•                       Et surtout...comme j'en parle !

     

                          Mais bien sûr que j'en parle beaucoup, puisque c'est ma jeunesse ! Mon enfance, mon adolescence (un peu ratée celle-là par suite de la guerre ...), ma vie de jeune femme bientôt mère de trois enfants, puis quelques années plus tard, grand-mère de six petits-enfants ! Mais oui, même les petits-enfants, c'était "jadis", quand mon mari et moi étions encore réunis...Le temps a passé et me voici à "l'époque actuelle", avec sept arrières petits-enfants...Cette époque actuelle, je ne veux pas la critiquer, elle a du bon comme toutes les époques et du moins bon comme jadis ! Faisons deux colonnes : "jadis", "maintenant"...sans animosité ni pour l'une ni pour l'autre. La vie n'est plus la même, c'est tout .

     

                           Je me souviens de ma mère me disant :"tu verras quand tu vieilliras, tes souvenirs de jeunesse reviendront"...Et c'est tout à fait ça...Ils me reviennent un par un parfois, en "foule" à d'autres moments...Depuis quelques années notamment, je revois si bien cet ancien temps qui me semble être le temps présent ! Que le temps a passé pourtant depuis que j'allais à l'école avec un tablier noir et...un gros noeud rouge dans les cheveux ! Et aussi depuis que je suis devenue maman, une maman emmaillotant ses enfants dans des couches en tissus puis dans des langes ! une maman lavant tout à la main ! une maman donnant six biberons par jour à des intervalles réguliers....que sais-je encore ! J'ai volontairement "zappé" les années de guerre, je n'en ai que trop parlé déjà !

     

                            Souvenirs de jeunesse, ils deviennent notre quotidien. Ils attendaient leur heure dans un petit coin de notre esprit...Et avec la vieillesse, leur heure est arrivée sans qu'on y prenne garde...Comme disait Fernand Raynaud "c'est étudié pour..." Vraisemblablement pour nous permettre de vivre et de confronter toutes les époques que nous avons été amenés à traverser...Et je suis très heureuse de me souvenir, d'avoir cette richesse et, pourquoi pas ? de la partager avec d'autres...

     

                             Que de réflexions pour ce petit mot "jadis"....

     

                            

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  •                     

                         Recommandation ...ancienne !

     

                         Parmi mes "archives" de musique, j'ai écouté hier "Le temps des cerises"...chanté par Jean Lumière ! Oui, je sais, cette chanson qui date de la fin du 19ème siècle, a été reprise par d'autres artistes, dont Yves Montand ! Oui, mais moi, je vous parle d'un temps "que les moins de...60 ans" ne peuvent pas connaître ...et encore...C'était dans ma jeunesse...Et je me souviens...

     

                         Cette chanson, nous l'avions apprise à l'école, j'avais environ 15 ans et j'étais dans une école libre, tenue par ce qu'on appelait alors "des vieilles filles" ! Libres ? nous ne l'étions que le minimum...L'éducation était un peu rigide, sévère même...Le professeur de chant nous fait donc apprendre "Le temps des Cerises" en prévision d'une fête de l'école...Oui, mais voilà, dans cette chanson, il est question d'amoureux, d'amour, des mots qui n'allaient pas avec des oreilles censées être chastes ! Que diraient les parents venant assister à la fête ? Et c'est ainsi que les mots objets des griefs éventuels, se sont trouvés remplacés par des mots anodins, "passe-partout"...Plus rien à voir avec la chanson d'origine, la nôtre pouvait être "mise et écoutée entre toutes les mains et oreilles"...Là, ma mémoire me fait défaut puisque je ne me souviens plus des mots de remplacement ! Mais je me souviens que nous avions toutes trouvé ça idiot et que bien des parents étaient d'accord avec nous ! Trop, c'était trop !

     

                           Et bien sûr, je pense à nos jeunes, élèves de collèges mixtes...Si on leur jouait un tour pareil ? elles crieraient au scandale et penseraient qu'on les prend pour des débiles...De quoi renier parents et enseignants...et pourquoi pas, prendre la fuite !

     

                           Non, Mesdemoiselles, ne croyez pas qu'on était d'accord sur tout ! Bien sûr, nous ne le disions pas...mais ce qu'on ne savait pas, on l'imaginait, on l'inventait au besoin...Les filles arrivaient au mariage avec leurs petites idées, assez fausses souvent (on ne peut tout savoir)...oies blanches dîtes-vous ? Un peu, mais pas trop tout de même !

     

                           C'était quand même un peu exagéré et je ne le répéterai jamais assez, dangereux. Et maintenant ? Parle-t-on trop d'amour et d'amoureux et ce, dès la toute petite enfance ? Peut-être...Le progrès n'a pas été "dosable"...

     

                          

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  •                     Vacances des années 1960...

     

                        Pourquoi ce nom de village de l'Ain m'est-il revenu à l'esprit aujourd'hui ? A vrai dire, je n'en sais rien ! il s'est imposé à moi tout à coup et m'a fait revivre une émotion forte que mon mari et moi avions eue lors de vacances dans le Jura, il y a déjà bien longtemps ! Cette émotion que l'on ressent lorsque "c'est trop beau" et que le souffle est coupé ! Revenant d'une promenade touristique avec une amie Jurassienne, elle nous demande de faire un "petit" crochet afin de nous faire admirer un site dont elle était fière ! Elle nous parle de PEROUGES, dont nous n'avions même pas entendu parler...Bien sûr, alors que le soleil commençait à se cacher, nous n'hésitons pas et...en route pour cet inconnu !

     

                        Bon, si le village "moderne" ressemblait à tous les villages de la région, elle nous prévient que ce qui est à voir, est le village médiéval...Et là...nous manquons de voix, nous nous trouvons transportés des siècles en arrière. Nous n'étions plus au 20ème siècle, mais au 15ème ou 16ème ! Nous nous sommes promenés dans toutes ces ruelles, entre "chiens et loups" ce qui rendait l'émotion encore plus forte !

                         Comment vous décrire ce lieu ? Moi, je croyais voir, à chaque coin de rue, un Mousquetaire du Roi descendre de cheval pour aller à l'auberge ! Aucun câble téléphonique ou électrique apparent dans ces ruelles...On voyait des soubrettes, en habits d'époque, porter des cruches d'eau ou de vin...

     

                          Quels souvenirs...quelle beauté...Un petit copié/collé pris sur Wikipédia vous donnera envie de vous rendre dans ce paradis ancien, sans voiture bien entendu !

                       

    Pérouges

                       "Pérouges est commune française du département de l'Ain, située à 36 kilomètres au nord-est de Lyon. La cité médiévale qui constitue le Vieux Pérouges est juchée sur un mamelon de la Côtière.

    La cité médiévale est classée parmi les Plus Beaux Villages de France1 et en fait un des lieux les plus touristiques du département. C'est une ancienne cité de tisserands, dont la double enceinte de remparts a pu être restaurée. L'architecture interne est typique de l'époque du Moyen Âge avec des demeures datant XVe et XVIe siècles, mais également des rues en galets et une église fortifiée."

     

     

    Hostellerie de Pérouges ( parmi tant d'autres maisons d'époque)....
                                                                                  
                                                            Bonne Visite !            
                                                                                 





                       

     


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  •                     Elections d'alors....

     

                         A l'époque, pas d'élections présidentielles puisque celles-ci n'ont vu le jour au suffrage universel qu'en 1965...Et les femmes n'ont été autorisées à voter qu'à partir de 1945...Rien de commun donc avec l'époque actuelle.

     

                         Je me souviens que mon père se rendait aux urnes de temps en temps pour remplir son devoir de citoyen et ce qui alors m'a le plus marquée, c'était les élections municipales ! Il était alors question de personnes que nous connaissions...Le maire d'un village ou d'une ville allait être nommé. Et je me souviens que le père d'une de mes camarades de classe avait été élu maire...Pour toutes les autres élections, les noms de ceux qui se présentaient nous étaient inconnus ou presque et le peu de postes de TSF qui existaient dans les foyers alors, ne diffusaient pas à longueur de journée des informations sur ce sujet ou...des pronostics ! Et mon père n'admettait pas que les enfants "se mêlent de ça" !

     

                          Le dimanche du vote était quand même un jour spécial. Mon père allait voter dans la matinée et en parlait à la maison avec ma mère ou des amis. Et le soir, il allait assister au dépouillement...Il n'aurait manqué celui-ci pour "un empire" ! C'était une tradition et il aimait se tenir au courant...et peut-être aussi vérifier par lui-même qu'aucune "magouille" n'existait ! C'était très sérieux...Il ne faisait pas de politique, n'était affilié à aucun parti, mais il jugeait et jaugeait...Et si l'élu ne lui convenait pas...on le savait ! il ne décolérait pas !

     

                           Je ne me souviens plus s'il avait accepté facilement le vote des femmes en 1945...J'en doute un peu ! et pourtant, les femmes venaient de démontrer pendant plusieurs années qu'on pouvait compter sur elles et qu'elles pouvaient être égales aux hommes....Ce droit de vote, elles le méritaient. Et petit à petit, elles se sont intéressées à la politique, ont pris des engagements...

     

                            Les élections "du temps de papa" ne sont plus qu'un souvenir....

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  •                     Qui pouvaient "mener loin"...

     

                        Pourquoi, mais pourquoi des noms qui ne sont plus employés (à ma connaissance), me reviennent-ils à l'esprit sans crier gare ! Mystère des méandres du cerveau et surtout de la mémoire... Quand je crois me reposer, cerveau et mémoire travaillent et extirpent de mon esprit des mots très connus jadis...

     

                         C'est ainsi que le nom "saute-ruisseau" a sauté le pas et est venu prendre l'air et se rappeler à mes souvenirs ! Le saute-ruisseau ! ce très jeune coursier, encore enfant très souvent, était principalement employé par les notaires, les avoués, les huissiers et autres professions de ce genre. Il était chargé de faire les courses, de porter les plis de l'un à l'autre, d'aller parfois au Tribunal chercher des dossiers...C'est ainsi qu'un jour de 1er avril, mon père avait envoyé le saute-ruisseau de son Etude au Palais de Justice, chercher "la grosse du jugement dernier" ! (la grosse étant la copie intégrale d'un jugement). Comme entre-temps chacun le renvoyait qui chez un avoué, qui chez un avocat...le pauvre était revenu bredouille à la fin de la journée....Plus sérieusement, le saute-ruisseau avait des missions de confiance...Il devait être déluré, rapide, connaître parfaitement sa ville...Et en bonne santé ! il en faisait des kilomètres dans une journée ! Les canivaux d'alors n'étant pas ce qu'ils sont devenus, il devait souvent "sauter" par-dessus pour traverser une rue et ne pas se mouiller ! d'où sans doute son nom....

     

                            Un autre nom de profession m'est revenu également: celui de "petit mousse". Dans les professions du bâtiment, c'était le nom donné au très jeune employé, là aussi souvent à peine un adolescent, qui était chargé d'apporter aux maçons et autres ouvriers, les seaux d'eau, le ciment, la chaux, les matériaux divers...et aussi les "casse-croûte" aux moments de la pause...Je ne sais si ce nom est encore employé ?

     

                            Ces deux professions étaient surtout exercées par des très jeunes (13/15 ans ?). Mais oui, il n'était pas rare de voir des enfants travailler à cet âge...Les gens n'étaient pas riches. Mais qu'on ne s'y trompe pas...même de la première marche de ce "piedestal" on pouvait arriver dans la vie, avec du courage, de la bonne volonté et un certain sens des affaires...Mon grand-père, considéré de son temps comme "un Monsieur" assez connu et apprécié, avait démarré comme saute-ruisseau à...10 ans ! Puis, pas sot, il avait étudié tout en travaillant...Un des amis de mon père, Entrepreneur de Travaux Publics apprécié et très connu aussi jadis, était à 11 ans "petit mousse" sur un chantier....Dur avec lui-même, dur avec les autres, tout comme mon grand-père....Mais la réussite était à ce prix !

     

                              C'était une époque dure bien sûr...Mais ce qui comptait, c'était la valeur et pas le nombre d'années après le bac ! D'ailleurs, le bac n'était pas encore tellement couru ! Le travail manuel était reconnu, de même que le travail "tout court"....Tout change...

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