recevions de la famille ou des amis, nous les emmenions à ROUSSILLON ... de même qu'à GORDES, à FONTAINE de VAUCLUSE, à MENERBES, dans les forêts du Luberon....Il y avait tellement de beautés à voir...

     

                        Et comme j'ai toujours un souvenir spécial accroché dans un coin de ma mémoire, je ne peux résister à vous raconter celui-là...La première fois que nous sommes allés à ROUSSILLON, nous avions bien entendu notre chien Squirou avec nous...il découvrait aussi la région...Et pour lui permettre de gambader, mon mari l'avait lâché...Il était obéissant et ne craignait rien. Au bout d'un moment, mon mari le rappelle et...nous voyons arriver un chien "peint en ocre" ! Tellement content notre Labrador beige clair, qu'il s'était roulé par terre en faisant le fou ! Il ne déparait pas les maisons...il se promenait avec tous les tons d'ocre sur "son costume" ! Ce n'était pas prévu au programme, et nous avons été obligés de l'astiquer après un bon bain, afin de lui faire récupérer sa couleur naturelle !

     

                        Ah oui, cet ocre est partout, mais que c'est beau !

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  •                                        Un jour d'été....

     

                        Il faisait si beau en ce début d'été et nous commencions à profiter d'une retraite bien appréciée...Nous décidons d'aller visiter la ville d'ORANGE distante d'une cinquantaine de kilomètres de Robion où nous avions déposé nos valises pour de nombreuses années...Jouant les touristes, nous visitions tous les environs. C'était un passe-temps très agréable entre deux "fournées" de petits-enfants !

     

                        Nous voici donc arrivés à ORANGE. Nous commençons à admirer la ville, son Arc de Triomphe, son Théâtre Romain, nous croyant transportés bien loin de ce vingtième siècle finissant ! Merveilleux ! On a beau être admiratifs, la faim peut se faire sentir...Nous décidons donc de nous arrêter dans un de ces restaurants en plein air, aux pieds des remparts; une petite table nous attendait, tout près d'une immense table ou se trouvaient une bonne cinquantaine de couverts. Des Touristes étaient vraisemblablement attendus...En effet, alors que nous finissions de déjeuner, un car s'arrête à proximité laissant s' échapper son flot de Japonais venus admirer les beautés du patrimoine français. Leur guide leur donne des consignes, ils s'approchent de cette grande table et s'installent bien confortablement, sans bruit.. Ils sont prêts pour le pique-nique en plein air...Mais, là, un étrange ballet commence : chaque convive sort de son sac une petite serviette bien blanche et se met à...astiquer l'assiette, puis le verre, puis la fourchette, puis le couteau...C'était tellement bien réglé et en cadence que tous les badauds regardaient et admiraient ! A première vue, si les Japonais voulaient bien manger la cuisine française, ils n'avaient pas envie d'attraper des maladies ! Ou bien est-ce un rite avant de manger ? Ils ne faisaient aucun commentaire et semblaient très aimables...Simplement, ils ne voulaient pas prendre de risques !

     

                           C'était curieux et je n'ai pu m'empêcher de me souvenir des recommandations de mon père quand nous étions invités dans la famille ou chez des amis "Que je ne te voies pas essuyer ton verre et tes couverts, sinon, tu sors de table "! Il faut dire que plutôt "délicate", j'avais cette manie...J'essayais de ne pas me faire voir, mais j'avais tellement peur des microbes des autres !!! Je ne me souviens pas pourquoi j'avais pris cette habitude...de même que je ne buvais jamais "derrière" mon frère ou mes parents, j'aurais préféré mourir de soif ! Et je n'ai pas changé !

     

                          C'est donc ce jour-là que j'ai eu la confirmation (si le doute m'en était jamais venu) que je n'étais pas japonaise !!!

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