•               Pour cette fois, je vais parler de "jadis" ! Mais d'un jadis "élargi", allant de l'école de mes parents à celle de mes enfants...dans les années 1950/1960/1970 ! et en passant par mon époque fin des années 1920 et 1930 (à vrai dire jusqu'en 1939 date à laquelle j'ai dû arrêter mes études par suite de guerre !).

                  Ah que oui, ces périodes d'école étaient faites en fonction des élèves et non pour faire plaisir et flatter l'ego de je ne sais quel ministre lequel s'appelait jadis "Ministre de l'instruction Publique". Et il s'agissait bien de l'instruction publique ! Les élèves étaient égaux et si on "nivelait", c'était par le haut ! Chaque enseignant (qu'on appelait alors instituteur, institutrice, professeur) mettait tout son savoir et essayait de faire le mieux possible pour former ses élèves. A noter au passage que ceux-ci les appelait Monsieur ou Madame et...les respectaient !

                   Les temps changent ! Personnellement, je dois une grande partie de ce que je sais à une femme, professeur de français, que j'ai eu la chance d'avoir dans différentes classes...Elle n'était pas "tendre" mais vous faisait aimer la littérature....Et quand elle vous disait "ce que vous avez écrit n'est pas français, c'est de la littérature à cinq sous le mètre" ! nous avions envie de nous cacher !!! On égorgerait un professeur pour beaucoup moins que ça actuellement (élève ou ses parents, ou...s'en chargeraient) ! Mais les résultats étaient là ! Et même si nos études s'étaient arrêtées un peu tôt, on avait la possibilité de "se faire tout seul" en travaillant bien sûr....En histoire, on connaissait l'Histoire de France...il y a beaucoup à apprendre sur notre pays...Personne n'avait émis l'idée de diminuer ou même de supprimer cette matière...mais par contre d'apprendre l'histoire de l'Islam ! Nous savions que notre pays avait été le berceau de la chrétienté...Nous connaissions nos origines....

                  Dans cette école de "l'ancien temps", les élèves apprenaient à lire couramment, à écrire, à compter...Qu'en reste-t-il ? Lire couramment était alors indispensable pour "comprendre les textes"...Il semble que tout cela ait changé...Même les mots ne sont plus les mêmes...Les phrases simples que chacun pouvait comprendre, deviennent tellement "tarabiscotées" qu'elles se transforment en rébus .... Pauvres élèves ... On nivelle par le bas pour faire plaisir à qui ? Une de mes arrières petites-filles est une excellente élève de 5ème. Ses appréciations contiennent cette phrase : "elle tire la classe vers le haut"... Mais, Est-ce que ce n'est pas le rôle des professeurs ça ?

                    J'ai lu ce matin que cet écrivain que j'adore, Jean d'ORMESSON, essayait de tirer le signal d'alarme... Intellectuels de tous bords en font autant ! Seront-ils écoutés ? Il y va de l'avenir de nos enfants... Peut-on espérer que l'entêtement de nos dirigeants (pas tous d'accord à ce sujet heureusement) n'aura pas le dessus ?Là encore, il s'agit d'un "devoir de mémoire"... même à une époque où les droits sont rois ! Tiens, justement, nos enfants ont des droits...respectons-les....

     

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  •                Désillusion, déception ... moi qui aime tant les mots, ce sont deux mots que je n'aime pas...Ils sont presque identiques, ce qui explique peut-être que je les mette "dans le même panier" ? Encore que, avoir des illusions et les perdre, ça fait partie de notre quotidien ! on peut se faire des illusions sur quelqu'un, sur le temps, sur bien d'autres choses ! Cela nous contrarie et nous prouve que nous avions rêvé...Et il y a souvent loin du rêve à la réalité, c'est bien connu !

                  Mais être déçu est, il me semble, beaucoup plus grave ! Surtout si c'est être déçu par quelqu'un en qui nous avions mis toute notre confiance !  ça peut arriver, et ça m'est déjà arrivé... Serais-je crédule ? pas du tout, mais il m'arrive de me tromper d'opinion et je n'aime pas du tout. J'aime faire confiance, c'est un besoin chez moi. Je vis très mal là où la confiance ne s'installe pas !

                  Ce qui se passe dans notre pays actuellement ne "m'enlève pas mes illusions", je n'en avais pas ! Ne me déçoit pas trop non plus puisque je n'avais pas accordé ma confiance à nos dirigeants ! Ils nous ont, depuis 2012 (et même avant), vendu du vent. Que des belles paroles dites accompagnées d'"envolées de manches", de "Moi je", de "vous allez voir ce que vous allez voir"...et de toutes sortes d'attrape nigauds auxquels bien des gens se sont laissés prendre .... Crédulité ou pas, nous sommes dans de beaux draps...et tout ceci nous prouve qu'il n'est jamais bon de faire confiance aveuglément...J'ai entendu aux informations de 13 heures que notre Président, beau parleur s'il en est, qui voulait réduire le budget de l'armée, "faisait un virage à 180°" (c'est le terme employé par la journaliste) et revoyait ce budget à la hausse, arguant du fait que le plan Vigipirate devait être maintenu, puisque nous sommes en danger ! Moi, je suis bien d'accord (je ne l'étais pas pour la réduction du budget). Mais pourquoi avoir voulu le réduire précédemment ? Il paraît qu'il va demander aux autres ministères de se serrer la ceinture...à moins qu'il ne change d'idée ? Puisque nos impôts ne vont (paraît-il )pas augmenter...il faudra bien trouver les sous !!! Aïe, j'ai un peu peur...Mais, la peur n'évite pas le danger...."Père, gardez-vous à droite, père gardez-vous à gauche".... Autrement dit, gardons-nous de tous côtés...de tous ces politiques qui sont arrivés à nous faire douter de tout et de tous !

                  Et je pense, comme disait mon père " faire de la politique, c'est farfouiller dans la ----- N'ayons pas peur des mots et Cambronne est le bienvenu !

     

        

               

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  •               Lorsque j'étais jeune, il y a fort longtemps, mon frère et moi avions la chance d'avoir nos grand-mères ... Elles étaient bien différentes, l'une étant la "vraie" parisienne, l'autre étant lorraine, née, élevée, mariée dans ce petit village qu'elle n'avait jamais quitté, même pas pour une promenade à NANCY !

                 Notre grand-mère paternelle, parisienne bon crû, était gaie et élevait des chats dans son appartement Place Dauphine ! Nous l'aimions beaucoup tout en pensant qu'elle était "un brin" farfelue ! Elle disait tout ce qui lui passait par la tête, sans toujours réfléchir! Instruite comme peu de jeunes filles l'étaient à son époque, elle avait quitté ses études pour se marier à 18 ans ! Je la revois toujours, coquette, avec un petit ruban de velours autour du cou...c'était la mode. Elle nous aimait beaucoup et nous l'aimions également...elle nous faisait rire !

                 Notre grand-mère maternelle ? C'était la bonne grand-mère paysanne et si bonne ! Nous l'adorions...Elle ne savait quoi faire pour nous lorsque nous allions en vacances...Nous allions avec elle dans les champs, faucher de la luzerne pour les lapins, et quand l'époque arrivait, cueillir des mirabelles ! Tous les ans, à la St Nicolas, elle nous envoyait un colis contenant la cervelle du cochon que grand-père et elle élevaient et faisaient tuer pour ce jour de fête ! Le colis contenait plein de choses dont des St Nicolas en pain d'épices ! Et elle n'oubliait jamais de nous envoyer de jolies cartes pour notre fête et notre anniversaire. C'était la bonne mère-grand qu'on se représente, petit chignon sur la tête et tablier propre tous les jours. Son cœur parlait pour elle ! Comme nous avons été gâtés lorsque ma mère a été malade et que nous avons vécu plusieurs mois en Lorraine, allant à l'école du village...

                Ces deux grand-mères, aussi différentes qu'on peut l'être, ont fait notre joie d'enfants. Rien à voir avec les grand-mères actuelles si pimpantes et si jeunes d'allure. Non, nos grand-mères, nous ne les prenions pas pour des "copines"...Nous allions régulièrement voir ces grands-parents parisiens, puisque nous habitions en banlieue de PARIS. Quant à nos grands-parents lorrains, ils nous recevaient aux vacances et...à nous la liberté ! Les grands espaces n'avaient plus de secrets pour nous ! les animaux non plus ! Lapins, poules, cochon étaient nos copains ! Et les chattes donc ! elles étaient au nombre de deux et avaient une vie rêvée !

                  Les enfants maintenant ont des grand-mères, toujours dévouées, mais...moins disponibles souvent...Elles gardent leur jeunesse le plus longtemps possible, vont chez le coiffeur, l'esthéticienne et font des voyages ! Elles s'habillent "jeunes" et très souvent, ne veulent pas vieillir ! Et il n'est pas rare que les enfants aient des arrière-grand-mères (ou arrière-grand-pères) dont la vie s'est trouvée prolongée...A 60 ans, on semble encore jeune...Une de mes arrière-petites-filles, avait un jour parlé des "z'âgés" . Et sa sœur a dit en parlant de moi :"Magitte, c'est une grand-mère, mais c'est encore plus vieux qu'une grand-mère"...Eh oui, je suis bien plus vieille que les grand-mères de jadis....La roue a tourné, les façons de se nourrir et de se soigner ont été modifiées et c'est cela qui nous conduit sans doute à cette longévité ....

                   Si l'allure des grand-mères n'est plus ce qu'elle était, leur cœur aimant est toujours bien présent ! Et ça, c'est important !

     

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  •               Ils s'appelaient Jean-Michel, Anne-Marie, Philippe...Ils sont devenus vos parents et même vos grands-parents  (pour certains) à vous tous les "Huit" qui constituez l'arrière-garde de notre famille ! Pour moi, ces trois dont un nous a quittés, sont toujours présents et je les revois et les entends comme si c'était hier !

                  Avec "un peu" de recul, je me souviens de cette semaine entre Noël et le Jour de l'An, semaine "bénie" pendant laquelle tous les enfants étaient à peu près sages...Et on préparait ...le compliment qu'on allait faire aux parents en ce premier jour de l'année ! Rien n'avait changé entre ma petite enfance et l'enfance de "nos trois"... Les compliments aux parents étaient toujours une habitude... Le matin du 1er janvier, debout sans bruit, les enfants allaient "souhaiter une bonne année" à leurs parents, dans la chambre de ces derniers. Et c'est là que le compliment entrait en scène, préparé dans le plus grand secret et en s'appliquant beaucoup, les langues tirées en faisant foi ! Message d'amour des enfants pour leurs parents, le "compliment" contenait outre des remerciements pour tout, des promesses parfois difficiles à tenir, mais auxquelles les parents heureux faisaient semblant de croire...tout en pensant que... Promesses d'être sages, de bien travailler à l'école, d'obéir aux parents, d'être respectueux, de les aider...Ah! c'est qu'on n'était pas à court de promesses...J'en connais même qui promettaient de ne pas bavarder en classe ! et ça, c'était une promesse majuscule ! Et j'oubliais...on ne devait plus se chamailler entre frères et sœur...

                  Toutes ces promesses éclairaient la journée et on avait l'impression de bien débuter l'année...Parents et enfants étaient heureux pour un temps, si court soit-il ! Et quelques années plus tard, on apportait même le petit-déjeuner au lit à ces parents qu'on fêtait pour les remercier...de tout ! Est-ce toujours ainsi ? ou bien...? On "envoie promener" tant de choses qui semblent inutiles et surtout désuètes !

                  Souvenirs d'enfance, souvenirs de jeunes parents, vous meublez notre vie et nous "vivons avec vous" le plus possible. Restez présents dans la tête des anciens afin de ressortir à l'occasion...et d'être divulgués...

                

                 

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  •               C'était il y a déjà "un certain temps" ! Nos enfants étaient encore très jeunes et mon père était venu les voir. Comme je l'ai déjà dit, mon père avait l'art de raconter des histoires et nos enfants l'écoutaient avec ravissement . Tous "vivaient" les péripéties racontées : le grand-père en racontant, les enfants en écoutant... Comme c'était quelques jours avant Noël, le conteur était arrivé avec une jolie histoire palpitante ! Elle s'intitulait "On a volé le Petit Jésus".. De quoi vous donner des frissons d'avance ! Cette histoire, la voilà (histoire vraie bien entendu...)

                  Un brave curé d'un petit village, avait mis tout le monde à contribution pour décorer son Eglise et faire une magnifique crèche. Le résultat était surprenant et avait dépassé toutes les prévisions optimistes...La crèche était magnifique et chacun de l'admirer, catholiques ou non...Les habitants avaient si bien travaillé à cette réalisation qu'ils en étaient tous fiers. Arrive le soir de Noël...Il y avait affluence à l'Eglise pour prier et aussi pour admirer...Le brave Curé était ravi, le succès était là, son Eglise avait été déclarée très belle (même par ceux qui n'y mettaient jamais les pieds). Le lendemain matin, de très bonne heure, avant la première Messe, le Curé ne peut s'empêcher de passer "voir la crèche"...Horreur...Le petit Jésus n'était plus là ! L'abbé cherche dans toute l'Eglise, il remue les chaises, va à la Sacristie...on ne sait jamais, quelqu'un l'avait peut-être rangé ? Mais rien...aucune trace...Jésus avait bel et bien disparu, volé sans doute par un jaloux ou un mauvais plaisant...Tout échevelé, notre brave curé sort et crie "à la ronde"  "On a volé le petit Jésus ! C'est un sacrilège..." Il alerte les gendarmes qui promettent de venir aussitôt que possible et de faire une enquête serrée...

                  Au plus fort de son désarroi, notre curé court partout dans le village...Et là, il fait une rencontre qui le laisse sans voix ! Un gamin de ce village, le petit Jean, promène fièrement dans une belle brouette neuve...le petit Jésus de la Crèche ! Le sang du curé ne fait qu'un tour et retrouvant sa voix, il crie au gamin "tu n'as pas honte ? tu as volé le Petit Jésus...tu iras en Enfer..." Et il le secoue d'importance, lui tirant les oreilles etc... Alors, le petit Jean se met à pleurer et dit "Je ne suis pas un voleur...c'était pour tenir ma promesse..." "Comment ?" dit l'Abbé...Alors, il entend cette confession au milieu des pleurs du gamin: "J'avais dit au petit Jésus, s'il vous plaît, faites-moi avoir une jolie brouette neuve...Si vous me la faites avoir, je vous promets, je vous ferai faire un tour avec dans le village..." Chacun sait qu'une promesse ça se respecte. Alors, n'écoutant que sa conscience, il lui avait fait faire un grand tour !

                  Si vous aviez vu la tête de nos enfants "buvant" les paroles de leur grand-père ! Leurs yeux étaient, tout comme leurs oreilles, ouverts au maximum...Ils se représentaient les différentes scènes et ...les larmes étaient même présentes !

                  Je crois que tout comme jadis, les enfants adorent qu'on leur raconte des histoires, surtout quand elles finissent bien...On aura beau faire, un enfant restera toujours un enfant...Quant à vous, retrouvez votre âme d'enfant et appréciez ce conte qui n'avait d'autre but que de vous faire oublier les discussions actuelles sur les crèches et autres décorations de Noël...

                 

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