•               Il fut un temps, il y a beaucoup d'années,où j'aimais qu'on me raconte des histoires et surtout qu'elles finissent bien"... Je me revois étant enfant, écoutant mes parents (mon père surtout qui avait l'art de raconter !). J'arrêtais presque de respirer tant j'étais sous le charme...Je "vivais" les histoires...Et maintenant ?

                  J'en ai assez de toutes ces histoires qu'on nous raconte, de tous ces gens qui essaient de nous persuader avec des trémolos dans la voix, que ce qu'ils décident est pour notre bien ! Ben voyons ! Je crois que j'ai perdu mon âme d'enfant ou que mes goûts ont changé...On essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et nous serions obligés d'accepter ? Je croyais à un monde dans lequel "tout était bon, tout était gentil"... Alors que, après mure réflexion, je m'aperçois que notre monde est bien triste, que le "chacun pour soi" est roi, que la France en laquelle je croyais tant et qui était aimée, admirée, respectée, peut-être aussi enviée des autres pays, est actuellement décriée, moquée et j'en passe ! Nous ne sommes plus rien...c'est la décadence...l'éducation, trop rigide jadis je le reconnais, n'existe plus....Le mensonge gouverne notre pays et peut-être même le monde.

                   La corruption est présente autour de nous, dans la politique, dans le sport, on triche et on ment sans vergogne, pour tirer profit, pour être populaire, et qui sait, se faire aimer du peuple ? Ce pauvre peuple qui semble tout accepter...Quand donc cela finira-t-il ? Les jeunes ? ils ne trouvent pas de travail...Les vieux ? ils ont travaillé toute leur vie, se sont privés...et maintenant, ils sont rackettés par ceux qui devraient les défendre et leur faire une vieillesse heureuse et calme...ceux-là mêmes qui ne se privent de rien, ne rognent pas leurs revenus...Le "touche pas à ça, c'est à moi" devient la phrase favorite de nos dirigeants.

                   Je n'aime plus du tout les histoires actuelles ! Comme les goûts changent !

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  •               On dit toujours qu'il vaut mieux "s'adresser au Bon Dieu qu'à ses Saints..."

                  C'est ce que pensait certainement mon fils aîné, âgé de 3 ans 1/2 environ à l'époque. Il n'était pas un petit garçon de tout repos...Très affectueux, certes, mais un brin indiscipliné...Et à cette époque, il était encore enfant unique, élevé en grande partie par  ma mère qui lui passait...toutes ses fantaisies. Elle avait reporté sur notre fils aîné tout cet amour dont elle ne pouvait plus entourer mon frère tué à la guerre.
    Notre Jean-Michel adorait sa grand-mère, mais se rendait compte que, venant de lui, elle était prête à tout accepter ! Alors...il en profitait !

                   Pourtant, il aurait bien voulu être sage ! mais il lui fallait de l'aide !

                   Un jour, en se promenant avec sa Mamie, il entre dans l'Eglise de JUVISY, en banlieue parisienne où nous habitions. Prières de l'un et l'autre...Et nos deux promeneurs ressortent de l'Eglise et font un petit bout de chemin. Tout à coup, Jean-Michel dit à sa grand-mère :"il faut qu'on retourne à l'Eglise, j'ai oublié quelque chose"...En mamie-gâteau, ma mère ne demande pas d'explications et repart à l'Eglise où elle voit notre fils faire une petite prière...Et ils ressortent...Alors, le petit dit à sa grand-mère "j'avais oublié de demander au petit Jésus qu'il m'aide à être gentil avec Mamie"...

                    Mignon et innocent...et il ne voyait que cette solution pour être sage, puisque tout seul, il n'y arrivait pas ! Il était certain du résultat !

                     Lorsque ma mère nous a raconté le soir cette petite histoire, nous avons ri, tant c'était innocent ! Les enfants ne sont pas calculateurs heureusement. Notre fiston avait besoin d'aide et était certain de l'obtenir !

                     Je ne sais pourquoi ceci m'était revenu à l'esprit aujourd'hui. C'est si vieux...Peut-être l'envie de vous faire sourire ?

                    

     

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  •               Aucune nostalgie de ma part...simple constatation !

                  Lorsque j'étais enfant, le 1er octobre nous voyait reprendre le chemin de l'école abandonné depuis deux mois (août et septembre ). Et on ne parlait pas déjà des prochaines vacances, celles de la Toussaint...elles n'existaient pas ! Nous reprenions donc le chemin de l'école après avoir bien astiqué cartable et trousse (l'ensemble en vrai cuir) et qui resservait d'une année à l'autre ! Les filles, arborant un tablier noir, neuf, et les garçons la blouse grise, neuve très souvent, retrouvaient leurs camarades de classes, mais...filles d'un côté, garçons de l'autre ! L'école ne mélangeait pas les sexes....

                  Et on faisait connaissance avec institutrices pour les filles et instituteurs pour les garçons...Maîtres ou maîtresses sortaient de l'Ecole Normale d'Instituteurs. Pas de "professeurs des écoles" à l'époque. Plus modestement "instituteurs (trices)", qu'on aimait et respectait. C'est qu'ils détenaient le savoir, et ça, ça se respecte ! Ils avaient d'ailleurs la manière de se faire respecter...ils n'étaient pas des copains qu'on appelait par leurs prénoms...Monsieur, Madame, Mademoiselle...C'était leur appellation...Je "revois et entends" encore mes institutrices ! elles m'ont marquée à tout jamais...de même que leur enseignement...

                  Tout cela a bien changé, tout a évolué...en bien et en moins bien parfois ! Les enfants ont repris l'école depuis bientôt un mois...Ils ont changé de trousse, de cartable (qui ne sont plus en cuir !) et garçons et filles "mélangés dans les classes", obéissent à des maîtres et maîtresses qui ne sont pas passés par l'Ecole Normale, celle-ci ayant été supprimée ! Le changement que voulez-vous !

                 Pas de nostalgie de ma part ? mais si, un peu quand même ! Ne serait-ce que parce que cette époque lointaine représente ma jeunesse...Et ça, ça ne sera plus jamais pareil ! La roue tourne...

                 

                  

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  •               1er - 2 et 3 août 1914...

                  Ordre de mobilisation générale, départ des réservistes, déclaration de guerre par l'Allemagne à la France -

                  De ces trois jours et des années qui ont suivi, j'en ai beaucoup entendu parler dans ma jeunesse...Ces 3 jours avaient marqué ma mère. Née en 1900 dans un petit village lorrain, elle avait donc 14 ans en août 1914, et dès la mobilisation générale, elle avait pu voir les soldats "montant au front". Cela l'avait beaucoup frappée. Dans son village, les troupes venaient "au repos" après avoir perdu les 3/4 des participants ! Et pendant plus de 4 ans, sa famille et elle avaient entendu le canon sans discontinuer...De quoi marquer à tout jamais de jeunes adolescents...Et dans ce village d'une centaine d'âmes, dès la fin août, des familles entières avaient déjà été décimées...Quel massacre ...

                  Mon père lui, venait tout juste d'avoir 18 ans lorsqu'en janvier 1916, il a été appelé sous les Drapeaux...Le Chemin des Dames l'attendait, et il ne pouvait s'empêcher de parler de tout ce qu'il avait vu et enduré...18 ans, presqu'encore un enfant ! Et il nous parlait de ses "frères de combat", venant de tous les horizons mais tous "logés à la même enseigne"...Il ne pouvait oublier. Combien de morts, de blessés, de disparus...Moi, je me souviens de toutes ces "gueules cassées" de mon enfance, de ces grands blessés se déplaçant avec des béquilles..."Blessés de guerre" nous disait-on. Qu'avait-on fait de leur jeunesse ? Ils étaient partis au front "la fleur au fusil" disait-on, avec la certitude que la guerre serait courte...4 ans...cela aura duré 4 ans et avec tant de séquelles...

                   Il y a un an ou deux, j'avais écrit un article intitulé "Petite histoire vraie de la Grande Guerre"... C'était l'histoire d'un "petit gars de Lille" courageux et qui ne pouvait accepter de voir sa région occupée par les allemands. Mon père l'avait connu dans les tranchées et parlait de lui en disant "mon frère". Leur solide amitié a duré jusque dans les années 1960, époque à laquelle cet homme qui ne se considérait pas du tout comme un héros, a tiré sa révérence...

                  Cet article que j'avais écrit, est à lire ou à relire. Combien de héros anonymes se sont distingués et, contre toute attente, ont illustré cet amour de la Patrie qui peut parfois "donner des ailes". Cette patrie qu'on dénigre allègrement parfois, mais qu'on défend en prenant tous les risques, lorsqu'elle est en danger...

                   Commémorations...c'est l'époque !

              

                  

                  

     

     

     

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  •               J'ai regardé hier soir à la télévision, un documentaire sur ce grand homme que nous avions eu la chance d'avoir à une certaine époque, à la tête de notre pays ! Grand, s'il le fut par la taille, il le fut également par sa personnalité ! Son fils, Philippe de Gaulle est venu nous le "présenter". Comment oublier un tel homme, oublier son désintéressement, oublier son amour de la France ? Parti en Angleterre en juin 1940, avec l'intention bien arrêtée de continuer la lutte et d'attirer vers lui, pour ce faire, des volontaires, il a contribué pendant toutes les années noires, à nous faire garder le moral et l'espoir ! C'était un défi..et ça a réussi !

                   Cet homme qui semblait dur, était un "sensible" parait-il. Son fils, ses petits-enfants en ont attesté !

                    Et bien entendu, ce film m'a donné à réfléchir...J'ai pensé que si tous nos politiques actuels, de tous horizons, pouvaient avoir la même volonté de sortir la France de l'ornière où elle s'enfonce (par devoir ou par amour de notre pays), nous pourrions retrouver notre "place au soleil" ! Que tous ceux qui réclament des avantages pour eux-mêmes (ou soignent ceux dont ils profitent !) pensaient d'abord à la France et à ses habitants, nous serions alors sur la bonne voie ! Et nous pourrions tous retrouver la confiance qui s'est bien "émoussée" depuis plusieurs années...

                    Penser aux autres, à notre pays pour être fiers de lui, c'est tout un programme et tellement mieux que le "chacun pour soi". Il nous faut retrouver notre place dans le monde...pas seulement par la réussite de nos joueurs de foot ! Il y a tellement d'autres façons de briller ! L'Equipe de France, si elle remporte des matchs, je sais que j'en serai fière. Mais si notre Pays arrive à se sortir de la crise, du chômage, de la pauvreté, des dépenses publiques parfois "inutiles", notre fierté à tous n'aura plus de limites et ce sera une grande victoire sur la médiocrité !

                    En ce 18 juin...on peut toujours rêver...

     

                  

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