•               Vacances de Pâques...elles sont devenues "vacances de printemps" ! Jadis, la journée de Pâques était incorporée dans ces vacances qui durent, de tradition, deux semaines...Côté durée, rien n'a changé...mais pour tous, dans le temps (!), le jour et l'heure ont été modifiés. ! simple changement... Quand les vacances de Pâques étaient terminées, il nous restait un trimestre à "honorer" ! Le plus difficile, celui des décisions concernant la voie à suivre, celui où le "coup de collier" était à donner si on avait été un élève moyen et que le passage en classe supérieure s'avérait un peu scabreux ! Et pour certains, celui des examens : Certificat d'études, Brevets élémentaire et supérieur, et  ce BAC (le seul examen qui ait été conservé et qu'il est indispensable de posséder si, éventuellement, on décide d'essayer de travailler). Et bien sûr, il y a les examens d'entrée dans les Grandes Ecoles ou écoles spécialisées....Beaucoup de travail donc en perspective....Pour beaucoup aussi, il y aura la "recherche d'emploi" décevante pour un grand nombre !

                  J'avais écrit un article il y a quelques années, sur cette période d'examen du BAC article que je rapporte ici en partie :

     

                                   " Jadis, épreuves terminées, il y avait l'incontournable monome d'après bac ! Je ne sais si cela existe encore ! Mais attention, il y avait des rites à respecter, notamment celui de la bouteille d'encre !!! Les stylos n'étant pas à billes, il fallait les remplir au moyen d'une petite pompe cachée dans le corps du stylo...et pour les remplir, il y avait la petite bouteille d'encre "Watermann". A la fin des épreuves donc, la bouteille était attachée au bout d'une ficelle elle-même tenue à une règle...Et voilà, on se promenait avec la bouteille qui se balançait au bout de sa ficelle, dans le monome !!!C'était indispensable ! C'était l'estampille ! Les monomes étaient un peu chahutés par les "sergents de ville" de l'époque avec leurs pèlerines roulées et les bâtons blancs prêts à fonctionner....Mais tout était bon enfant...L'essentiel était de se défouler après tous les efforts du dernier trimestre ! Pas méchant tout ça !" 

                  Se défouler, c'est un besoin...Et ce n'est pas méchant, sauf quand cela dégénère...Bien sûr, il y avait bien quelques taches d'encre ici ou là, taches qui n'étaient pas prévues et attiraient les reproches des parents ! Mais, les élèves poussaient un OUF de soulagement quand les épreuves étaient terminées....Et que les grandes vacances arrivaient !

                   Je m'éloigne un peu de ces vacances de Pâques dont, personnellement, j'ai gardé tant de souvenirs (découverte de la mer, voyages en auto avec famille et amis) et ces déjeuners que ma mère préparait pour la famille venue "prendre l'air" en banlieue de PARIS, puisque c'était la campagne !

                   Ces souvenirs d'enfance que je conserve et qui me permettent de faire la comparaison avec la vie actuelle, dois-je les regretter ? Non, je les consulte avec un peu de nostalgie, mais sans regrets ! C'était ainsi....

                  


                   

     

                         

         

     

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  •               Je n'ai pas eu de visite du facteur cette année....L'époque des "étrennes" est passée et je crois que maintenant, c'est trop tard pour avoir ce calendrier des POSTES que jadis nous choisissions avec beaucoup de sérieux ! C'est qu'il devait être beau, avoir de belles-vues et, si possible contenir des photographies d'animaux....Ce calendrier avait une place de choix dans les cuisines et il était très souvent consulté....C'est ainsi qu'hier, voulant chercher un renseignement, j'ai pensé à lui et l'ai ressorti de cet endroit où il dormait...Mon calendrier 2015 ! J'ai constaté alors que je ne l'avais pas consulté "à l'intérieur"... Et pourtant, il était très intéressant, puisqu'il nous parlait, entre autres, de souvenirs...de "ces objets restés dans nos cœurs"et qui ne sont plus...Il y était question, dans le désordre, de bigoudis, de patins à roulettes , de savon mural ressemblant à de beaux citrons jaunes et qu'on trouvait dans des lieux publics...et des anciennes cabines téléphoniques à pièces !

                     Ces cabines téléphoniques qui existaient et devant lesquelles on stationnait en faisant "la queue" très souvent, quand nous n'avions pas tous à notre disposition le téléphone et surtout les portables ! Epoque préhistorique ? que non pas....! Au contraire, époque relativement récente....Se faire installer le téléphone était faire preuve de patience ! il fallait souvent attendre deux ans entre la demande et la réception. En 1965, je me souviens, c'était encore très long !!!Quant aux portables, ils sont devenus "monnaie-courante" courant des années 1990 ! S'ils évitent l'attente devant les cabines...ils ne sont pas plus discrets ... Tout le monde peut vous entendre. On les a "à disposition" (trop souvent !) et évitent la recherche de monnaie qu'il fallait avoir pour entrer dans une cabine ! Ou recherche de jetons achetés d'avance au bureau de Poste ou chez un buraliste, ou au guichet du métro ou des gares, utilisables seulement dans certaines cabines !!!  Combien de gens s'impatientaient aux portes des cabines (à pièces ou à jetons), lorsque l'occupant était un peu bavard...On pouvait aller également dans un bureau de poste où une "préposée" vous demandait votre numéro...Alors, vous pouviez avoir droit au "allo, ne coupez pas s'il vous plaît" phrase qui avait vraisemblablement inspiré Fernand Raynaud pour son fameux "22 à Asnières" !

                  Tout ceci semble très vieux...et pourtant...Comment faisions-nous quand il n'y avait ni téléphone fixe, ni téléphone portable ? Tout bêtement, on s'en passait et la vie était organisée autrement ! Etait-ce plus mal, était-ce mieux ? Moins pratique c'est certain ! Les progrès qui ont caracolé depuis la dernière guerre, sont censés nous avoir donné plus de liberté ? Quelle liberté ? Les appareils se mettent en panne et vous obligent à attendre l'ouvrier "providentiel" que vous avez appelé par téléphone ? Vous attendez un coup de fil de la famille ou d'amis...Attendre, il vous faut toujours attendre..... Mais plus devant une cabine téléphonique....

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  •               "Ne bougez plus et sou..riez, on va vous photogra...phier" Je me souviens de cette chanson chantée par ? (je ne vous le dirai pas parce que...je ne m'en souviens plus !)...Est-ce que ma mémoire serait en grève ? Il faut dire qu'elle a déjà beaucoup servi ! Bon, je peux quand même vous parler des photographies que l'on prenait dans ma jeunesse !

                   D'abord, les appareils n'étaient pas ce qu'ils sont devenus il y a quelques années, c'est-à-dire numériques. Non, il fallait acheter des pellicules "vierges" et ensuite les porter à développer ! Tout ceci revenait très cher ! Les téléphones portables n'ayant pas encore fait leur apparition, il fallait avoir un "appareil photographique" à sa disposition pour garder le souvenir de sorties ou réunions familiales ou non...Les "plus de 20 ans" se souviendront sûrement ! Après l'arrivée des téléphones portables, il a été possible de photographier avec ! On n'arrête pas le progrès !

                  J'en reviens aux photographies de mon enfance...Une vraie corvée souvent pour mon frère et moi. Mon père nous faisait "pauser" pendant un bon moment, aves sourire de rigueur ! Il fallait bien se tenir, être dans le champ, sourire et par-dessus tout, sembler naturels ! ça n'était pas toujours le cas, nous avions, lorsque mon père pouvait enfin prendre la photo, un air tellement figé que plus rien ne semblait naturel ! (ça, on ne le voyait qu'après développement de la pellicule !)

                  Je me souviens que jadis, plein d'ardeur, mon père avait installé un petit cabinet noir dans lequel il développait les photos (par mesure d'économies !) ! Il fut même un temps, mais à la fin des années 1920, où il se servait de plaques...c'est très vieux et cela date de ma petite enfance...Je m'en souviens bien mais ne puis rien raconter sur ce genre de développement...j'aurais peur de dire des bêtises !

                   Le succès était-il toujours au rendez-vous ? Oui, quand la photo était nette et que nous avions tous nos pieds, notre tête....Moqueuse moi ? à peine !J'avoue que c'est beaucoup plus facile maintenant de photographier avec les moyens mis à notre disposition !

                   Je vous parlais des progrès et des téléphones portables avec lesquels on peut "aussi" photographier ! Il y a quelques années, j'ai été amenée à changer de portable...Ce n'est un secret pour personne...je n'aime pas cet engin ! et je n'y connais rien ! Voulant voir immédiatement comment il fonctionnait, je l'ai allumé et j'ai dit :" Curieux, dans le petit écran, je vois mes pieds". Ce n'était pas curieux, mais naturel, je venais de prendre une photo de "mes pieds" !!! Quand je raconte ça, on doit penser que "je ne suis pas dans la course" ou même, pourquoi pas ? que je suis complètement débile ! On ne devrait pas confier un objet pareil aux grands-mères !)...Le portable, que je n'aime pas du tout, fait partie des progrès à réserver aux enfants !

                  

     

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  •               Alors qu'il n'y avait pas le "recours à Internet" pour l'instruction des enfants, il fallait bien se servir d'autres moyens ! Je parle de l'instruction des enfants, mais combien sommes-nous à "jeter un œil" sur notre ordinateur lorsque nous sommes dubitatifs sur le sens d'un mot ou ...sur son orthographe  ?

                  Je dirai donc que jadis, le dictionnaire faisait partie de "l'équipement" d'une famille, presque au même titre que la lessiveuse ! Pas le même usage bien sûr....Je me souviens...combien de fois me suis-je penchée sur " l'encyclopédie " QUILLET dont mon père nous avait dotés ? cette encyclopédie, en six volumes, vous donnait des notions de tout ! On passait d'un volume à l'autre avec plus ou moins de dextérité, mais nous pouvions être documentés sur ce qu'on recherchait. Bien entendu, il nous fallait "un certain temps" ! J'avoue que les recherches sur Internet donnent des résultats plus rapides....

                   Lorsque j'étais enfant et que j'allais à l'école primaire, l'institutrice nous donnait des mots, relevés dans la dictée du jour, pour que nous en cherchions le sens exact et...pourquoi pas ? le sens figuré .... ça compliquait un peu l'affaire mais à l'époque, il y avait des devoirs du soir et rechercher le sens des mots en faisait partie !

                  Les enfants nouvelles générations, ont l'habitude de se servir d'un ordinateur et ils trouvent ce qu'ils cherchent en un temps record ! Si l'explication est un peu longue, ils peuvent même l'imprimer ou se servir du copier/coller pour un paragraphe ! Nous, on tirait un bout de langue (ce qui aide bien sans doute !) et on copiait sur une feuille ou un cahier, ce qu'on voulait retenir parfaitement.....Autre temps, autres mœurs... Les résultats sont-ils meilleurs ? L'avenir le dira....

                   C'était ainsi, il y a encore quelques décennies....Les ordinateurs ont fait leur apparition vers la fin des années 1970 dans les bureaux et chez les particuliers un peu plus tard je crois. Que de progrès ! J'adorais la géographie et j'aimais me documenter sur les pays du monde ! Dictionnaires, encyclopédies, livres de géographie, tout m'était bon ! Maintenant, lorsque je veux voyager, je "tape" le nom du pays sur mon clavier d'ordinateur et...hop, me voilà partie ! pas besoin de prendre l'avion...en un temps record, je suis arrivée et...je visite (ce que je ne peux plus faire normalement !)

                    Mais oui, c'était ainsi "avant" ! 

                 

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  •               A une époque où le "maître-mot" était "tu ne jetteras rien, tu ne gâcheras rien"...oui, comment faisions-nous ? Alors qu'il y a 1/4 d'heure environ, j'étais occupée dans ma cuisine "à mettre à congeler" une côte d'agneau en trop (le boucher, généreux, m'en avait coupé deux pour moi seule !) Au fait était-il généreux ce boucher ? Peut-être pas vraiment, mais seulement un peu "intéressé" ? Bon, bénéfice du doute.... J'opte pour la première solution ! Cette côte fera mon bonheur un jour de disette...je serai très heureuse alors de "l'extirper" du tiroir où elle pourra se garder plusieurs mois peut-être ?

                   Je me souviens de cette époque héroïque où j'allais en courses tous les jours, acheter ce qu'il fallait pour la journée ! Pas question alors de grosses courses au supermarché (il n'en existait pas encore !!!)à la cadence d'un jour par semaine ! On ne pouvait rien garder, pour peu que le temps se mette au beau et que la chaleur arrive ! Il nous fallait "finir les restes" pour éviter qu'ils ne s'abîment ! Même pas un simple réfrigérateur pour conserver ! C'était juste après la guerre et les réfrigérateurs coûtaient beaucoup trop cher ! Je me souviens des prix, travaillant alors dans une société qui en importait des USA. Il fallait compter 1000 francs d'alors par litre...soit 100000 francs pour un appareil de 100 litres de contenance (ce qui n'est pas tellement grand). Un salaire de 4 mois dans sa totalité, aurait à peine suffi! ... Les plus privilégiés avaient une glacière et se faisaient livrer tous les jours des pains de glace ! Mais, tout ça avait un coût qui n'était pas négligeable ! Nous avions acheté notre premier réfrigérateur en 1956...et bien qu'il n'ait pas de compartiment congélateur (ceux-là sont venus un peu plus tard), il nous a rendu de grands services ....et est passé de mains en mains jusqu'à ce qu'il rende l'âme !!!

                  Mais non, je n'exagère pas ! c'était ainsi avant les progrès qui sont si vite arrivés ! Et les prix ont baissé en même temps que des facilités de paiement ont été accordées aux acheteurs...Les sociétés de crédit ont été créées...pour le bonheur ou le malheur des ménages ? grave question ! Comme disait mon mari, "un crédit ce n'est rien, l'inconvénient, c'est que ça se rembourse" !!!

                  Que de réflexions pour une simple petite côtelette d'agneau à l'origine ! Tout ça, pour dire que jadis, nous n'avions pas tout ce qui semble indispensable maintenant ! Et que...nous étions heureux quand même !

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