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                            Souvenirs rafraîchissants...

                             Ces "mots d'enfants" qui me reviennent en mémoire, me ramènent à des jours heureux...et pourquoi ne pas partager ce plaisir... Ce sont peut-être des mots un peu "simplets", mais la petite enfance est simple et c'est ce qui fait son charme ! Sourions donc ensemble ! La vie n'est pas toujours si drôle !
                              Et c'est dimanche !

                             Honneur à la plus jeune génération d'abord ! L'aînée de mes arrières-petits-enfants :                       

     

    Anaëlle 6 ans : 

     

     

                            « Tu sais Mamy, je crois qu’à l’époque de Magitte, il y avait des méchants avec des pistolets…!

    - Mamy : oui ma chérie, ça s’appelle la guerre..

    -Anaëlle: Je sais, Papa me l’a dit. Eh ben moi, j’aime pas ! »

     

                             La génération précédente, mes enfants...

    Jean-Michel - 3 ans 1/2 - premier jour d'école - 

                             Il revient à midi et question traditionnelle de la maman : « Qu’est-ce que tu as fait à l’école ? »

                             Réponse : « la prière ». - Ah bon, et quoi comme prière ? « au nom du Père, du Fils du St Esprit habillez-vous ! ». La maîtresse devait être un peu pressée !


    Philippe, 6 ans environ - petite philosophie déjà !

                            « J’aime pas l’école, mais puisqu’il faut y aller, autant bien travailler, on s’ennuie moins ! »

                            A bon entendeur…..

     

    Anne-Marie, 5 ans -

                           « Tu sais papa, le vieux monsieur qui habite dans la maison d’Odile, il paraît qu’il est mort…

                           - Comment est-il mort ? En perdant la vie ?

                           « Ah ça, je ne sais pas, Odile ne me l’a pas dit !

    Anne-Marie, quelques années plus tard...

                         - Elle récite sa leçon à son père:

                          « On a deux sortes d’intestins, le gros intestin et l’intestin gelé…

                          - L’instestin gelé ???? Non, l’intestin grêle !

                          « oh là là, la grêle et la gelée c’est pareil !


                          Les parents sont vraiment difficiles....

    Philippe 9 ou 10 ans -

     

                          Il récite sa poésie à son Père…toujours de service ! Si le sens de la poésie était correct, il y avait un gros problème concernant les rimes..Le papa le fait naturellement remarquer et demande à Philippe d'apprendre à nouveau...

                          Réponse "Je la sais ma poésie, mais s'il faut encore que ça rime....."

     

                          Décidément, les parents sont exigeants !


                         Et voilà, c'est tout pour ce dimanche...J'avoue que l'inspiration, si inspiration il y a, me fait un peu défaut depuis deux jours ! Mes souvenirs sont comme moi, ils ont besoin d'un peu de repos pour reprendre vie ! Bientôt les vacances.... 

     



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  •                         L'innocence à l'état pur ....

     

    Anaëlle, 5 ans -

    J’étais en vacances l’été dernier dans les Hautes-Alpes et comme tout a une fin, j’ai dit à mon arrière-petite-fille Anaëlle que je partais le lendemain.

    - Pourquoi tu t’en vas Magitte me demande-t-elle ?

    - Mais ma chérie, il faut bien que je retourne chez moi à Montpellier !

    - Ah non ! C’est pas « ton » Pelier, puisque c’est celui de Maman ! Elle dit: on va à Mon Pelier !

    Comment expliquer ça ? Et puis, c’était tellement mignon !

     

     

    Michaël et Loïc, 8 et 4 ans -

    Ce sont deux de nos petits-fils; ils sont frères.

    Nous les avions emmenés en courses à AVIGNON et en revenant ils discutaient ferme dans la voiture. Conversation presque « houleuse » car ils n’étaient pas d’accord. Et tout à coup nous entendons Loïc (4 ans) dire à son frère, d’un ton qui n’admettait aucune réplique:

    « Tiens, un exemple : Patou et Magitte (nous les grands-parents) eux, ils n’ont jamais eu d’enfants ! …….

    En rentrant chez nous, nous avons sorti un album des photos de nos trois enfants en leur expliquant qu’il y avait leur papa, leur oncle, leur tante et qu’ils étaient nos enfants. Ils n’en revenaient pas ! Je ne sais pas ce qu’ils s’imaginaient !!!

     

    Jean-Michel, 5 ans - 

    Il avait déjà une petite-sœur qu’il adorait. Nous lui annonçons qu’il aura bientôt un petit-frère ou une petite sœur (à cette époque, c’était la surprise…).

    - Oh , dit-il, moi j’aime tellement les petits-enfants que j’en voudrais un dans chaque main !

    Que dire de plus ?

     

    Anne-Marie, 8 ou 9 ans -

    C’était il y a déjà longtemps… A cette époque, les enfants étaient moins au courant de la vie.

    Anne-Marie revient de l’école et avant même de quitter son manteau elle interpelle sa mère (moi !) et lui dit:

    - Maman il faut que tu m’expliques.. Je sais comment naissent les bébés, mais je croyais que le papa ne servait à rien ! Eh bien si, il paraît qu’il sert, c’est une petite fille qui me l’a dit !

    Bon, il fallait bien s’exécuter, sans soutien, le papa étant parti courageusement s’enfermer dans la chambre en attendant ..

    C’est beau la franchise des enfants, même si ça vous met dans l’embarras !

     

    Philippe - 3 ans -

    Il adorait sa grand-mère et lui dit :

    - Mamy, quand je serai grand, je me marierai avec toi !

    - Ce n’est pas possible répond Mamy, on ne se marie pas avec sa grand-mère et en plus, quand tu seras grand, moi je serai vieille…et je ne serai peut-être plus là.

    - C’est dommage dit Philippe. Mais puisque je t’aime beaucoup, je te promets que j’irai te porter des géraniums sur ta tombe….

                  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •                                Un été avant guerre...

                             La petite chienne appelée Minnie que nous avions avant la guerre, nous donnait parfois bien des soucis ! Quand elle décidait de se trouver un petit ami, ce qui lui semblait indispensable de temps en temps...Dans ces périodes, il ne faisait pas bon l'emmener en commissions avec nous, car si nous partions avec une chienne, nous revenions avec...tous les chiens du quartier, les gros, les petits, les beaux, les moins beaux ! Ah ! ces mâles, quand ils voient ou sentent une petite jeunesse prête à succomber à leur charme, pas moyen de s'en débarrasser...Autant dire tout de suite que ni mon frère, ni moi n'aimions cette situation... Alors, Minnie restait dans le jardin, bien triste et sûrement très fâchée d'avoir des maîtres aussi incompréhensifs ... La morale ? elle s'en moquait bien !

                              Un jour, aboiements désespérés dans le jardin ! Ceux de Minnie et ceux de notre bon gros Malinois réunis ont obligé mon père à aller voir ce qui se passait ... Quel tableau... Un assez gros toutou venant de l'extérieur, sans autorisation spéciale (qui lui aurait été refusée et pour cause....) avait voulu forcer la barrière de sécurité constituée de la grille en fer et donc de solides barreaux. Sautant sur le mur, il avait essayé de passer entre deux barreaux, mais soit manque de réflexion, soit envie trop forte de s'offrir la douceur d'une étreinte défendue, il n'avait pas pensé à sa taille et il était pris au piège ! Coincé...S'il avait pu passer tête, cou et début de poitrine, le reste n'avait pas voulu suivre ! Reculer, vous n'y pensez pas, c'était impossible, son ventre ayant gonflé de part et d'autre du barreau ! Quel triste spectacle ! Mon père est parti bien vite chercher une scie à métaux et a scié le barreau, pouvant enfin dégager cet amoureux transi ! Il n'était pas content le papa, le chien non plus sans doute car il est parti en courant... Il en avait été pour ses frais et heureusement que nous avions été alertés par les aboiements qui étaient, nous l'avions bien compris, des appels au secours ! Le courage, l'intrépidité, n'ont pas été récompensés, pas plus que la vertu obligée de notre petite chienne ! 

                               Jour "sans" aujourd'hui pour les souvenirs sérieux ! A bientôt !
                             
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  •                          Arme "pour rire" mais efficace !

                             La scène se passe un dimanche matin, pendant l'hiver 1940/1941, sur un marché de la Région Parisienne. L'occupation allemande sévissait depuis déjà cinq ou six mois et les restrictions de nourriture aussi ! J'étais allée aider des amis qui vendaient de la parfumerie sur ce marché. En face d'eux, se trouvait une charcuterie dont l'étal, moins bien achalandé qu'avant la guerre, vous mettait quand même l'eau à la bouche...Mais, pas touche ! si on pouvait regarder, on ne pouvait ni toucher, ni acheter sans ces fichus tickets d'alimentation qui nous étaient distribués avec parcimonie ! Le charcutier propriétaire de cet étal ne dédaignait ni l'armée d'occupation, ni le marché noir...c'est ce qui se disait et qui était exact...Mais il était très strict avec le client "ordinaire"...

                             Arrive un client attiré par la vue , l'odeur et probablement aussi la faim ! Un homme d'une trentaine d'années, pas plus agressif qu'un autre...Le charcutier lui dit qu'il ne pouvait rien lui vendre, etc...etc...La conversation s'envenime, l'un réclamant des tickets que l'autre ne pouvait lui fournir et les poings commencent à s'agiter d'un côté comme de l'autre ! Belle bagarre que nous regardions, mes amis et moi et dont l'issue nous semblait être à l'avantage du charcutier ! Et tout à coup, le client furieux attrape une énorme Mortadelle, ce gros saucisson qui doit bien faire 10 cms de diamètre, et v'lan ! il en assène un coup sur la tête du charcutier qui se retrouve à terre...Au tapis le charcutier, complètement groggy...Comptait-il des étoiles à défaut de tickets d'alimentation ? Nous n'en avons rien su, mais tous les spectateurs présents étaient partis d'un grand éclat de rire...En cette période où une simple petite rondelle de saucisson était la bienvenue, c'était une petite revanche ... Et personne n'a plaint le commerçant...

                              Tout peut donc être dangereux, même un saucisson...ce n'est pourtant pas l'arme à la mode actuellement !

                               J'ai voulu raconter cette petite scène vraie à laquelle j'ai assisté un sombre dimanche de guerre de l'année 1940. Et vous faire partager le bonheur que j'en avais alors ressenti. Qui a osé dire que les français de l'époque acceptaient tout ? Pas le charcutier sûrement...Au fait, après la guerre, il a eu l'honneur de connaître l'ambiance des procès et de la prison...les temps fastes étaient terminés pour lui...

                              

                            

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  •                          " En marge" de l'exode de 1940....

                             C'est bien connu, dans les situations graves, il y a presque toujours quelque chose qui vous amuse...Pourquoi ? réaction nerveuse peut-être... Pendant l'exode de 1940, alors que notre vie était tellement malmenée, que nous ne savions pas où nous allions, que notre angoisse était grande, il nous est arrivé de rire lorsque nous étions...mitraillés par les avions fonçant sur nous en piqué ! A priori, rien de bien drôle pourtant ! Mais les soldats qui conduisaient le camion dans lequel nous étions avaient très peur de ces avions, comme nous tous.

                              Comme ils avaient peur, ils descendaient de leur habitacle et quand nous ne pouvions aller nous mettre à l'abri dans un fossé, ils venaient cacher leur tête et leurs avants-bras , en passant la moitié de leur corps par l'ouverture pratiquée à l'arrière du camion puisque nous roulions bâches relevées pour avoir de l'air ! Tout le reste de leur corps restait à l'extérieur et les avions pouvaient être tentés de mitrailler cette partie de leur individu ! Ils se sentaient ainsi en sécurité puisqu'ils ne voyaient rien ! En résumé, ils "tendaient les autres joues" ! C'était idiot et cela nous faisait rire...Ils n'ont jamais essayé de monter avec nous dans le camion (il faut dire qu'il n'y avait pas trop de place, mais quand il y a danger, on se tasse !).

                               Ils n'ont jamais pu nous expliquer le pourquoi de cette réaction...Seule la peur les guidait...Ils étaient pourtant courageux et l'avait démontré en nous prenant en charge ! Cette bâche au-dessus de la moitié de leur corps, leur semblait aussi salutaire qu'un abri bien bétonné ! A bien réfléchir, je pense que c'était la peur également qui nous faisait rire ... et on en avait bien besoin !

                               Se croire en sécurité, c'est l'être déjà...Il n'y a vraiment que la foi qui sauve !

                               
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