•                                        On en mourait...

     

                        Comme les temps ont changé ! En bien dans le cas présent. Lorsque j'étais enfant, le vaccin contre la variole était le seul vaccin obligatoire ... On en gardait les traces pour la vie entière ! Pour être visible, ça il était visible !... la vie durant..., puisque la marque indélébile restait sur vos bras ou sur vos cuisses, les deux endroits préconisés pour ce vaccin étant en haut du bras, près de l'épaule ou sur une des cuisses. A 87 ans, cette marque d'un centimètre de diamètre environ, je l'ai encore ! elle fait partie de moi !

     

                         Mais ce vaccin a sauvé tant de vies... Il semble que la variole ait été complètement éradiquée en Europe, après la première guerre mondiale...

     

                          Lorsque j'étais jeune, les maladies graves étaient la rougeole, la varicelle, la coqueluche, la scarlatine, toutes maladies que les enfants se transmettaient avec une telle facilité...Rougeole, varicelle, coqueluche, je n'y avais pas "coupé". Je me souviens avoir été très malade à l'époque et mes parents étaient inquiets. Mon frère, bien entendu, avait été le premier touché et gentiment nous avions partagé ! Un ami de classe de mon frère était mort des suites de la rougeole et nos parents étaient très inquiets. La coqueluche, maladie pénible s'il en fut, vous mettait "à plat" !

     

                           Après la seconde guerre mondiale, la vaccination contre ces maladies, est devenue obligatoire. Sont-elles complètement éradiquées ? Je me souviens que nos enfants, ma fille en particulier qu'on ne pouvait vacciner, avaient été atteints. A l'époque actuelle, les enfants sont vaccinés très tôt et c'est un soulagement pour les parents. Ces maladies infantiles dont on pouvait mourir, si elles existent encore, font toujours peur...Dans certaines parties du monde, il y a encore des épidémies...

     

                            Tant de progrès ont été faits en médecine, de même que pour l'hygiène, que les jeunes générations ont du mal à admettre qu'il y a encore 70 ans, la vie était en danger ! Il n'y a pas toujours eu de vaccins, il n'y a pas toujours eu d'antibiotiques...Il n'y a pas toujours eu la Sécurité sociale et les visites ou consultations médicales n'étaient pas automatiques ! On attendait la suite...souvent trop tard !

     

                             Maladies vénériennes, tuberculose ont fait bien des dégâts aussi...Restons vigilants... 

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  •                                        Cet enfant que nous aimons...

                        Dès sa naissance, et même avant qu'il ne montre le bout de son nez, nous l'aimons ce petit. Sans nous forcer...C'est ainsi, cet amour est dans nos gènes ! Pendant de nombreux mois, nous y pensons, nous en parlons, il tient déjà une place tellement importante dans notre vie, que lorsqu'il paraît nous ne pouvons que l'admirer ! Etre parents, c'est merveilleux. C'est un mélange de joies, de soucis, de chagrins parfois, d'abnégation, mais en résumé, c'est du Bonheur... Mais cet enfant ne deviendra pas grand tout seul, il faut qu'il puisse compter sur ses parents pour l'aider à vivre, c'est-à-dire à devenir un adulte. Et ça, ce n'est pas toujours facile.

     

                         C'est aux parents qu'il incombe de l'éduquer, en suivant certains préceptes et conseils. Mais l'éducation est une chose tellement naturelle (ou qui devrait être ainsi), que je me pose cette question :"Est-il normal de lui laisser faire tout ce qu'il veut, sans discernement ? " Ce n'est pas à l'Etat de diriger..., de légiférer..." On parle beaucoup ces jours-ci de la fessée qui jadis faisait partie de l'éducation...Plus de fessée, même légère, qui est une atteinte à la dignité de l'enfant...Et la dignité des parents, et la dignité des enseignants, qu'en fait-on ? Ne transformons pas nos enfants en enfants-rois comme c'est souvent le cas, en enfants qui ne respectent rien ni personne, qui refusent toute contrainte, à qui tout est dû...

     

                          Je me souviens d'une petite scène à laquelle j'ai assisté il y a déjà 30 ans, alors que j'habitais encore à PARIS. Chez un marchand de chaussures, un papa et une maman étaient là avec leur petit garçon de 3 ans, afin de le chausser confortablement. La vendeuse lui essaie une paire de chaussures qui lui allaient fort bien. Le papa était d'accord mais le petit disait "j'en veux pas"...Alors, la maman a fait cette réponse au papa qui insistait :"Tu sais bien que ce n'est pas la peine, il ne voudra pas les mettre"...Cela se passait devant le petit évidemment ! Quelle éducation...Les parents démissionnaient devant le bambin...J'ai trouvé ça très triste et j'ai plaint l'enfant, me demandant ce qu'on allait faire de lui !!! Je ne sais ce qu'il est devenu, peut-être un gars bien...peut-être un petit chenapan ! quelle responsabilité pour les parents alors ! Nous n'avons certainement pas fait "tout bien" pour élever nos enfants, mais nous avons fait pour le mieux. Nous leur avons dit "non", nous leur avons dit "oui". Et c'est souvent plus difficile de dire "non" que d'accepter pour avoir la paix ! C'est plus fatigant et usant pour les nerfs...Mais si on explique, l'enfant comprend...

     

                           En désespoir de cause, on va légiférer...c'est reconnaître l'échec. Qu'on légifère sur les violences, sur la pédophilie, sur le martyr de certains enfants, j'approuve...Pour le reste, point n'est besoin d'une loi, le simple bon sens suffit, et surtout le désir de faire bien...Qu'on interdise les fouets, les martinets de mon enfance...trop violents, oui...Mais ne soyons pas ridicules....Il y a "d'autres chats à fouetter" !

     

                           

     

     

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  •                                       Une maman dévouée...

                       La coqueluche, cette maladie pratiquement à l'état de souvenir à notre époque grâce à la vaccination, sévissait beaucoup lorsque j'étais enfant (et même beaucoup plus tard, puisque mes enfants en avaient été atteints également...) Je ne sais de quand date la vaccination...années 1960 ? 1970 ?.

     

                       Cette maladie grave, contagieuse, était très pénible. Moi, j'en ai de mauvais souvenirs et pourtant, quelques-uns que je peux qualifier de bons ! Mon frère et moi l'avions attrapée alors que nous avions 5 et 6 ans environ. Nous toussions à qui mieux-mieux ! Quelle thérapie ? je ne m'en souviens plus très bien, mais il était préconisé de changer d'air, c'était presque indispensable... Nous habitions alors JUVISY en banlieue de PARIS et ma mère, pour nous faire changer d'air, nous emmenait tous les jours dans la forêt de Sénart, à DRAVEIL... Oui mais, à l'époque, il n'y avait pratiquement pas de voitures, très peu d'autobus et qui coûtaient cher ! Alors, courageusement, elle nous emmenait à pieds ! Il n'y avait "que" 5 kms environ ! Pour économiser nos petites jambes, elle nous faisait prendre le bus à la gare de Juvisy, jusqu'à Draveil...Encore pas mal de "trotte" à pieds ! Mais au bout...pique-nique, ma mère ayant emporté tout ce qu'il fallait, et le bon air assuré....Elle avait tout préparé, ne se plaignant jamais...Pour elle, il fallait le faire, alors....en avant ! Ce qui lui importait, c'était que cela "nous faisait du bien"....Nous avons fait cette expédition tous les jours, pendant environ deux mois, trouvant tout naturel ce que faisait notre mère, et nous rapportions de ces sorties un grand bonheur...Et aussi, la santé recrouvée....

    Se rend-on jamais bien compte des sacrifices de ses parents  ? Ce n'est pas de l'ingratitude...Ma mère ne se vantait pas de ce qu'elle faisait et nous, nous acceptions tout sans chercher à comprendre...

     

                        Cet épisode de ma jeune vie de jadis m'est revenu à l'esprit ce matin, en consultant un site ami sur lequel j'ai vu une carte postale représentant un chêne de la forêt de Sénart...Ce chêne âgé de 500 ans était...le nôtre ! celui de notre enfance...le chêne d'Antin ! Et voilà, c'était reparti pour les souvenirs !

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  •                                         Histoire courte....

                        Mais qui "disait bien ce qu'elle voulait dire" !

     

                        Mon plus jeune fils allait au Jardin d'enfants où il avait une petite camarade, Françoise, qu'il aimait bien. Un jour, il revient de l'école et il me dit sérieusement qu'il avait décidé que lorsqu'il serait grand, il se marierait avec Françoise ! Ils avaient décidé ça tous les deux...Ah bon...Et il croit bon d'ajouter :"Mais je lui ai dit qu'il ne faudrait pas qu'elle travaille,parce que, quand on est mariés on a des enfants et que ce n'est pas pratique quand la maman travaille" !!! Je trouvais qu'il avait un peu raison mais je lui ai expliqué que souvent, le papa et la maman étaient obligés de travailler tous les deux. Il a très bien compris ça...

     

                         Pourquoi s'est-il crû obligé d'ajouter "et je lui ai dit qu'il ne faudrait pas qu'elle crie, parce que je n'aime pas les femmes qui crient "... J'ai vraiment eu l'impression d'en prendre pour mon grade...Par le biais, je savais ce qu'il pensait de mes "énervements" ! Qu'on se le dise !...Mais c'était dit si gentiment, sans nommer personne, que je n'ai pu qu'en rire !

     

                         En résumé, il trouvait qu'une maman qui travaillait, ce n'était pas pratique (ce qui semble logique !) et il rêvait d'une femme qui ne crie pas ! Logique et rêve d'enfant font bon ménage.

     

                         Et moi, dans tout ça ? Je me suis un peu remise en question....

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  •                                        "Haro sur la fessée"...

                        C'est le titre d'un article que j'avais publié sur ce blog, le 18 juin 2008, il y aura bientôt deux ans ! Il était alors question de légiférer sur la fessée...Bon, j'ai honte, je n'ai pas changé d'avis, alors que j'ai lu hier que les "people" s'en mêlaient....Et le Conseil de l'Europe !

     

                         Fessée, tapes sur les mains : NON ! Envoyer au coin : OUI ! Il y va paraît-il de la dignité et du respect de l'enfant...Moi, je veux bien tout ce qu'on veut, mais, tout de même...Je pense en tout premier lieu qu'à notre époque, il y a bien d'autres questions plus graves à traiter en priorité. Si je suis pour le respect de la dignité de tout être humain, donc des enfants, je suis aussi, oh mais là à fond, pour le respect de la dignité des parents, des enseignants, des pompiers, des policiers...enfin de toux ceux qui essaient vainement de maintenir un semblant d'ordre et d'éduquer.

     

                         Est-il normal de voir des enfants taper sur leurs parents, agresser leurs camarades, leurs professeurs, les tenir pour moins que rien ? Là, je pense qu'il y aurait lieu de faire quelque chose. Que chaque personne déjà respecte son voisin, "l'autre" comme on dit souvent...Qu'il soit blanc, noir, jaune, beau, laid, handicapé, SDF...

     

                         Laissons les parents éduquer leurs enfants, comme c'était jadis et aidons-les dans ce sens. L'éducation commence auprès des tout petits, comme font les animaux...qui ne sont pas avares d'un coup de patte sur leur rejeton quand il ne fait pas bien ! La fessée, je parle là de la petite fessée et non pas de coups donnés sans discernement, la petite tape sur les mains...j'en ai reçu, j'en ai donné...devrais-je aller en prison ? Et les enfants pourront déposer une plainte ! mais c'est de la délation.

     

                         Si la fessée semble une atteinte à la dignité de l'enfant, que dire de l'envoi au coin ? Personnellement, j'étais infiniment plus vexée quand on m'expédiait au coin et qu'on ne m'adressait plus la parole ... cette mise au ban de la société ne me convenait pas du tout ...

     

                         Je pourrai défendre mon point de vue pendant des heures, ce que je ne veux pas. Je terminerai simplement par cette petite anecdote:

                         Je donnais facilement des tapes sur les mains (je n'ai jamais eu beaucoup de force dans les bras !). Un jour que je punissais mon plus jeune fils âgé de 4 ans environ, en tapant sur sa main à plusieurs reprises, il se met à rire aux éclats, un bon rire franc et il me dit "Maman, ce n'est pas parce que tu me tapes que je ris, mais si tu savais ce que tu peux être drôle quand tu fais ça" !!! C'était MA dignité qui était mise à rude épreuve !Si je l'avais mis au coin, fier comme il était, je ne crois pas que cela aurait été très bon...

     

                          Apprenons aux parents à éduquer leurs enfants. C'est leur rôle et c'est leur devoir...Mais au fait, il n'est pas question de devoir dans tout ça ! ce mot devient tellement désuet...

     

                        

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