•               Une chanson entendue ce matin...voilà de quoi vous mettre sur la voie des souvenirs ! C'est ce qui m'arrive aujourd'hui...Cette chanson ? elle est chantée par Ray Ventura et ses Collégiens et s'appelle "Le Général dort debout" ! C'est gai, c'est entraînant, comme toutes les chansons chantées par cet ensemble et en plus, elle me ramène à mon enfance ! C'est "tout bénef" comme on dit !

                  C'est l'histoire d'un petit garçon qui a installé tous ses soldats de plomb en vue de la bataille...mais voilà...le général est incapable de faire quoi que ce soit, il a un gros problème...il s'endort ! alors, pas de bataille !

                  Et moi, je me suis revue enfant, quand mon frère alignait tous ses soldats de plomb en vue d'une bataille. C'était à l'époque, les jeux des petits garçons, comme jouer "à la dame" et recevoir des amies en sortant les beaux services à café, était le jeu préféré des petites filles ! C'était du sérieux ! Les poupées et bébés en celluloïd étaient de sortie, avec leurs plus beaux atours...

                  Mon frère et ses soldats, mon frère et son Meccano, je les revois...Et "j'entends" mon frère me dire "si tu me prêtes tes poupées, je te prêterai mes soldats et mon meccano " ! Alors, je lui prêtais tout ! et je me demandais comment on pouvait construire quelque chose avec ces pièces en fer !!! Je n'étais déjà pas très douée pour la technique ! mais j'acceptais soldats et meccano qui me faisaient tellement envie ! Ces soldats étaient criants de vérité ! et mon frère se prenait vraiment pour un général ! (avec peut-être un vague regret pour les poupées qui n'étaient pas spécialement des jeux de garçons !)

                  Il me semble avoir entendu dire que ces jeux "reprenaient du galon" ! L'ère des jeux électroniques serait elle abolie ? Nos jeux d'enfants étaient beaux, colorés... et permettaient de "faire comme si..." Combien d'hommes offrent à leur fils...le train électrique de ses rêves ? " et pourquoi ? Parce qu'ils avaient toujours espéré que le père Noël, dans sa grande générosité, leur en apporterait un ! On se console comme on peut !

                  Soldats de plomb d'antan, meccano, chemins de fer, poupées...l'avenir est à vous ! Beaucoup d'enfants rêvent de vous et de votre possession ! Vous aviez une âme...et elle reste présente !

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  •               Curieuse semaine pour moi  ! Je me trouve complètement déboussolée ! Pour avoir reçu mes enfants "en plein milieu de semaine", je ne sais plus où j'en suis ! Hier, je me croyais Samedi et bien sûr aujourd'hui, logiquement dimanche ! Ce décalage me fait réfléchir à "comment c'était avant"...

                  Lorsque j'étais enfant, nous avions école le samedi, toute la journée. Toutefois, si le samedi matin était réservé aux matières habituelles, le samedi après-midi était destiné à la couture pour les filles et (si mes souvenirs sont exacts) aux travaux manuels pour les garçons...Dessin, atelier etc... Les adultes n'avaient pas congé le samedi ! Puis vint la "semaine anglaise", dont le samedi était travaillé le matin avec congé l'après-midi...Celle-ci n'était pas réservée à tous, mais plutôt aux administrations et aux employés des bureaux. Elle nous venait, comme son nom l'indique, d'Angleterre, où employés et ouvriers avaient obtenu ce demi-congé du samedi, depuis 1912, après des grèves des travailleurs.

                  Cette semaine anglaise avait été bien appréciée, et s'était généralisée par la suite. Depuis quand ? Je ne me souviens plus...Et après la guerre, congé le samedi pour les travailleurs, mais toujours école pour les enfants ! Petit à petit, les classes ont été supprimées le Samedi, l'école étant ouverte du lundi au vendredi inclus ...Tout a évolué...Si officiellement les travailleurs ont congé le samedi et dimanche, il n'est pas rare que le "week-end" démarre le Vendredi après déjeuner...R.T.T. obligent...Ceux-là, je ne les ai pas connus puisque je suis en retraite depuis...1978 et que leur instauration est bien plus récente !

                  Que de changements depuis ma prime jeunesse ! Et si je réfléchis bien, aujourd'hui, je devrais être en congé ? Ce qui explique que je ne m'y retrouve plus ! Je vais donc arrêter ici l'énumération de mes souvenirs !

                   Que de chemin parcouru depuis bientôt un siècle...Les lois sociales sont arrivées heureusement. Les travailleurs sont de plus en plus protégés par la réglementation du travail ! Les semaines d'antan et les semaines actuelles n'ont plus rien de commun, ni pour les écoliers, ni pour les travailleurs...Ainsi va la vie...

                  

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  •               Pour tous ceux qui se demandent qu'elles étaient nos obligations jadis, je ne peux que répondre que nous étions tenus pas des règles et des obligations, dont l'exemple le plus frappant était "ce qui se faisait", "ce qui ne se faisait pas". Cela faisait partie de l'Education et aussi du "savoir-vivre". Savoir vivre en compagnie, être polis, respectueux envers les adultes (y compris les parents...et en premier lieu surtout eux !). Nous étions habitués à dire bonjour, au revoir, merci, s'il vous plaît etc... Les hommes se découvraient devant les femmes et lorsqu'ils arrivaient dans une assemblée (ou tout bonnement pour dire bonjour !) Il n'était pas question pour eux de garder un chapeau sur la tête...Cela ne se faisait pas...Toujours le respect dû aux autres ! Que vous soyez un "homme comme tout le monde" ou...chanteur à voix ! On n'aurait jamais vu un artiste, hormis un clown, garder un chapeau sur sa tête le temps qu'il chantait. Ils avaient de la voix et cela suffisait à leur célébrité...

                  Et la correspondance ! on répondait aux lettres, même lorsqu'elles étaient insignifiantes. Question de politesse...envers celui ou celle qui avait pris un petit moment sur son temps, pour vous informer, demander quelque chose ? Que vous écriviez à un particulier ou à un Service Public, chacun savait, comme on disait alors "qu'une lettre mérite toujours une réponse"! C'est ce qu'on m'avait appris quand j'étais enfant et lorsque j'ai commencé à travailler...Je sais, il n'y avait pas de mails. On m'a répondu hier qu'avec un mail, on était toujours certain que celui-ci était arrivé (????) et que répondre était une perte de temps ! Ben voyons ! 

                  Etions-nous malheureux de toutes ces obligations ? A vrai dire, nous n'y faisions pas attention...La force de l'habitude !

                  Si l'éducation semblait rigide, ce dont je suis d'accord sur certains points, le savoir-vivre vous permettait, à vous et à votre entourage de vivre dans un climat agréable. Il est certain que certaines règles étaient à modifier, surtout concernant les femmes trop soumises ... Et concernant les filles qu'on prenait pour des "demeurées" sans doute et qui arrivaient au mariage sans rien connaître de la vie !
    Mais, concernant l'éducation et la politesse, les progrès qui ont eu lieu, si progrès il y a, sont nocifs...On en arrive à ne plus se gêner les uns pour les autres et à ne plus savoir vivre ensemble. C'est désespérant !

                  Jadis - maintenant, il manque un minimum de bon sens actuellement.

     

     

                 

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  •                C'était il y a bien longtemps ! vers la fin des années 1920 ! Je n'insiste pas !

                   L'école ne ressemblait pas à celle d'aujourd'hui...Les classes étaient dotées d'une estrade sur laquelle était posé le bureau de l'institutrice...Pas de professeurs des écoles à cette époque, mais des personnes qui étaient passées par l'Ecole Normale d'Instituteurs où la formation était très importante...Notre institutrice était aimée et admirée, ses paroles étaient "paroles d'Evangile" ! Nous avions tous une telle confiance en elle, en son savoir ! Nous la respections et l'appelions Madame ou Mademoiselle...Les garçons avaient droit à un instituteur...forcément pour une classe de garçons...On ne nous mélangeait pas (sauf dans des petites écoles de campagne où se trouvaient indifféremment filles et garçons et maîtres ou maîtresses, réunis dans une même salle de classe...mais avec plusieurs "divisions" qui s'échelonnaient de la classe où les enfants apprenaient à lire, à celle du...Certificat d'Etudes Primaires, examen disparu depuis de nombreuses années déjà, mais qui avait bien son utilité...

                  L'école commençait le 1er ou 2 octobre et...en avant pour un trimestre jusqu'aux vacances de Noël - Pas de vacances de Toussaint - Pas de vacances de février, des vacances de Noël, nous passions aux vacances de Pâques, puis, fin Juillet, aux Grandes vacances...2 mois de "liberté" ! Adieu les livres et cahiers...il y avait bien des cahiers de devoirs de vacances, mais ils n'étaient pas obligatoires.... Nos journées d'école étaient studieuses ; on apprenait un peu de tout, mais surtout à lire, écrire, compter...C'est qu'il fallait être rapidement "opérationnel", la vie "active" commençant très tôt ...! Il n'était pas rare de voir des jeunes en apprentissage à 13 ans ou même déjà au travail réel ! Etions-nous fatigués ? A vrai dire, je ne me souviens plus très bien, mais ce que je sais c'est que nous étions couchés de bonne heure (vers 20 heures ou 20h30).Pas de télévision alors, ni même de T.S.F. (qu'on appelle radio maintenant !) Les journées d'école commençaient à 8h30 jusqu'à 11h30, puis reprenaient à 13h30 jusqu'à 16h30...sauf si vous restiez à l'étude le soir jusqu'à 18h et y faisiez alors vos devoirs. Même règle pour tout le monde...Ceux qui partaient à 16h30, faisaient leurs devoirs "obligatoires" à la maison.

                  Nous profitions des vacances pour aller voir la famille...mais ! il fallait pouvoir s'offrir les voyages en train ! Tous les parents ne le pouvaient pas...Ceux qui partaient étaient surtout des employés de chemins de fer qui ne payaient pas de transport ! Mais il était rare que les mamans travaillent à l'extérieur et elles se trouvaient là pour "sortir" leurs enfants, les emmener en promenade, les distraire ! Pas de congés payés à l'époque, pas de R.T.T....le budget "vacances" était des plus réduits !

                  Cette vie d'écoliers ne nous semblait pas anormale...C'était ainsi...Avions-nous des droits ? Beaucoup de devoirs, c'est certain...c'est ce que nous apprenait la Morale apprise tous les jours...Tout le monde n'allait pas jusqu'au Bac, les études après le Certificat d'Etudes, étant relativement chères...On en revenait toujours à cette question d'argent ! Quels sacrifices pour les parents qui désiraient voir leurs enfants "arriver dans la vie". Que de privations !

                   Tout a changé maintenant...En bien ou en mal ? C'est une question que je me pose souvent. Nous avons beaucoup plus de bacheliers, mais qu'elle est leur valeur et quelle valeur a leur diplôme ?

                   

                 

                   

               

                  

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  •               Les yeux qui pleurent, le nez qui en fait autant....Tout indique que le "rhume" vous rend visite ! ce qui n'est pas drôle en soi et vous oblige à certains traitements !

                  J'ai raconté dernièrement que ma Maman ne connaissait que quelques remèdes à cet état de choses : le tilleul en infusion, les gouttes dans le nez...et l'aspirine. J'oubliais, il y avait aussi le bouillon de légumes fait maison ! à quoi servait-il celui-là, si ce n'est à réchauffer ? Je détestais l'ensemble de ce traitement (un peu difficile la grand-mère lorsqu'elle était enfant !) Mais il fallait y passer coûte que coûte ! on essayait tous les moyens avant de déranger le médecin ! Les consultations et les visites de cet homme n'étaient pas gratuites et...il n'y avait pas de remboursements Sécu. Cette dernière n'existait pas encore ! Alors, on attendait que le miracle se produise et que les traitements "maison" fassent leur effet !

                  Lorsque ça devenait plus grave, on demandait quand même au médecin de passer...Et il n'y allait pas par 36 chemins...si le rhume s'était compliqué et que vous vous mettiez à tousser... cataplasmes ou enveloppements "sinapisés" entraient en lice ! Il fallait supporter ! on ressortait de ces traitements "rouges comme des homards plongés dans l'eau bouillante", après que la réaction vous ait donné des sensations de piqûres sur dos et poitrine ! Farine de moutarde oblige ! Ceci, j'en ai fait l'expérience presque tous les ans...Je ne passais pas un hiver sans bronchite ! On a les habitudes qu'on peut....On me soignait même préventivement...sans succès ! Là, la ouate thermogène faisait son apparition ! Vous ne connaissez pas ? c'est un "truc" un peu ancien ! C'était une sorte de coton hydrophile imprégné d'un révulsif vraisemblablement ! ça vous donnait chaud des pieds à la tête. Je me souviens qu'une année, étant en vacances en Lorraine chez mes grands-parents, j'avais attrapé un très gros rhume. Mes parents décident donc de me laisser à la garde de ma grand-mère, pendant qu'ils allaient cueillir des mirabelles ! Ils me soignent avant de partir et ne disent pas à grand-mère quel traitement ils m'avaient appliqué ! Fernand Raynaud aurait dit "bourreaux d'enfant" !...Au bout d'un moment, grand-mère me voyant me trémousser et hurler (!) et surtout devenir horriblement rouge, prit peur. Elle alla trouver mes parents dans leur "champ de mirabelles"...Elle était affolée et leur demanda de revenir immédiatement, mon état s'étant aggravé d'après elle ! Bien que comprenant où se trouvait le problème, mon père revint en courant...pour enlever cette ouate thermogène dont il avait abondamment couvert ma poitrine ! Et tout alla bien ! Grand-mère était furieuse et il fallait bien tout l'amour qu'elle portait à son gendre pour lui faire oublier la peur qu'elle avait eue !

                  Bien des années plus tard, la pénicilline était inventée et les antibiotiques mis à la disposition des médecins....et de leurs patients ! La médecine en a été modifiée...Et la Sécurité Sociale est venue à la rescousse...pour aider les gens à se faire soigner....

                  C'était ainsi jadis....Comme pour beaucoup d'autres choses, les progrès sont arrivés, après la guerre....

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