•                                 Tenue d'hiver...

     

                                   Est-ce que les hivers étaient plus rudes ? sans aucun doute...Une carte postale vue ce matin sur un site ami et représentant une rue de cette ville de banlieue de Paris où j'ai tant de souvenirs,  m'a ramenée à...mes premières années d'école ! Le "la" m'avait été donné et me voici devant cette page à raconter, encore une fois, des souvenirs d'enfance ! Cette fois, il est question de vêtements portés alors par les petits écoliers...alors que l'hiver commençait à nous rougir mains, genoux et bout du nez !

     

                                   Oh ça, nous étions couverts ! presque trop même ! Pratiquement "emballés" avec chaussettes et souliers bien chauds, pulls faits à la maison, chemises de laine au besoin, grosses écharpes et bonnets ou bérets bien enfoncés sur les yeux ! Et ne pas oublier la pèlerine de couleur bleue-marine, en gros drap, qui nous garantissait du froid ! Ficelés, empaquetés, nous pouvions affronter le froid pour aller en classe...A noter que le dimanche, le manteau remplaçait la pèlerine...on "s'habillait en dimanche" à l'époque...On se faisait le plus beau possible et...il ne fallait pas se salir ! Mais la semaine, tous les garçons et aussi parfois les filles, portaient cette pèlerine indispensable pour la chaleur et pour..les jeux ! Nous étions bien au chaud, sauf quelquefois les genoux qui avaient droit à des gerçures...Il y avait ce "no man's land" entre le haut de la chaussette et le bas de la jambe de pantalon ou de la robe !ça piquait, c'était rouge...que voulez-vous, c'était l'hiver ! et il nous fallait quand même bien sortir et jouer dehors ! c'est ça l'enfance...Mais les rhumes ne s'attrapent pas par les genoux ? alors....

     

                                     Maintenant, filles et garçons ont des pantalons longs, des "doudounes" et...plus de gerçures. Peut-on aussi bien s'attraper dans une cour de récréation avec la doudoune qu'avec la pèlerine sur laquelle on pouvait tirer...elle ne tenait que par le col et des boutons (souvent arrachés ceux-là). Les jeux ne sont plus les mêmes non plus...Faut-il le regretter ? Je ne crois pas...chaque époque a ses bons et ses mauvais côtés, mais l'enfance est toujours là, insouciante, joyeuse, aimant les jeux....Et les jeux d'hiver sont bien agréables...surtout si, comme ces jours-ci, il y a de la neige ! ça, nous l'avions tous les hivers, pendant plusieurs semaines...

     

                                       Avec pèlerines ou doudounes, vive l'enfance !

     

                                  

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  •                                         La Force publique...

     

                                          Est-ce exact ? Il est question de changer le Code de la Route pour les cyclistes et les piétons ? J'ai lu ça "quelque part"...Les piétons auraient le droit notamment de traverser en dehors des clous, sans risquer une contravention ou une simple observation puisque ça deviendrait "un droit" !

     

                        Alors je me souviens de la honte que j'ai eue il y a de cela un bon nombre d'années, puisque je devais avoir environ 17 ans...C'était à PARIS vers les Invalides si ma mémoire est bonne...Je me revois traversant une rue l'esprit et le pas légers...J'étais jeune, il faisait beau...le passage clouté était là, et je ne sais pourquoi, j'ai emprunté le bord extérieur du passage...Un "brave" agent de police avec pèlerine et bâton blanc, se trouvait de l'autre côté de la rue...Brave ? pas tant que ça ! il m'a laissée traverser et lorsque j'ai atteint le "trottoir d'en face", un petit coup de sifflet accompagné d'un geste du bras m'a fait comprendre que je devais l'écouter...Sourire aux lèvres, je me suis arrêtée et j'ai entendu cette injonction "vous avez traversé en dehors des clous, retournez et retraversez dans les clous" ! Rouge de honte, j'ai obtempéré, on ne sait jamais ce qui peut vous arriver ! Bien sûr, j'avais tort...je le reconnaissais "en dedans de moi", tout en pensant qu'il était bien sévère ! Son képi, sa pèlerine, son sifflet, son bâton blanc...tout me prouvait que nous ne combattions pas à armes égales ! A dix centimètres près, je pouvais m'éviter cette vexation !

     

                          Et je me dis qu'à 70 ans près, j'aurais pu traverser impunément toutes les rues de la capitale sans avoir honte !

     

                          Anecdote pour un dimanche...histoire de sourire !

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                        Dans l'anonymat....

     

                        Le froid s'est abattu sur notre pays, un peu précocement...nous n'y pouvons rien et il nous faut subir...Nous sommes pour la plupart bien au chaud, sans trop de soucis de ravitaillement...encore que nous devions "faire attention" aux dépenses ! La crise est là...Mais, je me souviens de cette période de guerre pendant laquelle nous n'avions que le minimum de nourriture et...pas de chauffage ! On faisait avec...Mais il y avait des plus malheureux que nous...ceux qui ne pouvaient pas acheter ce strict minimum qu'on nous accordait...

     

                        Un fait m'a marquée alors, parmi tant d'autres ! Je travaillais dans une famille habitant Avenue Henri Martin à PARIS. C'était pendant l'hiver 1942/1943. Cette famille dont le nom est très connu, ne manquait de rien et cela "gênait" la maîtresse de maison. Un jour, en arrivant à mon travail, au métro, je croise Mme....élégante bien sûr, mais sobrement...Et elle portait dans chaque main un cabas de ménagère, comme si elle revenait du marché. Chaque cabas était plein de victuailles qu'elle allait porter, en métro, dans ces quartiers qu'on appelait alors "la zone"...Elle avait chez elle à son service une femme de chambre, un valet de chambre, une cuisinière, une nurse pour les petits, une institutrice (moi) pour les plus grands. Mais elle ne "déléguait" pas ! Elle portait elle-même les provisions pour les plus humbles et les plus démunis ! Elle distribuait le tout, avec sa gentillesse et son sourire.... J'avais été très touchée, tellement d'autres personnes moins célèbres mais tellement plus égoïstes feignaient d'ignorer que des gens n'avaient rien....Elle, elle en était malheureuse...elle les aimait les pauvres. Et c'est ça qui compte, l'amour des autres...

     

                          Alors que j'avais quitté cette famille, mon travail n'étant que provisoire (il fallait bien vivre !), elle m'a envoyé des colis de la campagne où ils avaient une propriété et une ferme...Elle voulait partager ! Et après le bombardement de Juvisy dans lequel nous avons tout perdu, elle est arrivée à me contacter par l'intemédiaire de la mairie, pour me prévenir qu'elle avait préparé pour ma mère et moi des vêtements, en s'excusant de nous demander d'aller les chercher car elle ne pouvait pas se lever...elle venait de mettre au monde un nouveau petit enfant ... Elle avait pensé que nous étions bien démunies !

     

                          J'ai continué de correspondre de temps en temps avec cette dame, jusque dans les années 1980. Et pourtant, je ne lui étais rien ! Elle avait simplement un très bon coeur fidèle...

     

                          Il y a des gens comme ça.....

     

     

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  •                       C'est du passé !....

     

                          L'ancien temps, le temps passé, jadis, avant....Comment le vivait-on ? Souvent, je reviens sur mes souvenirs de jeunesse, souvenirs heureux...et moins heureux ! Souvenirs d'insouciance, souvenirs de guerre...quel mélange ! On dit qu'il faut de tout pour faire un monde, il faut également de tout pour faire une vie...

     

                          Et puisque nous entrons dans la période bénie de Noël, comment ne pas me souvenir de tous ces Noëls passés avant, quand j'étais encore une enfant. Hier, je me suis mise en rapport avec le Père Noël (!) pour les plus petits de la famille...et je me revoyais penchée sur les catalogues reçus des grands magasins de PARIS, là où le Père Noël était censé se ravitailler avant la distribution de cadeaux. C'était du sérieux...Tout nous faisait envie et nos parents nous "canalisaient" un peu...et pour cause ! Pour moi, les poupées, les dînettes, les panoplies de ménagère, d'infirmière, de postière (mais oui !), tout m'intéressait...Et les boîtes de jeux de société (ça c'était pour mon frère et moi...cadeau commun). Pour mon frère, soldats de plomb lui permettant de faire des batailles rangées sur la table de la salle à mager ! et surtout, la plus attendue...Une boîte de Méccano...Tous les ans une nouvelle dans laquelle il trouvait ce qu'il n'y avait pas dans les précédentes. Les boîtes étaient  numérotées de 00 à.....je ne me souviens plus. Mais dans les plus importantes, on pouvait trouver notamment des petits moteurs électriques vous permettant de faire tant de choses. Ah. cette grue qu'il avait construite, je la revois encore ! et la balançoire pour mes poupées...Puis, il y eut le "Mécavion" plus intéressant encore et plus compliqué !

     

                            Je revois cette petite marchande des quatre saisons avec ses fruits et légumes et bien sûr sa voiture. Il fallait remonter ce jouet avec une clé et la marchande avançait....Et pour mon frère, cette voiture de pompiers avec sa grande échelle, le tout se remontant également à l'aide d'une clé...Pas de jeux électroniques, ça n'existait pas...pas de jeux à piles non plus...

     

                            Et nous étions si heureux avec ces jouets qui sembleraient peut-être "quelconques" à nos jeunes maintenant...Chevaux et chiens à bascule, jouets mécaniques, réveillez-vous ! Les enfants ne savent pas ce qu'ils manquent...Et pourtant ils ont plus...

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  •                     Dur...dur...

     

                       C'est ce que j'appelle une journée sans....Rien ne va comme je veux aujourd'hui, ma tête fonctionne mal, mon téléphone fonctionne mal, mon ordinateur fonctionne mal ! J'ai écrit un article...qui vient de disparaître comme par magie ! J'avais pourtant fait des progrès et une belle photo avait pris place dans cet article ! Tant pis, ça sera pour une autre fois...

     

                         Alors, je pense que le mieux est de "laisser tomber" pour aujourd'hui et de passer à autre chose !

     

                         Nous sommes le 24 novembre, dans un mois c'est Noël...je vais donc faire des commandes au Père Noël, afin qu'il n'oublie pas que j'ai plein de petits-enfants autour de moi...Je vais joindre l'utile à l'agréable ! Il n'est d'ailleurs que temps...

     

                         A un autre jour....

     

                       

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