•               Qui aurait l'idée à notre époque, d'acheter un animal de compagnie...dans le but de le passer ensuite à la casserole ? Or, si les animaux de compagnie comprennent toujours les chiens, chats, oiseaux, poissons rouges qu'on rencontrait dans ma jeunesse, je reconnais très honnêtement qu'on en a agrandi le cercle très fermé jusque là, et qu'on y a ajouté diverses espèces, allant du lapin au serpent, y compris beaucoup d'intermédiaires !

                  Bon, moi aujourd'hui, je veux raconter un souvenir assez ancien, puisqu'il s'agit d'un souvenir de guerre ! C'était pendant cette affreuse période appelée l'occupation, alors que nous n'avions pour nous nourrir que les petites portions autorisées par les tickets d'alimentation. Les français, c'est bien connu, ne manquaient pas d'imagination...De là à avoir l'idée géniale d'élever un lapin, bien le nourrir et ensuite le manger, il n'y avait qu'un pas que beaucoup de personnes ont franchi...Cet hôte de passage devait être très facile à élever et à...engraisser, un crouton de pain (s'il en restait), une carotte et...le tour était joué ! Un dimanche, il y aurait bombance à la maison ! C'est ce que d'aucuns croyaient...Donc, aucun problème, même si vous habitiez en appartement ! Et c'est ainsi qu'on a vu des citadins faire de l'élevage "à petite échelle", dans un 2 ou 3 pièces...

                  Mais voilà ! un lapin aime les caresses et s'habitue très vite à la personne qui lui donne à manger. Et quand il court dans l'appartement, il est très vite apprivoisé. Nous avions des amis à PARIS, qui en élevaient un...exactement comme s'il s'était agi d'un petit chien ou chat...Et quand l'un ou l'autre revenait de son travail le soir, il était attendu par Monsieur Lapin qui leur faisait fête et attendait caresses et gâteries. Il suffisait qu'il ait entendu le bruit des clés dans la serrure et ça lui faisait oublier la solitude de la journée et son ennui...

                   Arriva un temps où notre lapin, bien dodu, aurait, bien cuisiné, contribué à un bon repas de ses maîtres, voire à deux repas ! Pour ça, il fallait d'abord le faire passer de vie à trépas. Qui se chargerait de cette mission de confiance ? "pas moi" dit le père..."pas moi" répond la mère...Quant à la jeune fille qui avait droit tous les soirs aux câlins de ce gentil animal, elle ne se voyait pas du tout transformée en "exécuteur des hautes œuvres" Aucun volontaire, même contre promesse de se voir gratifier d'une bonne cuisse supplémentaire ! Rien que d'en parler, la faim vous avait quittée....Il y a des actes réservés aux monstres...

                   Et voilà comment les lapins élevés en appartement pendant l'occupation ont gagné leurs titres de noblesse . Animaux de compagnie....Le lapin des villes fut ainsi rayé de l'alimentation des français pendant l'occupation !

                   Souriez ! cette histoire est tout à fait morale ... Moi, je me souviens de la tendresse de ma grand-mère Lorraine parlant à ses lapins qui la connaissaient si bien ! Et "elle y allait de sa petite larme" le jour où nous en mangions un !

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  • Souvenirs de moi...Squirou !            Magitte vous a raconté ses souvenirs quand elle allait à ORLY, au temps de sa jeunesse ! Elle marchait beaucoup alors. Comme elle est occupée, je vais vous raconter quelques souvenirs qui me concernent !

                Moi aussi, je marchais beaucoup quand nous étions à ROBION et j'adorais ça ! Tous les matins, je faisais plusieurs kilomètres avec mon maître...entre nous, je crois que ça lui faisait du bien aussi ! Nous allions chercher son journal au village et comme le Lubéron nous "tendait les bras" nous allongions notre promenade ! à nous la forêt et les coins tranquilles ! En revenant, j'avais de temps en temps le droit de me baigner dans le canal qui était près de la maison...Et ça, c'était la récompense "majuscule" ! Mais ce que j'aimais le plus pour prendre un bain, c'était la mer ! Pour ça, il nous fallait aller à St Mandrier où il y avait deux plages ! une avec du sable et l'autre avec des galets...J'étais un vrai chien sportif et sauter dans les vagues était ce qui me plaisait le plus ! Patou me lançait un bâton et j'allais le rechercher au loin...C'est que j'étais un chien d'eau moi ! J'appréciais ces vacances au bord de "la grande bleue" !

                  Plus tard, quand nous avons habité MONTPELLIER, Patou m'emmenait promener tous les matins. Il me faisait faire un grand tour, le même que nous recommencions le soir après dîner. Et Patou est tombé malade...J'ai bien essayé d'entraîner Magitte faire ces grands tours, mais sans succès ! Elle me sortait par obligation (!) mais les grands tours, je me demande si elle aimait ? C'est vrai qu'elle avait un peu vieilli...C'est elle qui disait ça. Pour marcher, il paraît qu'il faut être encore jeune ? Entre nous, je me demande pourquoi elle "rouspète" maintenant quand elle se rend compte que ses jambes ne lui obéissent pas trop ! Peut-être qu'elle voudrait avoir l'âge "qu'elle croit avoir" ? Pour moi, je me souviens...quand j'ai atteint l'âge de 12/13 ans, ce qui est vieux pour un Labrador paraît-il, je n'étais plus aussi alerte...A moi les douleurs que je n'avais pourtant pas invitées ! elles se sont installées petit à petit et ont gâché ma vie de chien....Adieu les grandes promenades ! adieu les baignades ! Les humains disent "on ne peut être et avoir été"...C'est bien vrai.

                  A bientôt.... 

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  •               C'était avant la guerre de 1939/1945 ! Rien à voir avec ce grand aéroport international ni avec AIR FRANCE dont les pilotes sont en grève depuis deux semaines environ ! Non, ça, c'était ORLY tel que je le connaissais et qu'on appelait alors "champ d'aviation". C'était un but de promenade pour nous le jeudi (jour de repos scolaire alors). Nous y partions à pieds avec notre mère, en traversant des champs, des raccourcis, tous bons à utiliser ! C'est que de JUVISY où nous habitions, il y avait 5 kilomètres (compter autant pour le retour !)...Alors, économiser 2 ou 3 kms en tout, ça économisait nos jambes ! Mais quel bonheur représentait cette promenade...Nous emportions le goûter et arrivés à destination, nous pouvions admirer les petits avions, leurs pilotes et les acrobaties !

                  De ma fenêtre de chambre, je pouvais voir les grands hangars qui servaient pour les ballons dirigeables, ces derniers étant également visibles de chez nous ! J'ai connu ORLY dans toute sa simplicité...J'y ai même assisté avec mes parents, à des meetings, des fêtes au cours desquelles nous pouvions parler aux pilotes, ces hommes qui n'avaient peur de rien et nous éblouissaient par leur manque de peur, leur courage, leur "folie" ! Ils pilotaient parce qu'ils aimaient le danger peut-être et qu'ils voulaient se surpasser. Nos cœurs battaient en les regardant faire des loopings, et toutes les acrobaties aériennes possibles et ... même impossibles !

                  Et les ballons dirigeables ! ces mastodontes que nous admirions depuis la maison, ils nous laissaient rêveurs...Puis la guerre est arrivée. Le champ d'aviation est devenu, dès le début de l'occupation, "camp d'aviation" réservé aux allemands...Il y eut même une grande ferme réservée aux mêmes...On pouvait voir sur le terrain des vaches, des moutons etc...Et après la Libération, le camp d'aviation a été réservé aux troupes américaines et alliées et s'est agrandi...Jusqu'à devenir, au fil des ans, ce grand aéroport qui n'a plus rien de commun avec le "champ d'aviation' de ma jeunesse...Les hangars avaient disparu je crois, lors des bombardements de la région qui ont vu également la destruction de notre maison ...Et on a construit...Plus de campagne, des villes de plus en plus grandes ont poussé comme des champignons...Ce "coin de banlieue" a cessé d'exister...

                  Au fait, je crois bien que c'était une erreur quand nous disions aller à ORLY, le champ d'aviation étant très peu implanté sur cette commune, mais plutôt sur les communes avoisinantes: ATHIS, VILLENEUVE-le-ROI, PARAY-VIEILLE-POSTE...il était sans doute plus facile de dire ORLY....

                  Et voilà...parce que j'ai retrouvé cette photo d'un hangar d'ORLY, mes souvenirs sont revenus et m'ont entraînée très en-deçà de l'époque actuelle ! Et ça m'a semblé bon...J'avais entre 10 et 16 ans...et je pouvais faire des kilomètres en marchant ! Comme on change !

     

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  •               Nous sommes à nouveau en guerre et la peur est là ! Après cette grande tristesse ressentie hier dans la soirée à l'annonce de la "décapitation" de l'otage français par ces membres d'un Islam cruel, je retrouve la peur que j'avais eue en 1940... On nous dit que "ce n'est pas l'Islam", cet Islam qui met un point d'honneur à tuer celui qui n'est pas de son avis. Je ne demande qu'à le croire, mais...Jadis, nous avons été occupés par des hommes qui obéissaient à un chef sanguinaire. Beaucoup y ont perdu la vie dans des circonstances dramatiques. En sommes-nous là ?

                  Cet homme décapité avait un tort : il aimait la marche en montagne...et il était français. A Nice, sa ville natale je crois, les drapeaux ont été mis en berne...Sa famille et ses amis sont atterrés...quelle mort atroce ! Et pour quoi ? Sommes-nous revenus aux guerres de religion ? Est-ce que le genre humain régresse ? On pourrait le croire ! Encore que le genre humain n'ait rien à faire dans ce cas. Une sauvagerie qui n'a rien d'humaine...veut nous dicter ses lois. Je ne veux croire et ne peux croire que cela représente l'Islam...La religion catholique a ses commandements, dont un des principaux est "Tu ne tueras point".

                   Je ne peux terminer ce billet sans une pensée pour l'homme assassiné et sa famille. Je suis si triste et je ne suis pas la seule ! Qu'on ne revoie jamais ça !

     

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  •                     Non, ce n'est pas une histoire de guerre, tout au moins comme on l'entend ! La guerre, comme tous ceux de ma génération, nous en avons plutôt de mauvais souvenirs.... Mais là, il s'agirait plutôt d'Histoire de France...

                  Mes deux derniers enfants étaient encore jeunes et comme ils n'avaient pas une grande différence d'âge, ils étaient dans des classes qui se suivaient ! Un jour que mon mari faisait réciter à ma fille sa leçon d'histoire de France, il lui fait le reproche "qu'elle n'était pas en avance, par rapport à son jeune frère"...Oh là, là ! Il y a des choses à ne pas dire quand on est parent et qu'on ne veut pas de problèmes parmi les frères et sœur ! Il s'attire cette réplique de notre fille "ça ne m'étonne pas qu'il soit plus en avance que moi en histoire, lui, on lui fait apprendre deux guerres à la fois, celle de 1914 et celle de 1918 ! " Et elle, elle les apprenait une par une ! Avouez que ce n'était pas juste ! Qu'avait-elle compris ?

                  Est-ce pour éviter de telles erreurs que, depuis des années, l'enseignement de l'Histoire se trouve réduit comme peau de chagrin dans les collèges et lycées...A tel point que les réponses à des questions posées aux élèves, me font souvent frissonner ? Moi qui n'aimais pas l'histoire jadis...J'ai bien changé... Les erreurs ne font plus frémir personne (sauf peut-être les passionnés d'Histoire plus nombreux qu'on le pense....)

                  Comme il s'agissait alors d'enfants de 7/8 ans...ça peut faire sourire. C'est beaucoup plus grave quand il s'agit d'adultes...je me souviens toujours de cette réponse d'une actrice connue, il y a quelques années, disant sans se troubler que le débarquement de 1944...était du folklore ! J'en tremble encore ! de honte, de rage...

                  Les enfants ont parfois une compréhension des évènements (ou de ce qui se dit près d'eux) un peu particulière. Tant qu'ils sont petits, sourions !

     

                 

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