•               Lorsque j'arrivais avec certaines appréciations de l'institutrice jadis, concernant notamment mon bavardage à l'école (!) et que je disais à mon père "Il n'y a pas que moi qui suis bavarde, puisque je parle avec les autres", mon père me répondait invariablement "Oui, mais les autres ne sont pas ma fille , ce que je veux c'est que toi tu ne bavardes pas !) Rien à répondre à ça ...si ce n'était NE PLUS BAVARDER et surtout faire des efforts pour redresser la situation !!! J'y avais tout intérêt !

                  Or, voici plusieurs fois que je lis que : "si nous avons des dettes, si nous avons des ennuis...."d'autres pays ne sont pas mieux lotis ! Et voilà que ce matin il était question du chômage ! (Chômage "prioritaire" par notre Président depuis avant qu'il ne soit élu...) Il paraîtrait que nous ne connaissions pas la pire des situations ! Il y a avant nous quelques pays avec les mêmes soucis, mais en pire ! ! Nous n'arriverions pas en première position, mais quelques "marches" plus loin ! Et j'ai pensé à mon père ! Et je "l'entendais" dire que "oui mais, son pays c'était la France, qu'il y vivait, l'aimait, et voulait en être fier"... Ben, mon pauvre Papa, c'est raté ! Le chômage, malgré toutes les promesses, est bien incrusté en France où il y a énormément de chômeurs ! En verrons-nous la fin ou tout au moins une amélioration ? Des mesures sont prises qui ne semblent pas toutes efficaces... 

                  Attendons-nous d'avoir la première place en ce domaine ? C'est peu encourageant et ça fait frémir. Que d'autres pays aient plus de Sans Emploi que chez nous, cela doit-il nous consoler ? Et je me pose une question : Nos parents étaient-ils plus exigeants jadis ? Laisser faire n'est pas une solution...Etre premier dans l'exemplarité, d'accord, mais pas dans la médiocrité ! Accepter tout avec passivité en disant "il y a pire que nous",  c'est régresser ! Il y a tant d'années que le chômage existe en France, et la crise (que certains niaient il y a encore quelques années) n'a rien arrangé....Que ces problèmes sont donc sujets à réflexions ! Et pendant ce temps, le moral des français est bien bas !

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  •               Il y a environ 3 ans, je publiais sur mon ancien blog, un article sur cette route chantée par TRENET, et que je connaissais depuis ma petite enfance, puisqu'elle passait notamment à JUVISY, ville de banlieue parisienne, où j'ai habité de nombreuses années....Cette route tellement encombrée à certaines périodes de vacances que bien des voyageurs préféraient emprunter des "petites routes" moins rapides mais plus sûres ! Quand j'étais enfant, elle semblait plus calme...Les voitures n'étaient pas à la portée de toutes les bourses...et il y en avait peu. En traversant JUVISY, son nom d'alors était : Avenue de la Cour de France et Route de Fontainebleau. Et sa réputation: dangereuse ! Plusieurs carrefours importants contribuaient à lui faire cette réputation !

                  Et voilà que depuis hier, la Télévision (2ème chaîne), a entrepris un reportage sur "ma route" ! Je l'ai revue telle qu'elle était après la guerre, lorsqu'elle a commencé à devenir célèbre parce que très empruntée !

                  Mes bons souvenirs : lorsque mon père, avant la guerre, décidait le dimanche de nous emmener pique-niquer en forêt de FONTAINEBLEAU avec "en prime" l'escalade des rochers"...Forêt, château de Fontainebleau, les douves où des carpes très vieilles (à l'époque, mon père nous disait qu'elles avaient 200 ans !) nageaient pour notre plaisir...

                  De mauvais souvenirs également lorsqu'en arrivant à l'école, nous étions prévenus qu'une ou un élève s'était fait renverser par une voiture en traversant cette route si droite sur laquelle les voitures faisaient "au moins" du 60 kms heure ! Mon père qui avait pas mal de famille à JUVISY, ne manquait pas de nous raconter que "de son temps", cette route si calme alors lui avait permis d'apprendre à jouer "à la raquette" en plein milieu. C'est que "de son temps", JUVISY était "la campagne" en ville ! Quelle différence entre le début des années 1900 et les années 1950 et plus !

                  Est-ce que les routes ont une mémoire ? Si oui, cette Nationale 7 pas complètement oubliée d'après le reportage de France 2, serait capable de raconter bien des histoires. Elle a été le témoin entre autres, des voyages de nos rois et reines se rendant à FONTAINEBLEAU et beaucoup plus près de nous, de notre Libération en 1944 ! Sans oublier "tout le reste" !

                  Et voilà comment ont été ravivés mes souvenirs d'enfance....La télévision (quand elle veut bien s'en donner la peine), peut avoir du bon !

                 

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  •               Il était une fois...un hiver pendant la guerre...l'hiver 1940/1941 ! Nous venions de subir une défaite, et les troupes d'occupation s'étaient installées avec leurs lots de restrictions, d'interdictions, de gêne et de peines...Pas de nourriture, pas de chauffage, pas de...tout ! Et le temps s'étant mis de la partie, le froid s'était annoncé bien avant Noël ! Une grande maison, c'est très agréable quand il y règne une douce chaleur et que la famille est au complet ! Ce n'était pas le cas chez nous...Nous n'étions que deux "pauvres femmes" dont moi dans la période intermédiaire : ni déjà femme, ni encore une enfant...Et abandonnant mes études, je recherchais un emploi...Ma mère, en accord avec ma marraine, avait donc décidé que j'irais chez cette dernière, à PARIS, dans un appartement beaucoup plus douillet et que je pourrais lui rendre service, puisqu'elle-même était obligée de seconder son mari dans l'entreprise...en laissant dans l'appartement trois enfants. J'étais donc la "grande" cousine de service ! Je surveillais donc la popote que marraine préparait le matin avant de descendre au bureau, et surtout, je surveillais le travail et les jeux des trois enfants que j'allais récupérer à l'école...

                  Je me souviens de ce froid, du gel, de la neige, du verglas ! quel hiver...nous n'avions vraiment pas besoin de ça ! Mon oncle s'était installé un petit bureau dans l'appartement, bureau qui avait été transformé en chambre pour moi...C'était très vivable et même agréable...Mais voilà...le téléphone était "aussi" installé dans ce bureau ! Comme l'entreprise de ma famille était une entreprise de "couverture plomberie" et que les canalisations ne résistaient pas au gel intense qui régnait alors, il n'était pas rare que ce maudit téléphone me sonne le réveil à 6 heures du matin...Des clients affolés appelaient en urgence pour une fuite d'eau après "explosion" d'un tuyau... Je n'entendais pas toujours le téléphone (à 18 ans on a un bon sommeil), mais j'étais réveillée par un "Bon Dieu de Bon Dieu" dit d'une voix tonitruante par mon oncle qui s'était...pris les pieds dans ma descente de lit ! Il ne voulait pas éclairer la pièce pour ne pas me réveiller ! Réussite=zéro ! Pas de téléphone sans fil alors...et mon réveil n'était pas des plus doux !

                  Il fallait tout accepter à l'époque et...ne rien dire ! Quel hiver, quels souvenirs...Et au moment du grand dégel, au mois de mars, ma vie à PARIS devenant impossible, je suis retournée à JUVISY rejoindre Maman...Si nous n'avions rien, nous ne disposions pas non plus de téléphone ! Et j'ai pu aller travailler chez un ami de mes parents, entrepreneur de travaux publics...qui m'avait proposé de me former au Secrétariat, me disant: "Je t'apprendrai ton métier, je te ferai faire tous les services, mais...je ne te payerai pas !" Et il a tenu ses promesses ! Ce que je sais, je le lui dois en grande partie...Mais, ne pas être payée ne me réjouissait pas ! Ma mère m'avait alors dit :"Ne rouspète pas, tu me ferais fâcher avec eux"! Contrainte et forcée, j'ai donc obéi...et je ne le regrette pas ! Cet homme s'était "fait tout seul", à force de travail...Il avait été dur pour lui-même et était dur pour les autres...Mais il tenait ses promesses (ça peut arriver...)

                  Quel hiver que cet hiver de guerre !

     

                 

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  •               La nuit dernière, je me suis réveillée à 3 heures, et comme j'avais le "tracassin" et ne pouvais pas me rendormir, je me suis levée et je suis venue sur cet ordinateur consulter mes anciens articles ! C'était une occupation comme une autre et ça ne risquait pas de réveiller les voisins...Ma lecture m'a conduite au 10 février 2010... J'avais alors écrit ce qui suit, sous le titre "S'en souvient-on" ?

     

                                         Un certain Louis René Villermé....

                        Notre dernier domicile à PARIS se trouvait dans une petite rue du onzième arrondissement, la rue "René Villermé"...Mais qui était ce René Villermé ? J'avais pu me documenter à l'époque, une amie ayant trouvé ce renseignement par hasard !

                         C'était un médecin et sociologue né en 1782 et mort en 1863. Il avait notamment écrit en 1840 un ouvrage "Tableau de l'état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie" et cet ouvrage a été à l'origine de deux lois importantes :

                         - en 1841, la loi sur le travail des enfants dans les manufactures. Je la rapporte ci-dessous, telle que je l'ai trouvée sur Internet !

                         "22 mars 1841 - loi sur le travail des enfants -
                         " L'âge minimum d'embauche est fixé à 8 ans et à 13 ans s'il "s'agit d'un travail de nuit. La durée du temps de travail est établi à 8 heures "par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12 heures pour ceux entre 12 et "16 ans. Cette loi d'un genre nouveau en France ne concerne que les "entreprises de moins de 20 ouvriers."( Elle ne sera que très peu appliquée...)

                          - en 1850, la première loi d'urbanisme en France interdisant la location de logements insalubres....

                          Pauvres enfants, mis au travail très tôt...Que diraient nos jeunes maintenant ? La vie était rude pour eux jadis. Lorsque j'étais jeune, certains enfants commençaient encore à travailler très tôt (13/14 ans). Pour beaucoup, le certificat d'études marquait la fin de l'enfance... Heureusement que des lois ont réglementé un peu tout ça...tout au moins en France. Malheureusement, dans d'autres pays, ce n'est pas le cas.

                          Quant à la loi d'urbanisme de 1850...il y aurait encore beaucoup à dire....

                           C'était un petit rappel de la vie dans "l'ancien, ancien temps" !

                   Voilà ce que j'écrivais...il y aura bientôt 5 ans !

                  En 2010, je posais cette question : que diraient nos jeunes maintenant ?Il est certain qu'une loi s'imposait...et c'est grâce à ce médecin, René Villermé, qu'elle a vu le jour. On voit dans les villes et villages des noms de rues et très souvent on ne cherche pas à savoir d'où vient la "célébrité" de celui ou celle qu'on a voulu honorer...Et pourtant, leur action était bénéfique ! Imaginez les enfants (comme c'est encore le cas dans bon nombre de pays) partant travailler à 8 ans...et faisant des journées de 8 heures ! Inimaginable au XXI° siècle...Un enfant doit rester un enfant...Je me souviens que mon grand-père paternel racontait que lorsqu'il avait eu 10 ans, sa mère lui avait préparé un petit baluchon pour qu'il "monte à PARIS" retrouver des oncles qui l'ont hébergé et surtout pour chercher et trouver du travail! Il était l'aîné de 8 enfants...et la vie était dure dans la Creuse...Et il était très fier de s'être formé tout seul et d'avoir réussi sa vie...C'était alors possible. Il a appris tout en travaillant....(pour la petite histoire, quand mon frère ou moi écrivions à grand-père, il nous retournait nos lettres après avoir souligné les fautes d'orthographe ! Intransigeant pour lui-même...et pour les autres !

                  Le travail des enfants et des adolescents a été réglementé. Le travail des adultes aussi... Petit à petit, les lois sociales sont arrivées...C'était l'ancien temps !

     

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  •               Mais "à quoi" ? mais à l'automne, bientôt suivie de l'hiver...Après ces derniers jours d'octobre ressemblant plutôt à une fin d'été très douce, la fraîcheur est arrivée sur presque toute la France.

                  Je me souviens de cet ancien temps, alors que j'étais enfant, et que j'aimais cette saison de "début de fraîcheur", pour ne pas dire froid ! Mes parents avaient remisé table et chaises de jardin dans le sous-sol de notre maison, remonté la vaisselle qui avait servi tout l'été et nous avait permis de prendre nos repas dans le jardin, ce que nous adorions ! Les vacances étaient vraiment terminées...

                  Douce petite chaleur quand nous rentrions de l'école. Seule la cuisinière était allumée et permettait, outre la sensation de douceur, de faire mijoter soupes et plats d'hiver et divers...Dieu, que ça sentait bon et que ça vous mettait en appétit ! Et le four de la cuisinière servait à faire cuire des tartes...et tout ça, pour le même prix : chauffage, cuisson de tous les aliments ! C'est qu'il n'était pas question d'allumer le four à gaz quand on pouvait faire autrement ! On "économisait" en ne gâchant pas ! Notre cuisine étant grande, s'il ne faisait pas assez chaud pour faire nos devoirs chacun dans notre chambre, on s'installait sur la grande table de cuisine ! La cuisine servait à tout...et on y voyait très clair, ma mère descendant la lampe à abat-jour ressemblant à une assiette retournée (!). J'aimais regarder cette lampe monter et descendre au moyen d'un contre-poids et d'une sorte de poulie !

                  Petits bonheurs de ces débuts d'hiver (ou de fin d'été). Les "distractions" étaient toutes bonnes à prendre. Et surtout, nous trouvions notre mère à la maison, peu de femmes travaillant "au dehors". Les enfants n'avaient alors pas les clés de la maison, pas de téléphone portable .... C'était une autre époque ... Tiens, je la sens encore !

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